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Ce volume contient, dans ses 1730 articles, l'inventaire sommaire de la série H en entier, comprenant les fonds des abbayes, des prieurés, des couvents et communautés, des ordres militaires religieux et des établissements hospitaliers qui existaient, avant 1790, dans l'étendue actuelle du département de l'Eure, ou qui, bien que n'y ayant pas leur siège principal, y possédaient des biens. Ces fonds, qui en 1848 étaient au nombre de 59, avaient atteint en 1870 le chiffre de 74. Ils s'élèvent aujourd'hui à 124 et se répartissent comme il suit : vingt abbayes d'hommes, dont 17 étaient situées sur le territoire actuel du département de l'Eure et 3 dans la Seine-Inférieure : 12 appartenaient à l'ordre de Saint-Benoît, 6 à l'ordre de Cîteaux, 1 à l'ordre de Saint-Augustin et 1 à l'ordre de Prémontré ; - quarante prieurés d'hommes ; - 2 couvents de Carmes, 1 de Capucins, 1 de Célestins, 2 de Chartreux, 6 de Cordeliers, 1 de Jacobins, 1 de Mathurins et 4 de Pénitents ; - huit abbayes de femmes, dont 7 étaient situées dans l'Eure et 1 dans la Seine-Inférieure : 6 appartenaient à l'ordre de Saint-Benoît et 2 à l'ordre de Cîteaux ; - 1 prieuré de l'ordre de Fontevrault ; - 1 couvent d'Annonciades, 2 d'Augustines, 7 de Bénédictines, 3 de Carmélites, 2 de Dominicaines, 1 de Franciscaines, 5 d'Ursulines, 2 Congrégations ; - trois commanderies de l'ordre de Malte : - douze établissements hospitaliers.
L'histoire d'institutions aussi nombreuses et d'un caractère aussi différent ne pourrait rentrer dans le cadre d'une introduction à l'inventaire sommaire des archives qu'elles ont laissées et qui ne représentent, malgré leur importance relative, qu'une faible partie de celles qu'elles possédaient autrefois. Il nous a paru intéressant toutefois de rappeler, en ce qui concerne les abbayes, la date de leur fondation ainsi que les noms de leurs fondateurs, de signaler l'intérêt des principaux fonds inventoriés et de mentionner les documents qui méritent d'attirer particulièrement l'attention par leur ancienneté ou par leur valeur intrinsèque.
Abbaye de Beaubec (diocèse de Rouen). - Fondée vers 1128 par Hugues II de Gournay. Le fonds des archives de l'Eure contient d'assez nombreuses donations anciennes, depuis la fin du XIIe siècle jusqu'au commencement du XIVe, assurant à l'abbaye des possessions dans la vallée de la Seine, sur les paroisses de Courcelles, de Port-Mort, de Notre-Dame-de-l'Isle et de Pressagny-l'Orgueilleux. Ces titres établissent notamment combien la culture de la vigne était florissante, à cette époque, dans cette région de la Normandie.
Abbaye du Bec (diocèse de Rouen). - Fondée en-1034 par Herluin ; établie d'abord à Bonneville (Bonneville-Aptot), puis transférée au Bec. On sait que le chartrier de la célèbre abbaye a été en grande partie dilapidé et dispersé. Des fragments des précieux cartulaires de l'abbaye, retrouvés feuillets par feuillets et recueillis aux archives de l'Eure, le prouvent suffisamment (H. 89-93). Les chartes originales du
Bec n'ont été conservées qu'en nombre relativement insignifiant. La plus ancienne est une donation de Hugues II de Montfort, de la fin du xie siècle (H. 54).
Abbaye de Bernay (diocèse de Lisieux). - Fondée vers l'an 1000 par Judith de Bretagne, femme de Richard IL duc de Normandie. Le fonds des archives de l'Eure renferme un certain nombre de chartes du xine siècle. Le titre le plus ancien est la donation de l'église de Bolbec à l'abbaye de Bernay, en 1061, datée de Lillebonne, en présence de Guillaume le Conquérant, de l'archevêque de Rouen et des évêques de Bayeux, de Lisieux, d'Avranches et d'Evreux (H. 123).
Abbaye de Bonport (diocèse d'Evreux). - Fondée en 1190 par une charte de Richard CSur de Lion datée du Château-Gaillard. Les chartes originales conservées aux archives de l'Eure remontent à la fin du XIIe siècle ; les plus anciennes, à date certaine, sont une vente de vignes sises à Mont-Magny, consentie au profit de l'abbaye en 1190 (H. 234), et une donation de Robert, comte de Meulan, en 1197. Parmi les autres documents intéressants on peut signaler un mandement du roi Louis IX adressé au châtelain du Vaudreuil, daté de Pont-Audemer en mars 1256 (H. 187), et un curieux petit carlulaire de la fin du XIVe siècle (cartulaire des pauvres de l'hospice de l'abbaye de Bonport (H. 181).
Abbaye du Breuil-Benoît (diocèse d'Evreux). - Fondée en 1137 par Foulques de Marcilly. Un petit nombre de documents, dont trois chartes du XIIIe siècle, sont parvenus aux archives de l'Eure.
Abbaye de Couches (diocèse d'Evreux). - Fondée en 1035 par Roger Ier de Tosny, fils de Raoul de Tosny. Fonds relativement peu important, si l'on excepte les fragments d'un cartulaire du xvne siècle, en grande partie détruit par l'humidité à une époque ancienne (H. 262).
Abbaye de Cormeilles (diocèse de Lisieux). - Fondée vers 1060 par Guillaume, fils d'Osberne. Les archives de l'Eure n'ont recueilli qu'un petit nombre de documents du XVIIe et du XVIIIe siècles.
Abbaye de Corneville (diocèse de Rouen). - L'abbaye.de Corneville a remplacé en 1180 un ancien prieuré fondé en 1143 par Gislebert de Corneville. Les archives n'ont conservé qu'un petit nombre de titres de date relativement récente. Les chartes anciennes ont été détruites par un incendie vers 1290, comme le prouve la charte de confirmation des biens de l'abbaye par Guillaume II de Flavacourt, archevêque de Rouen, dont une copie du XVIIe siècle est conservée sous la cote H. 270.
Abbaye de la Croix-Saint-Leufroi (diocèse d'Evreux). - L'origine de l'abbaye peut être attribuée à l'année 692, époque du passage de saint Ouen, bien qu'elle ne paraisse avoir été organisée que quelques années plus tard par son véritable fondateur, Leufroi. Les religieux, chassés par les invasions normandes, revinrent peu après et l'abbaye fut rétablie sur le même emplacement. Parmi les documents peu nombreux recueillis aux archives de l'Eure, il y a lieu de signaler la donation originale de Raoul de Tosny portant les signatures de Guillaume le Conquérant et de la reine Mathilde, dont la date se place entre 1071 et 1083 (H. 280).
Abbaye de l'Estrée (diocèse d'Évreux). - Fondée en 1144, sur le territoire de la commune actuelle de Muzy, par Rahier, seigneur de Muzy. Les titres originaux sont parvenus en nombre insignifiant aux archives de l'Eure. Mais un cartulaire de la fin du XVe siècle (H. 319) contient les transcriptions des principaux d'entre eux. On y trouve les titres de la fondation depuis 1144, des bulles des papes Eugène III (1147), Alexandre III (1164), Lucius III (1184), Innocent III (1204-1208), Honorius III (1219), Grégoire IX (1227), Urbain IV (1262-1264), Boniface VIII (1300), etc.
Abbaye de Fécamp (diocèse de Rouen). - L'abbaye de Fécamp, en tant qu'abbaye d'hommes soumise à la règle de Saint-Benoît, a succédé à un ancien monastère de femmes fondé en 658. On fait remonter sa fondation par Richard II, duc de Normandie, à l'année 1006. Le fonds des archives de l'Eure contient seulement un plan de la ferme de Heudebouville (H. 335).
Abbaye de Grestain (diocèse de Lisieux). - Fondée vers 1050 par Herluin de Conteville, qui avait épousé Harlette, mère de Guillaume le Conquérant. Le fonds des archives de l'Eure, relativement peu important, renferme quelques donations originales de la fin du XIIe siècle et du commencement du XIIIe, notamment une bulle du pape Célestin III, de 1197, confirmant à l'abbaye de Grestain la possession des églises de Grestain et de Honfleur (H. 336).
Abbaye de l'Isle-Dieu (diocèse de Rouen). - Fondée vers 1187 dans une île de l'Andelle, à Perruel, sous les auspices du roi d'Angleterre Henri II et de Gauthier de Coutances, archevêque de Rouen. Le fonds des archives de l'Eure contient d'assez nombreuses donations originales de la fin du XIIe et du XIIIe siècles. Il y a lieu de signaler la confirmation par Henri II des possessions de l'abbaye sises en Angleterre et en Normandie, dont la date se rapporte à une époque très rapprochée de la fondation du monastère.
Abbaye d'Ivry (diocèse d'Évreux). - Fondée vers 1071 par le comte Roger d'Ivry, échanson de Guillaume le Conquérant. Parmi les titres originaux conservés aux archives de l'Eure, on remarque une bulle d'Innocent IV, de 1253, et des chartes de Henry II, roi d'Angleterre (vers 1175), de Philippe-Auguste (1205) et de Marie deBrabant, reine de France (1304).
Abbaye de Lyre (diocèse d'Évreux). - Fondée vers 1046, par Guillaume, fils d'Osberne, sénéchal de Normandie. Le fonds des archives de l'Eure est important par Je nombre et par l'intérêt historique des documents qui nous ont été conservés. On doit citer notamment : la grande charte de Lyre, de l'année 1051 environ, souscrite par Guillaume le Conquérant et par Mathilde, sa femme, relatant les donations faites à l'abbaye par Guillaume, fils d'Osberne, comte de Hereford, son fondateur et par ses premiers bienfaiteurs ; une seconde donation de Guillaume, fils d'Osberne, portant la souscription du célèbre archevêque de Cantorbéry, Lanfranc (vers 1070) ; la confirmation par Henri II, roi d'Angleterre, des donations faites à l'abbaye tant en France qu'en Angleterre (H. 438) ; un registre des délibérations capitulaires, de 1676 à 1788 (H. 582) ; un plan général des bâtiments claustraux, de l'église des jardins et de l'enclos de l'abbaye, dressé par dom Miserey en 1759 (H. 470) ; un inventaire détaillé du chartrier de l'abbaye, de 1738, en quatre volumes in-folio (H. 587-590).
Abbaye de Mortemer (diocèse de Rouen). - Fondée en 1134 sur le territoire de Lisors par Alexandre, prieur de Beaumont près Etrépagny. Le fonds des archives de l'Eure comprend de nombreuses chartes originales du XIIe et du XIII siècles, parmi lesquelles il y a lieu de signaler la pancarte relatant les principales donations faites à l'abbaye dans la seconde moitié du xne siècle (H. 592). Malheureusement la plupart des chartes en parchemin sont dans un mauvais état de conservation.
Abbaye de la Noë (diocèse d'Evreux). - Fondée en 1144 sur le territoire de la Bonneville par Mathilde, fille de Henri Ier, roi d'Angleterre. D'assez nombreuses donations et confirmations originales de la fin du XIIe et du XIIIe siècles, dont la plus ancienne est de 1174, forment la partie principale du fonds des archives de l'Eure, qui, ont recueilli en outre quatre feuillets ou fragments de feuillets d'un cartulaire de l'abbaye, de la fin du XIIIe siècle (H. 705).
Abbaye de Saint-Ouen de Rouen. - Fondée, suivant l'opinion la plus accréditée, sous le règne de Clolaire Ier mort en 561. Les archives de l'Eure ne possèdent qu'une pièce: déclaration des biens appartenant à la mense abbatiale à Saint-Pierre-de-Bailleul et à Gasny (H. 708).
Abbaye de Saint-Pierre-de-Préaux (diocèse de Lisieux). - Cette abbaye, de fondation très ancienne, fut détruite par les invasions des Normands et reconstruite par Onfroi de Vieilles vers 1034. Le cartulaire de Saint-Pierre-de-Préaux, dont on trouvera une analyse développée sous la cote H. 711, est un des documents les plus précieux des archives de l'Eure. Son importance est d'autant plus grande que les titres originaux dont il contient la transcription n'ont été conservés qu'en très petit nombre.
Abbaye de Saint-Taurin d'Évreux. - Vraisemblablement fondée au commencement du VIIe siècle et, suivant l'opinion la plus probable, restaurée une première fois, après les invasions normandes, par Richard Ier, duc de Normandie, mort en 996, puis rebâtie au commencement du XIe siècle par Richard II, son fils, mort en 1026. Le fonds des archives de l'Eure est important et comprend un assez grand nombre de titres originaux du XIIIe siècle, deux précieux cartulaires, l'un de la fin du XIIIe et du XIVe siècles, l'autre du milieu du XIIIe siècle, qui suppléent à la perte de beaucoup de chartes anciennes (H. 793-794) ; un curieux plan sur parchemin, de 1578, où sont figurés l'abbaye et les quartiers de Pannette, de la Rochette, de Cambolle et du Valesme ; les registres des délibérations capitulaires, depuis 1642 jusqu'en 1758 (H. 809-810) ; un mémorial des faits survenus à l'abbaye au XVIIe et au XVIIIe siècles (H. 811).
Prieurés d'hommes. - Les fonds des prieurés sont aux archives de l'Eure d'importance très inégale. La plupart ne renferment que quelques pièces et n'ont donné la matière que d'un petit nombre d'articles. Quelques-uns méritent d'être plus particulièrement signalés pour l'intérêt qu'ils présentent. Tels sont : le prieuré de Beaumont-le-Roger, fondé à la fin du XIe siècle par Roger de Beaumont ; le prieuré de Croth, dont la fondation remonte à 1060 et dont le fonds renferme une bulle originale de Lucius III (1184 ou 1185) ; le prieuré des Deux-Amants, à Amfreville-sous-les-Monts ; le prieuré de Maupas, à
Capelles-les-Grands, fondé en 1216 ; le prieuré de Saint-Aubin-des-Fresnes, à Amfreville-la-Campagne, dont un intéressant cartulaire du xve siècle est conservé aux Archives ; le prieuré de Sausseuse, fondé en 1119 par Richard de Tilly, et dont le fonds, qui ne renferme pas moins de 154 pièces parchemin, contient des titres originaux depuis 1180.
Communautés d'hommes. - Les fonds des communautés d'hommes renferment en général des documents moins anciens et moins importants que ceux des abbayes et des prieurés, mais qui présentent un intérêt particulier à d'autres points de vue. Il y a lieu de citer notamment : le couvent des Carmes de la Garde-Châtel, dont le fonds contient les copies anciennes et complètes des titres de sa fondation (H. 1059) ; celui de la Chartreuse de Bourbon-lès-Gaillon, qui renferme quelques titres originaux remontant à la fin du XIIe siècle, des terriers du xvne et du xvnr3 siècles, des plans et des dessins d'un haut intérêt (H. 1081-1083) et un cartulaire (H. 1144), en partie de la fin du XVIe siècle, en partie du commencement du XVIIIe siècle, qui permet à lui seul de reconstituer l'histoire de la célèbre Chartreuse fondée par le cardinal de Bourbon. D'autre part, on remarquera l'intérêt qui s'attache aux registres de comptes et aux mémoriaux des ordres religieux mendiants. Ces documents fournissent des indications exactes et souvent pittoresques sur la vie intime et sur l'organisation intérieure des couvents de jacobins, de cordeliers et de pénitents établis sur le territoire qui a formé le département de l'Eure.
Abbaye de Fontaine-Guérard (diocèse de Rouen). - On a émis plusieurs opinions sur la date de fondation de l'abbaye de Fontaine-Guérard : 1135 suivant la Neustria Pia ; vers 1198, suivant la Gallia Christiana. Il résulte du texte même du titre de fondation, égaré avant la revision de la série H dans le fonds de l'abbaye de Lyre où le classement opéré en 1888 a permis de le retrouver, que l'abbaye de Fontaine-Guérard a été fondée entre 1184 et 1190 par Robert aux Blanches Mains, comte de Leycester. Outre ce document précieux, le fonds des archives de l'Eure possède, en originaux ou en copies, un grand nombre de titres de propriété, dont 247 en parchemin, des biens et des revenus qui appartenaient à l'abbaye dans plus de quarante paroisses.
Abbaye du Neubourg (diocèse d'Évreux). - Fondée par lettres patentes de Louis XIII en 1637 et confirmée en 1639 par une bulle d'Urbain VIII. Dotée et protégée par la famille seigneuriale du Neubourg, l'abbaye prospéra rapidement, puisqu'en 1692 elle comprenait trente religieuses, deux tourières et huit domestiques (H. 1300). Le fonds recueilli aux archives de l'Eure ne renferme qu'un petit nombre de documents.
Abbaye de Saint-Amand de Rouen. - Fondée vers 1040 parle vicomte Goscelin et par Emmeline, sa femme. Une seule pièce, extrait collationné d'une déclaration des biens, de 1675, est parvenue aux archives de l'Eure.
Abbaye de Saint-Léger-de-Préaux (diocèse de Lisieux). - Fondée vers 1040 par Onfroi de Vieilles et sa femme. Aubrée sur la paroisse Saint-Michel-de-Préaux. Une partie seulement des documents que possédait le chartrier de l'abbaye est parvenue aux archives de l'Eure. Les plus anciens titres originaux, d'ailleurs peu nombreux, ne sont pas antérieurs au XIIIe siècle.
Abbayes de Saint-Nicolas de Verneuil et de N.-D. de Pacy (diocèse d'Évreux). - L'abbaye de Pacy fut fondée en 1637 par François-Alexandre d'Albret et son église consacrée par François de Péricard, évêque d'Évreux, le 28 mars 1638. Elle fut réunie en 1739 à l'abbaye de Saint-Nicolas de Verneuil. Les bénédictines de Verneuil avaient été établies en 1627 par Charlotte d'Hautemer, veuve de Pierre Rouxel de Médavy, et leur couvent fut érigé en abbaye en 1633. Vers 1660, les bénédictines de Saint-Nicolas de Verneuil étaient " au nombre de quarante-cinq pauvres religieuses " (H. 1336).
Abbaye de Saint-Sauveur d'Évreux. - Fondée vers 1060 par Richard, comte d'Évreux, reconstruite et transférée à la fin du XIIe siècle sur l'emplacement qu'elle a occupé jusqu'à la Révolution. Le fonds conservé aux archives de l'Eure est relativement important et comprend de nombreux titres originaux depuis la fin du XIIe siècle.
Abbaye du Trésor (diocèse de Rouen). - Fondée en janvier 1227 (a. s.) sur le territoire de Bus-Saint-Rémy par Raoul du Bus. Le fonds des archives de l'Eure, qui ne renferme pas moins de 230 pièces parchemin et de 900 pièces papier, contient, outre le titre original de fondation (H. 1366), de nombreuses chartes originales du XIIIe siècle et un inventaire détaillé du chartrier de l'abbaye, de 1760 (H. 4418).
Prieuré de Chaise-Dieu. - Fondé au XIIe siècle. Les titres originaux sont peu nombreux aux archives de l'Eure et ne sont pas antérieurs à 1209. Un cartulaire du XVIIe siècle a conservé la transcription des principales chartes, du XIIe et du XIIIe siècles, que renfermait le chartrier du prieuré.
Couvents et communautés de femmes. - La plupart de ces fonds ne sont représentés aux archives de l'Eure que par un petit nombre de pièces. Les plus importants sont ceux des Annonciades de Gisors, des
Bénédictines d'Andely, des Ursulines d'Andely, d'Évreux et de Gisors.
Ordres militaires religieux. - Des trois commanderies représentées aux archives de l'Eure, celle de Saint-Étienne-de-Renneville a laissé les plus nombreux documents, la plupart dans un mauvais état de conservation et de date relativement récente, les chartes anciennes étant conservées aux Archives nationales à Paris. Cette dernière observation s'applique également aux commanderies de Bourgoult et de Chanu.
Hospices. - Les anciens établissements hospitaliers, existant sur le territoire du département de l'Eure, ont en général conservé leurs chartriers. Aussi les fonds des hospices sont peu importants et ne comprennent que quelques pièces recueillies par hasard aux Archives départementales.
Informations sur le traitement
GEORGES BOURBON, Archiviste de l'Eure.
Informations sur la descriptionEvreux, le 23 novembre 1892.
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Description physique
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Fol. 154-165. – Titres de propriété de terres et de rentes données aux religieux de Saint-Taurin ou acquises par eux et situées dans la paroisse Saint-Jean de-Morsent (1250-1314) ; – donation à l'abbaye par Godeheude, dame de Fumechon, de son droit de patronage de l'église Saint-Jean-de-Morsent (1274) ; – décret d'union des églises Saint-Jean et Notre-Dame de Morsent par Philippe 1er de Chaource, évèque d'Évreux. L'évêque déclare opérer cette union, parce que les revenus restreints de chacune de ces églises ne suffisaient pas à l'entretien d'un curé distinct. La réunion est effectuée du consentement des patrons (Jean de Sassey, chevalier, pour l'église Notre-Dame, et l'abbaye de Saint-Taurin pour l'église Saint-Jean), qui auront le droit de présenter alternativement à la nouvelle cure de Morsent (1276).
Fol. 166-167. – Sentence arbitrale prononcée par l'abbé de la Trappe et par les prieurs de la Trappe et de Saint-Laurent, juges délégués par le pape, pour trancher le différend soulevé entre l'abbaye de Saint-Taurin, d'une part, et Henri, seigneur de Sassey, d'autre part. Le seigneur de Sassey, en compensation de sa renonciation pure et simple aux prétentions qu'il avait élevées, aura droit à la dîme du chaume que les religieux de Saint-Taurin lui abandonnent, mais il devra procurer à ceux-ci une grange convenable et suffisante pour abriter leurs dîmes (1227) ; – vente à l'abbaye par Jean, seigneur de Sassey, de la dîme du chaume de la paroisse de Sassey à laquelle il avait droit sous l'obligation de fournir une grange dîmeresse aux religieux de Saint-Taurin, pour le prix de 40 livres tournois. Jean de Sassey accorde en outre aux religieux l'autorisation d'acheter ou de construire une grange dans l'étendue de son fief (1266).
Fol. 168-171. – Titres de propriété de terres et de rentes ayant appartenu à l'abbaye dans les paroisses de Bérengeville-la-Rivière, de Saint-Laout, de la Bonneville et d'Ormes.
Fol. 172-179. – Enquête par témoins sur les prétentions élevées à l'encontre des religieux de Saint-Taurin par Robert d'Harcourt, seigneur du Tilleul-Othon. « Vechi ceu que misire Raol de Harecourt, segneur du Teilleul qui ne dort, entent à prouver contre hommes religieux l'abbé et le convent de Saint-Taurin d'Évreux : premièrement, que les devant diz religieux sont tenus audit Raol, segneur de Teilleul, et à ceux qui en la compagnie d'iceli seroient ou vendroient ou compagnie li feroient, fust à pié, fust à cheval, recevoir honorablement et amenistrer lour des biens de lour abbeie tout ce que il lour convendrait en boire et en mangier souffizaument toutes les foiz que il yroi t à Evreux et tant comme il li pleroit à demourer ; derechief, que il deit avoir un palefrey ou un cheval et un vallet à garder ley as despens de l'abbeie, séjournant tant comme il li plaira ; derechief, que il sont tenus à ly chascun an à Pasques en une.sele noeve à chevauchier ou XXV sous tournois pour la value de la dite sele ; derechief, que les diz religieux sont tenuz recevoir en lour abbaie, chascun an une fiée, par un jour, quatre de ses hommes ainsneiz du Tellieul et trouver lour despens convenables des biens de lour abbaie en boire et en mengier par iceli jour ; derechief, que les dis religieux sont tenuz les devant diz quatre ainsneiz du Teilleul et le prevost et le serjant du Teilleul recevoir en lour abbaie toutes les foiz que les foires seront à Evreux et tant comme il demourront durans lez foires et trouver lour boire et mangier souffizamment des biens de lour abbeie ; et toutes lez choses demande il à avoir en lour abbeie comme segneur de Teilleul pour la raison des diesmes que il ont en son fié... » (s. d. vers 1289) ; – sentence arbitrale prononcée par Mathieu des Essarts, chantre d'Évreux, pour trancher le différend pendant entre l'abbaye, d'une part, et Raoul d'Harcourl, archidiacre d'Eu dans l'église de Rouen et seigneur du Tilleul-Othon, d'autre part. La sentence décide que les religieux de Saint-Taurin jouiront désormais librement des dîmes leur appartenant dans la paroisse du Tilleul-Othon, sans que le seigneur puisse exiger d'eux aucun service. Cette sentence est confirmée par Raoul d'Harcourt et par J ean, seigneur d'Harcourt, son frère (1293) ; – confirmation par Robert d'Harcourt, prêtre, seigneur du Mesnilote, des droits de dîmes que possédait l'abbaye sur le fief du Mesnilote (1338). En présence de Raoul d'Harcourt, seigneur de Carentonne, de Jean de Maule, avocat à ÉvreuxTde Jean du Moustier, écuyer, de Pierre-Marie et de Simon de Venois, bourgeois d'Évreux).
Fol. 180. – (En blanc.)
Fol. 181-197. – Contrats de vente et de donation à l'abbaye de terres et de rentes situées ou assignées dans la paroisse de la Sôgne (vers 1200-1334) ; – renonciation par Robert de Courtenay, bouteiller de France et seigneur de Nonancourt, avec le consentement de Jean de Courtenay, son fils aîné, chevalier, aux droits d'aides aux quatre cas qu'il percevait sur les hommes de l'abbaye habitant la Sôgne (1237). Confirmation de la renonciation précédente par Robert de Courtenay, clerc, seigneur de Nonancourt, fils dudit Rcbert de Courtenay et frère puîné de Jean de Courtenay (1243) ; – procès-verbal d'estimation et de remise à l'abbaye, moyennant le payement de la rente à laquelle ils étaient estimés, des biens saisis sur plusieurs habitants de la Sôgne, tenanciers des religieux de Saint-Taurin, comme cautionnement des sommes dues par eux à Louis de France, comte d'Évreux, pour prix d'achat de bois dans la forêt d'Évreux (1316) ; – donation à l'abbaye par Pierre des Minières, chevalier, seigneur de Corneuil, de trois acres de terre sises à Champ-Dominel (1303).
Fol. 198. – (En blanc.)
Fol. 199-200. – Vente à l'abbaye par Guillaume de Tenray, chevalier, et Jacqueline, sa femme, de la paroisse de Grossœuvre, des dîmes qu'ils possédaient dans la paroisse de Thomer, pour le prix de 180 livres tournois (1316) ; – id., par Etienne du Cormier, autrement dit Tierri, écuyer, seigneur en partie de Thomer, de ses dîmes dans la même paroisse, pour le prix de 300 livres tournois (1317) ; – confirmation des deux contrats de vente ci-dessus par Guy Mauvoisin, écuyer, seigneur de Saint-André et de Garennes (1318) ; – quittance délivrée aux religieux de Saint-Taurin par Ève dTvry, dame de Saint-André, de la somme de 46 livres tournois qui lui était due à cause de la vente consentie à l'abbaye par Etienne du Cormier (1319).
Fol. 201. – (En blanc.).
Fol. 202. – Vente à l'abbaye par Jean Lesmerey, d'Avrilly, d'une maison sise à Avrilly, pour le prix de 40 livres tournois (1336).
Fol. 203-204. – (En blanc.).
Fol. 205-215. – Titres de propriété de terres et de rentes situées ou assignées dans la paroisse de Quessigny et ayant appartenu à l'abbaye (1236-1326) ; – sentence arbitrale prononcée par Foulques de Surcy, curé de Hardencourt, dans le différend pendant entre Heuderius de Pacy, clerc, d'une part, et les tenanciers de l'abbaye de Saint-Taurin habitant Quessigny, d'autre part, au sujet de la banalité du moulin à foulon de Pacy. La sentence décide que les tenanciers de l'abbaye ne seront pas tenus à l'avenir d'aller fouler leurs draps de laine audit moulin (1307).
Fol. 216. – (En blanc.).
Fol. 217-219. – Contrats de ventes et sentences arbitrales concernant les dîmes et les revenus de l'abbaye à Grossœuvre (1232-1314) ; – fondation de la chapelle du château de Grossœuvre par Henri, chevalier, fauconnier du Roi et châtelain de Gaillard, Amicie, dame de Grossœuvre, sa femme, Simon de l'Aunay, Guillaume d'Aubergenville et Jean Pêcheveron (1244).
Fol. 220. – « Cy après ensuivent les cures et bénéfices qui sont en la présentation de Saint-Taurin d'Évreux. ».
Fol. 221. – (En blanc.).
Fol. 222-224. – Donations à l'abbaye de rentes assignées à Marcilly-la-Campagne par Gohier de l'Aunay (1233) et par Pierre de Marcilly (1227), chevaliers ; – transaction entre l'abbaye, d'une part, et Foulques de Marcilly, chevalier, d'autre part, au sujet des droits d'usage des religieux de Saint-Taurin dans les bois dudit Foulques de Marcilly (1226) ; –donation à l'abbaye par Philippe de l'Aunay, chevalier, avec le consentement de Gohier et de Guy, ses fils, d'un droit, vulgairement appelé charité, que le donateur percevait aux foires de Saint-Laurent-des-Bois (1211) ; – transaction passée entre l'abbaye, d'une part, le maire et les habitants de Nonancourt, d'autre part, au sujet des foires de Saint-Laurent-des-Bois (1290. Transcrite dans le Petit cartulaire, H. 793, fol. 104 verso).
Fol. 225-227. – Donation à l'abbaye par Robert de Neuilly.de douze arpents de terre à la Forêt-du-Parc (1208) ; – accords et transactions au sujet des dîmes de la Forêt-du Parc appartenant.à l'abbaye (1228-1276) ; – vente à l'abbaye par Bertrand Foliot, de la Forêt-du-Parc, d'une rente de six pains et huit pots de vin, pour le prix de 15 sous tournois (1309).
Fol. 228-232. – Contrats de vente à l'abbaye de terres ou de rentes situées ou assignées dans la paroisse de Cissey (1309-1312) ; – renonciation au profit de l'abbaye par Robert de Villez, seigneur de Villez et de Bérou, à ses prétentions au droit de patronage de l'église de Bérou (1318) ; – donation à l'abbaye par Luc, évêque d'Évreux, de la troisième gerbe de dîme de la paroisse de Cissey, qui appartenait a la cure et à la vicairie de ladite paroisse, et d'une rente de 7 livres assignée sur la vicairie de Notre-Dame de Caudebec (1215).
Fol. 233-252. – Titres de propriété de pièces de vigne et de rentes en vin blanc, en vin rouge et en argent, ayant appartenu à l'abbaye sur le territoire de Longueville, à Saint Marcel, à Saint-Just, à Saint-Pierre-d'Autils et aux environs (vers 1200-1330) ; – confirmation par Richard de Saint-Éloi, chevalier, fils de Simon, de deux parts des dîmes de son clos de Pressagny qui avaient été données à l'abbaye par ses ancêtres (1208) ; – donation à l'abbaye par Guillaume Havard, chevalier, de toutes les dîmes qu'il possédait à Longueville, dans la paroisse Saint-Marcel (1219) ; – jugement rendu aux assises de Vernon par Jean de la Ruele, « baillif madame la reyne Marguerite », pour trancher le différend soulevé entre l'abbaye de Saint-Taurin, d'une part, et les religieuses de l'Hôtel-Dieu de Vernon, d'autre part, au sujet de la jouissance d'une rente de 6 sous parisis et un chapon assignée sur une pièce de vigne située à Saint-Marcel-de-Longueville (1295) ; – legs d'une rente d'un tonneau de vin, assignée sur une vigne à Saint-Pierre-d'Autils, fait à l'abbaye par Foulques, curé de Hardencourt (1238) ; confirmé en 1239 par Raoul de Surcy, écuyer ; – donation à l'abbaye par Jeanne, veuve de Geoffroi Le Danois, habitant la paroisse du Pont-de-l'Arche, de tous les biens qu'elle possédait dans la paroisse de Saint-Pierre-d'Autils (1330).
Fol. 253-262. – Donations et ventes à l'abbaye de terres et de rentes situées ou assignées à Grimonval, paroisse d'Écos, à Pacy, à Croisy et au Plessis-Hébert (vers 1200-1274) ; – renonciation au profit de l'abbaye par Renaud de Trie, chevalier, seigneur de Croisy, à ses prétentions au droit de patronage de l'église de Croisy (1229) ; – enquête par témoins sur les droits respectifs de l'abbaye de Saint-Taurin et de l'abbaye de la Croix-Saint-Leufroi aux dîmes de certaines terres de la paroisse de Croisy (1277).
Fol. 263-289. – Sentence arbitrale prononcée par le chantre de Rouen et par le prieur du Mont-aux-Lépreux pour trancher le différend soulevé entre l'abbaye de Saint-Taurin, d'une part, Robert, clerc, de Louviers, et Thomas, son frère, d'autre part, au sujet du droit de présentation à l'église de Louviers (1208) ; – contrats de vente, passés entre particuliers, de terres et de rentes.situées ou assignées à Louviers, dans le fief de l'abbaye (XVIIIe siècle) ; – renonciation par Robert, clerc, de Louviers, entre les mains de Rotrou de Beaumont, évêque d'Évreux, à une rente de 10 sous qu'il percevait induement des religieux de Saint-Taurin, et remise de cette rente à Ranulphe, abbé de Saint-Taurin (s. d. 1159-1165). En présence de Guillaume, doyen d'Évreux, d'Hugues de Chambines, chantre, de Richard Commin, archidiacre, de Robert, prieur de Saint-Taurin, etc. ; – accord entre l'abbaye, d'une part, et Raoul II de Cierrey, évêque.d'Évreux, d'autre part, au sujet du droit de procuration que ce dernier prétendait exiger des religieux de Saint-Taurin, à cause de leur manoir de Louviers. L'évêque déclare renoncer à ses prétentions moyennant la constitution à son profit par l'abbaye d'une rente annuelle de quatre livres (1239) ; – reconnaissance par le bailli de l'archevêque de Rouen, des droits d'usage des religieux de Saint-Taurin dans la forêt de Louviers. Ces droits, dont une enquête par témoins avait démontré le bien-fondé étaient les suiyants : « c'est assavoir, de hébergier, de refaire lour moulin et lour écluses sanz amende, et un fou et hestre à ardoir, par un setier de fourment de rente chascun an à Noël » (1288) ; – ventes et donations à l'abbaye de terres et de rentes situées ou assignées à Louviers (XIIIe siècle).
Fol. 290-292. – (En blanc.).
Fol. 293-296. – Titres de propriété des biens possédés par l'abbaye à Caudebec (1206-1259).
Fol. 297. – Donations à l'abbaye par Robert (IV), comte de Meulent, de terres et de droits d'usage dans sa forêt de Brotonne, etc. (1203. Cf. Petit cartulaire, H. 793, fol, 62).
Fol. 298. – (En blanc.).
Fol. 299-311. – Bail à fieffe passé par l'abbaye à Martin, fils de Gautier Asson, de Mantes, de tout ce que les religieux de Saint-Taurin possédaient à Ménerville et dans le fief de Campigny, moyennant le payement d'une somme de 160 livres tournois et une rente annuelle de 100 sous (1217). Procédures et transaction concernant les difficultés survenues entre l'abbaye et ledit Martin Asson au sujet de l'exécution du contrat précédent (1226-1281) ; – poursuites et saisies exercées à la requête de Jacques de la Noë, chevalier, garde des foires de Champagne et de Brie, à l'encontre de Martin Asson, fils de Raoul Asson seigneur de Ménerville, débiteur envers « Andreu Pierre, marcheant, de Siène, et ses compagnons », d'une somme de « sis vins et quinze livres tournois petis que il lour doit du cours de la foire de Lagny-sur-Marne l'an mil trois cens vint et nuef » (1331) ; – lettres d'amortissement accordées aux religieux de Saint-Taurin par Guy Mauvoisin, chevalier, seigneur de Rosny et de Vetheuil, pour une rente d'environ trois muids de sel, assignée sur le pontage de Mantes, dans le fief dudit Guy Mauvoisin, et acquise par l'abbaye (1335).
Fol. 312-313. – Procès-verbal de consécration des autels de la chapelle abbatiale de Saint-Taurin, située « in fine ecclesie, in parte dextra, versus meridiem », de réconciliation de l'église Saint-Taurin et de consécration des cinq autels récemment placés dans la nef de l'église. Cette consécration fut faite par Guillaume Dupuis, évêque de Thessalonique, suppléant Ambroise Le Veneur, évêque d'Évreux, en présence de Jean Le Grand, abbé de Saint-Taurin, et de Jean Férey, abbé de la Noë (13 juin 1532).
Fol. 314. – (En blanc.).
Fol. 315. – Donation à l'abbaye par Etienne Lequeu, trésorier et chanoine en l'église Notre-Dame de Coutances, de tout ce qu'il possédait dans la paroisse d'Hécourt « en herbergement, en jardins, en vignes, en preis et en toutes autres choses, quelesque elles soient » (1330).
Fol. 316-317. – (En blanc.).
Fol. 318. – Vente à l'abbaye par Robert de Bailleul d'une pièce de vigne contenant trois arpents, sise à Breuilpont, pour le prix de 31 livres parisis (1336).
Fol. 319-322. – Bulle de confirmation par le pape Innocent IV des biens et des possessions de l'abbaye (Latran. Le 10 des calendes d'avril, la onzième année du pontificat [1254]).
Fol. 323-340. – Contrats de vente entre particuliers et d'acquisition par l'abbaye de terres et de rentes situées ou assignées à Périers en Cotentin et à Millières (XIIIe siècle) ; – remise à l'abbaye, par l'entremise de Richard II de Bohon, évêque de Coutances.de l'église Saint-Étienne de Millières que Richard de Millières et Guillaume, son frère, reconnaissaient avoir possédée injustement (1154) ; – réception par Guillaume 1er de Tournebu, évêque de Coutances, de Robert Le Neveu, prêtre, présenté à l'église de Vaudrimesnil par l'abbaye Saint-Taurin (1198) ; – renonciation au profit de l'abbaye par Gilbert Toupelin, curé de Millières, à tous ses droits sur un étang ou vivier situé entre la paroisse de Millières et celle de Périers (1240) ; – collation par Jean 1er d'Essey, évêque de Coutances, de la vicairie de Périers, vacante par.suite du décès d'Alain, prêtre, dernier titulaire, à la présentation de l'abbaye de Saint-Taurin, en faveur de Nicolas « Peille Villain », son chapelain (1274) ; – reconnaissance par Robert Busquet, bailli de Cotentin, du droit de patronage appartenant à l'abbaye sur l'église de Périers, droit qu'il avait contesté au nom du Roi après le décès de Pierre Quenestel, dernier curé (1315) ; – bail à fieffe passé par l'abbaye à Jaquette, fille de Richard Taurin, de la paroisse de Millières, d'un clos appelé le clos de la Sauvagerie, sis à Millières, moyennant une rente annuelle de deux boisseaux et demi de froment, un pain et une geline (
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