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Résultat n°1

Titres des fondations faites au profit du couvent des Mathurins de Gisors par Jean Bochard de Champigny et Marguerite Le Charron, sa femme. – «... Messire Jean Bochart, chevalier, conseiller du Roy nostre Sire en ses Conseils d'Estat et privé, seigneur de Champigny, Norroy et Boconviller et autres lieux, terres et seigneuries, demeurant en son chasteau audit Boconviller, et dame Margueritte Le Charron, son espouse, pour le grand zèle et dévotion qu'ils ont dit avoir en l'église et couvent de Notre-Dame de Liesse lez Gisors, et spéciallement que leur intention est d'estre premiers fondateurs dudit couvent, donnent aux vénérables et dévots religieux et couvent de l'église Notre-Dame de Liesse lez ledit Gisors la somme de cinq cens livres tournois de rente annuelle et perpétuelle », assignée spécialement sur leur terre de Bouconvillers, à la charge que lesdils seigneur et dame de Champigny ont voulu et désiré que leur inhumation et sépulture et de leurs enfans soit dans ladicte église Notre-Dame de Liesse, en laquelle église ils pourront faire bastir une chapelle, sy bon leur semble, et dans laquelle ils seront inhumez... » (1630) ; – confirmation par Jean Bochard fils, écuyer, sieur de Bouconvilliers, de la donation précédente et d'une autre donation de 15 arpents trois quartiers sept perches de terre sis au terroir dudit Bouconvilliers, également faite au profit des Mathurins de Gisors par Jean Bochard de Champigny et Marguerite Le Charron, ses père et mère, par contrat du 10 mai 1638 (1638) ; – acte capitulaire, signé du ministre et des religieux du couvent de Notre-Dame-de-Liesse de Gisors, reconnaissant la qualité de premiers fondateurs du couvent à Jean Bochard de Champigny, à Marguerite Le Charron, sa femme, et à Jean Bochard de Champigny, leur fils :... Nous reconnaissons haut et puissant seigneur messire Jean Bochart, chevalier, conseiller du Roy en ses Conseils d'Estat et maistre des Requestes de son Hostel, seigneur de Champigny, Norroy, Bouconvilliers et autres lieux, pour premier et principal fondateur dudit couvent, luy et sa postérité, comme légitime successeur des droits de feu mondict seigneur de Champigni, son père, lequel a esté reconnu premier fondateur dudict couvent par acte passé devant Jean de Landres, notaire à Chaumont, le vingtiesme jour d'octobre 1630, et pour plus ample reconnaissance nous placerons les armes de nosdits Seigneurs fondateurs en lieu éminent de l'église... » (1647).

Date

1619-1668

Cote

H1174

Résultat n°2

Quittances, extraits de rôles, mandements, contraintes et requêtes en décharge concernant les décimes et autres impositions des Mathurins de Gisors. « Messieurs le lieutenant général, le lieutenant criminel, prevost, président, bourgeois et habitans de la ville et comté de Gisors, supplient humblement les religieux de la Sainte-Trinité, rédemption des captifs du couvent de Nostre-Dame-de-Liesse lez Gisors, vous remonstrant que sur le bruit d'une nouvelle imposition sur les habitans, bourgeois et autres pour le remboursement et acquit des dectes de la ville, on menace les supplians de les imposer sans distinction d'immunitez ny de privilèges, ce qui les oblige d'avoir recours à vous pour vous faire connoistre ou plus tost vous faire ressouvenir qu'en premier lieu Messieurs vos ancestres, vous-même et toute la ville les ont receus comme mendiants et questeurs, ce qu'ils ont exercé dans la ville et ailleurs pendant plusieurs années, n'ayant interrompu leur queste que depuis quelque temps : ainsy leur mendicité receue, permise et tolérée les redime de la crainte d'estre imposez ; qu'en second lieu les supplians ne sont ny habitants ny demeurans dans laditte ville de Gisors, mais seulement compris dans les escarts et qu'ils doivent conséquemment jouir des mêmes privilèges que le Boisgiloud et autres escarts non compris dans l'imposition à faire ; qu'en troisième lieu vous sçavez tous en général et en particulier que tous les biens et facultez des supplians sont divisez par leur règle et statuts en trois égales portions, sçavoir : l'une pour les captifs, et que les deux autres sont plusqu'insufisantes pour la subsistance des religieux et pour la réparation de leurs édifices et de leur église ruinée, estayée et dans un estat si déplorable qu'elle demande plus tost la continuation de vos charitez que la surcharge prétendue dont elle sollicite aujourd'huy l'anéantissement envers vostre piété et voslre zèle pour le culte de Dieu et de la Sainte-Vierge... ».

Date

1658-1746

Cote

H1176