Toutes les ressources Evreux (Chapitre d') 14 résultats (14ms)

Plessis-Grohan (Le).

H1359 , XIIe siècle , Evreux (Abbayes) : Sauveur (abbaye) ; Evreux (Chapitre d') ; Plessis-Grohan (Le)  

Renonciation par Gautier du Port, chanoine d'Évreux, au profit de l'abbaye de Saint-Sauveur, à tous les droits de dîmes qu'il avait prétendu appartenir à son église du Plessis-Grohan. Cette renonciation est faite devant Sanson, abbé de Saint-Ouen, Gautier de Saint-Valéry, archidiacre, et Roger, chanoine de Rouen, constitués en tribunal sur l'ordre du pape Célestin III pour juger le différend soulevé au sujet de ces dîmes entre ledit Gautier du Port et l'abbaye, (s d. 1187-1190).

Contexte :
Ordres religieux de femmes > Abbaye de Saint-Sauveur d'Évreux (Ordre de Saint-Benoît)

Bois de l'abbaye.

H282 , 1286-1673 , Acquigny ; Cailly-sur-Eure ; Conches, Abbaye de Saint-Pierre et Saint-Paul-de-Castillon-les-Conches ; Croix-Saint-Leufroy (La), abbaye ; Evreux (Chapitre d') ; Renard (le bois), sis à Cailly ; Ricamartin (les bois), sis à Cailly ; Vaumorin (Les Bois), sis à Cailly  

Accord entre l'abbaye de Conches et l'abbaye de la Croix-Saint-Leu-froi, faisant choix de Pierre de Platano, chanoine d'Évreux, en qualité d'arbitre chargé de trancher le différend soulevé entre les deux abbayes au sujet de leurs droits respectifs sur le bois appartenant à l'abbaye de la Croix à Cailly (1386) ; sentence arbitrale prononcée par Pierre de Platano, chanoine d'Évreux, arbitre désigné en vertu de l'accord précédent : les religieux de la Croix sont condamnés à payer a ceux de Conches une somme de 15 livres tournois ; en retour, ils sont déchargés du droit prétendu par l'abbaye de Conches de prendre dans leur bois de Cailly le bois nécessaire à la réparation du gord que lesdits religieux de Conches possédaient à Acquigny (1288) ; — « factum pour messieurs les abbé et religieux de l'abbaye de la Croix-Saint-Leufroy contre monsieur le procureur du Roy de la commission des droits de tiers et danger des bois, prétendant y assujetir ceux de ladicte abbaye, quoique de tous temps immémorial en ayent esté exempts... Ce factum a été dressé par Monsieur Marin, religieux de ladite abbaye, docteur en théologie de la faculté de Paris et prieur de Venables, le 24 avril 1673 ». Ce mémoire, où sont discutées la validité et l'interprétation des titres de donation sur lesquels s'appuyait l'abbaye, concerne « le Bois Renard, contenant 35 acres moins 5 perches » sis à Cailly, et les bois « dits Ricamartin et Vaumorin, situés deçà la rivière d'Eure ».

Contexte :
Ordres religieux d'hommes > Abbaye de la Croix-Saint-Leufroi (Ordre de Saint-Benoît)

Enquête par témoins faite, sur l'ordre du pape Célestin III, par Sanson, abbé de Saint-Ouen de Rouen, Gautier de Saint-Valéry, archidiacre, et Roger Le Normand, chanoine de Rouen, au sujet du tiers des dîmes de la Queue-Blanchard, objet d'un différend soulevé entre Gautier du Port, d'une part, et Cécile, abbesse de Saint-Sauveur d'Évreux, d'autre part (s. d. 1187-1190) ; – compromis passé entre Nicolas d'Auteuil, évêque d'Évreux, d'une part, et les religieuses de l'abbaye de Saint-Sauveur, d'autre part, au sujet de la jouissance des dîmes novales des essarts de la Queue-Blanchard. Les parties déclarent s'en remettre à la décision de Guillaume Pierre, chanoine d'Évreux, et de Martin de Vannecrocq, doyen de Bourg-theroulde, arbitres choisis par elles d'un commun accord (1290) ; – extraits de titres, mémoires, notes et quittances concernant les droits de l'abbaye de Saint-Sauveur à la jouissance des dimes des ventes de bois de la forêt d'Évreux et de ses dépendances (XVIe-XVIIIe siècles) : « il appert par les Chartres, tiltres, privilèges et enseignements portez par les religieuse abbesse et couvent de Sainct-Sauveur d'Évreux qu'elles ont droict d'avoir et prendre les dixmes des ventes des boys de la verderie de Gravigny, comme des circonstances et deppendences de la forest d'Évreux... Item, que audit temps (ancien) la forest à présent dicte la forest d'Évreux, mesmes la Hayes Le Conte et Richer et aussy les boys de la verderie de Gravigny, autrement nommez la forest de Gravigny, avec les circonstances et deppendences desdits boys et foretz n'estoient que une mesme et seulle forest gardée par ung seul verdier ; item, que d'icelle totalle forest a esté du depuis démembré ledit triège à présent dit et nommé la forest de Gravigny... Etc. ».

H1344 , XIIe-1768 , Evreux (Abbayes) : Sauveur (abbaye) ; Evreux (Chapitre d') ; Gravigny ; Haye-le-Comte (La) ; Queue-Blanchard (fief de la)  
Contexte :
Ordres religieux de femmes > Abbaye de Saint-Sauveur d'Évreux (Ordre de Saint-Benoît)

Vidimus (1250) par Jean II de la Cour d'Aubergenville, évêque d'Évreux, de la charte de fondation du prieuré de la Poultière par Gilbert, seigneur des Essarts, chevalier, avec le consentement de Marguerite, sa femme, de Jean et de Roger, ses fils. Gilbert des Essarts assigne comme dotation au nouveau prieuré la chapelle qu'il avait érigée à la Poultière, le manoir du chapelain, des terres et diverses rentes. Le service divin devait être célébré à perpétuité dans la chapelle du prieuré par les soins d'au moins trois religieux prêtres de l'ordre de la Trinité et de la rédemption des captifs (février 1248) ; – vidimus par les notaires de la vicomté de Verneuil (1476) des fondations et donations faites en faveur du prieuré de la Poultière par Gilbert, seigneur des Essarts, chevalier, avec le consentement de Jean et de Roger des Essarts, chevaliers, de Gilbert des Essarts, écuyer, de Hue des Essarts, chanoine d'Évreux, et de Mathieu des Essarts, clerc, ses fils (1248-1279) ; – testament de François de Lombelon, écuyer, cadet des Essarts, demeurant au manoir de la Ferté des Essarts, paroisse de Francheville. Le testateur élit sa sépulture « à la ministrerie de de la Poutière, auquel lieu sont ensépulturés ses prédécesseurs » et donne une somme de 20 livres pour être employée aux réparations du prieuré (S. d. 1627 ?) ; – donation au prieuré par noble dame Renée Blocier, veuve de Tanneguy de Lombelon, chevalier, baron des Essarts, d'une somme de 40 livres, à la charge de célébrer chaque année deux messes basses à l'intention de « feu noble homme messire René Tuffière » (1676).

H962 , 1248-1676 , Evreux (Chapitre d') ; Ferté-les-Essarts (Manoir de la) sis paroisse de Francheville ; Francheville ; Poultière (Prieuré de la) ; Trinité et de la Rédemption-des-Captifs (Ordre de la) ; Verneuil-sur-Avre  
Contexte :
Ordres religieux d'hommes > Prieuré de la Poultière

Évreux.

H1355 , XIIe-1306 , Evreux (Abbayes) : Sauveur (abbaye) ; Evreux (Chapitre d') ; Evreux (Grands Chantres d')  

Transaction passée devant Garin de Cierrey, évêque d'Évreux, entre Simon de Ferrières, chevalier, d'une part, et l'abbaye de Saint-Sauveur, d'autre part. Simon de Ferrières abandonne tous ses droits prétendus au patronage et aux dîmes de Ferrières moyennant une somme de dix livres d'Angevins (s. d. 1193-1201) ; — confirmation par Richard de Ferrières de toutes les donations faites à l'abbaye par Simon de Ferrières, son père, et par ses ancêtres, et donation par le même, d'une place sise à Ferrières « inter elemosinam Sancte Cristine de Ferrariis et caminum domini Régis ». Témoins : Raoul de Conches, chantre, Guillaume de Guillarville et R. d'Aviron, chanoines d'Évreux ; Richard Trossel et Guillaume, prêtres (1223) ; — vente par Philippe Le Livier, clerc, à Pierre de Senlis, doyen d'Évreux, d'une rente de 44 sous tournois et deux chapons, pour le prix de 14 livres parisis (1306).

Contexte :
Ordres religieux de femmes > Abbaye de Saint-Sauveur d'Évreux (Ordre de Saint-Benoît)

Rouen.

H384 , 1774 , Evreux (Chapitre d') ; Isle-Dieu (Abbaye de), près Perruel ; Rouen (Hostellerie de la Grande-Crosse, à), paroisse Saint-Laurent ; Rouen (ville) ; Rouen, Paroisse Saint-Hilaire ; Rouen, Paroisse Saint-Laurent ; Rouen, Paroisse Saint-Ouen  

Bail emphytéotique, mémoire et procédures concernant l'hôtellerie « où pend pour enseigne La Grande Crosse », et ses dépendances, sise à Rouen, paroisse Saint-Laurent, et appartenant à l'abbaye de l'Isle-Dieu (1595-1627) ; — donations et ventes à l'abbaye de rentes assignées sur des immeubles situés à Rouen par Jean de Neuville (s. d., fin du XIIe siècle), Ada Hurtet et Vincent, son fils (1232), Nicolas File-Soie (1270) ; — confirmation par les héritiers de Richard de Carville, chanoine d'Évreux, de la donation testamentaire faite par ce dernier à l'abbaye de 30 sous de rente assignés sur des héritages situés à Rouen (1251) ; — vente à l'abbaye par Raoul L'Anglais et Asseline, sa femme, d'un immeuble situé à Rouen, paroisse Saint-Ouen, entre la rue Saint-Ouen et la rue de l'Aumône, pour le prix de 22 livres tournois (1240) ; — baux d'une maison appartenant à l'abbaye, située à Rouen, paroisse Saint-Laurent, rue de l'Oratoire (XVIIIe siècle) ; — bail à fieffe d'une maison sise à Rouen, paroisse Saint-Hilaire, rue Saint-Hilaire, passé par l'abbaye à Jeuffroy Capelle, maître bourrelier, moyennant une rente annuelle de 40 livres (1714).

Contexte :
Ordres religieux d'hommes > Abbaye de l'Isle-Dieu (Ordre de Prémontré)

Martot.

H53 , 1258-1279 , Bec-Héllouin (Abbaye du) ; Bord (forêt de), entre Pont-de-l'Arche en Louviers ; Evreux (Chapitre d') ; Evreux (Grands Chantres d') ; Martot ; Pont-de-l'Arche, ville  

Lettre de Raoul de Martot, adressée à Roger de Veille et à Jean de Meulent, chanoines d'Évreux, pour leur notifier l'abandon qu'il avait fait à l'abbaye du Bec de tous ses droits au patronage de l'église de Martot et pour les autoriser à admettre audit bénéfice, vacant par la mort de Geoffroi, ancien curé, le candidat présenté par l'abbaye (1258) ; — jugement du bailli de Rouen, rendu aux assises de Pont-de-l'Arche, confirmant à l'abbaye la possession du droit de patronage de l'église de Martot, contrairement aux prétentions de Baudouin de Muées et de sa femme (1277) ; — notification par le bailli de Rouen du jugement de l'Échiquier qui avait reconnu à l'abbaye du Bec, contrairement aux prétentions de Robert Le Veneur, verdier de la forêt de Bord, des droits d'usage dans ladite forêt à cause de la bergerie dépendant de leur manoir de Martot (1279).

Contexte :
Ordres religieux d'hommes > Abbaye du Bec (Ordre de Saint-Benoît)

Neuville-près-Claville.

H1358 , 1206-1505 , Evreux (Abbayes) : Sauveur (abbaye) ; Evreux (Chapitre d') ; Neuville-près-Claville  

Abandon consenti entre les mains de Luc, évêque d'Évreux, par Rohes de Sanseriis, fille de Guillaume de Fumechon, des dîmes du fief de Sansières au profit de Havisse de Fourneaux, sa parente, religieuse de Saint-Sauveur d'Évreux, et, après la mort de celle-ci, au profit de l'abbaye, pour la vêture des religieuses : « Cum non liceat et prohibitum sit quod laicus décimas in manu sua teneat et cum decimam matrimonii mei, scilicet de feodo de Sanseriis, contra sancte ecclesie prohibitionem in manu mea diu tenuissem et indè periculum anime mee viderem imminer... Etc. » Témoins : R., doyen d'Évreux ; Gautier, trésorier ; Geoffroi Bourgeois, chanoine d'Évreux ; Guillaume de Neuville, Pierre de Bastigny, prêtres ; Guillaume de Cissey, Robert de Melleville, Guillaume de Villalet, chevaliers ; Geoffroi de Melleville, Guillaume de Sansières, Pierre de la Mare, Richard de Gaudreville (1206) ; — engagement pris par Simon Lauverey, de Neuville, envers les religieuses de Saint-Sauveur, de leur laisser enlever et transporter ailleurs « ung feust et creux de grange » actuellement placé sur sa terre, qu'il leur avait vendu, et de leur accorder le droit de tour d'échelle et d'écoulement de l'eau de la toiture, à charge de réciprocité pour lui, s'il venait à faire construire une grange ou une maison à proximité des terres des religieuses (1505).

Contexte :
Ordres religieux de femmes > Abbaye de Saint-Sauveur d'Évreux (Ordre de Saint-Benoît)

Évreux.

H1353 , 1224-1763 , Aviron ; Evreux (Abbayes) : Sauveur (abbaye) ; Evreux (Chapitre d') ; Evreux (Ville) ; Fayauls (Les), hameau d'Evreux ; Saint-Michel-des-Vignes (hameau de), sis paroisse Saint-Thomer, à Evreux ; Verclives  

Vidimus et confirmation par Richard de Bellevue, évêque d'Évreux, de la charte par laquelle Roger Vilain, clerc, renonçait au profit d'Agnès, abbesse, et du couvent de Saint-Sauveur, à tous ses droits prétendus sur une vigne située au-dessus de Witheclive, moyennant le payement d'une somme de 60 sous tournois (1224) ; — vente à l'abbaye par Lorence de la Rivière, Robert Le Moine et Agnès, sa femme, d'une rente de 4 sous tournois assignée sur une maison et un courtil situés dans la rue Saint-Sauveur, à Évreux, pour le prix de 30 sous tournois (1317) ; — jugement du Présidial d'Évreux rendu dans le procès pendant depuis 1551 « entre les huict chanoynes de l'ancienne fondation de l'église cathédrale Notre-Dame d'Évreux, demandeurs à clameurs de haro, d'une part, et les relligieuses, abbesse et couvent de Saint-Sauveur d'Évreux, défenderesses audit haro, d'autre part, pour le descord de la dixme des grains que les dits demandeurs disoyent leur apartenyr et avoir esté prinse et perceue par lesdites défenderesses sur neuf pièces de terre labourable scituez au triège ou plaine nommé Les Fayaulx, assis près ceste ville d'Évreux... » (1560). La sentence condamne les huit chanoines et les déboute de leur demande ; — « projet de l'aveu que doit Madame l'abbesse de Saint-Sauveur à Monseigneur l'Évêque d'Évreux » pour des terres et des vignes situées au hameau de Saint-Michel, paroisse Saint-Thomas d'Évreux, et dans la paroisse d'Aviron (XVIIe siècle) ; — bail à ferme passé par l'abbaye à Nicolas Adam, vigneron, d'« une maison, masure et jardin contenant environ cinq vergées, plantées en partie d'arbres fruitiers, scis au hameau de Saint-Michel-des-Vignes, et de quatre pièces de terre labourable situées paroisses Saint-Thomas d'Évreux et d'Aviron, moyennant un prix de fermage annuel de 36 livres (1745) ; — autorisation accordée par Marie-Anne de la Rochefoucauld Cousages, abbesse de Saint-Sauveur, à Pierre Fessard, de faire enlever et de vendre le bloc qu'il avait tiré de la carrière située sous les vignes de l'abbaye, « eu égard à la pauvreté dudit Fessard et indigence de sa famille » (1755).

Contexte :
Ordres religieux de femmes > Abbaye de Saint-Sauveur d'Évreux (Ordre de Saint-Benoît)

Breteuil, les Baux-de-Breteuil (prieuré du Désert), etc.

H536 , 1613 , Baux-de-Breteuil (Les) ; Breteuil ; Conches ; Croix-de-Buis (Chemin de la) ; Essarts (chapelle Saint-Laurent dans la seigneurie des) ; Evreux (Chapitre d') ; Lyons-la-Forêt (Abbaye de) ; Perreaux (Le Clos), abbaye de Lyre ; Saint-Ouen-de-Occargnetes (paroisse de)  

Confirmation par Henri de Tilly de la donation faite à l'église Notre-Dame-du-Désert par son père et par Guillaume de Glos, de l'église Saint-Ouen « de Occargnetes », avec le consentement des comtes de Leicester (s. d., fin du XIIe siècle) ; — vente par les religieux du Désert à « leurs chers seigneurs et amis » les religieux de Lyre de toute leur vigne de Breteuil, qu'ils possédaient par suite d'un échange conclu avec Philippe-Auguste, roi de France, pour le prix de 8 livres tournois (1207) ; — confirmation par Luc, évêque d'Évreux, de la cession faite à l'abbaye de Lyre par Geoffroi, ermite de Saint-Jean, d'un tiers d'arpent de vigne sis à Breteuil, au-dessous du château, moyennant une rente annuelle d'une mine de blé mouture (1209) ; — copie informe (XVIe siècle) d'un acte par lequel Durand, prieur, et les ermites du Désert déclaraient se soumettre entièrement, eux et leurs biens, à la juridiction de l'abbaye de Lyre, et consentir à ce que leur ermitage fût traité à l'avenir comme un des prieurés de l'abbaye (1233) ; — amortissement consenti aux religieux de Lyre par Barthélemi Droon d'une rente de 20 sous qui lui était due à cause d'une vigne possédée par eux près de l'étang de Breteuil, moyennant une somme de 10 livres 10 sous tournois et une redevance annuelle d'un quarteron de cumin (1240) ; — donation faite à l'abbaye par Geoffroi d'Auvergny, prêtre, de quatre acres de terre situées dans la paroisse Saint-Sulpice de Breteuil, près de la Croix-de-Buis (crux buxata), le long du chemin conduisant de la porte Saint-Sul pice à la léproserie de Breteuil, aboutissant au chemin de la Croix-de-Buis à Saint-Michel de Condé (1276) ; — confirmation par Mathieu, seigneur des Essarts, chanoine d'Évreux, des biens possédés par l'abbaye, par suite de donations ou autrement, dans l'étendue de sa seigneurie des Essarts, notamment du patronage de la chapelle Saint-Laurent de Chambray, de la dîme du moulin de Chambray, etc., dons de feu Simon, seigneur de Chambray (1285) ; — vente à l'abbaye par Roger de Bois-Arnault, chevalier, d'une rente annuelle de 30 sous assignée sur une vigne et sur une maison à Breteuil, pour le prix de 15 livres tournois (1322) ; — vidimus par le vicomte de Conches et de Breteuil des lettres-patentes de Henri VI, « roi de France et d'Angleterre », confirmant à l'abbaye de Lyre et au prieuré du Désert, « membre de ladite église », la possession des rentes assignées sur les moulins de Breteuil dont ils avaient joui constamment et sans trouble jusqu'en 1411 (1426) ; — « inventaire des titres touchant vingt solz de rente deulz à messieurs les religieux de Lire sur le clos Perreaux », à Breteuil (1613).

Contexte :
Ordres religieux d'hommes > Abbaye de Lyre (Ordre de Saint-Benoît)

Criquebeuf-la-Campagne.

H31 , XIIIe siècle , Bec-Héllouin (Abbaye du) ; Bosrobert ; Busc (fief du) ; Criquebeuf-la-Campagne ; Evreux (Chapitre d') ; Lamberville ; Rouen (Abbaye Saint-Ouen de) ; Rouen, Abbaye de Sainte-Catherine ; Rouen, Prieuré de Saint-Lô  

Donations et cessions à l'abbaye : par Guillaume La Chèvre, de deux traits de dîme de son fief de Criquebeuf (s. d. ), — par Roger Pescheveron, chevalier, avec le consentement de Simon, son fils aîné, de la paille qu'il avait coutume de percevoir sur la dîme de l'abbaye à Criquebeuf (1231), — par Geoffroy du Buse, de toutes les dîmes de Bosc-Robert, paroisse de Criquebeuf (1236), — par Agnès du Buse-Richard, du douaire (doagium) auquel elle avait droit dans la paroisse de Criquebeuf par suite de la mort de Raoul, son mari (1238), — par Jourdain La Chèvre, chevalier, d'une pièce de terre sise à Criquebeuf, et de tous ses droits sur la dîme de la paille dans la même paroisse (1240) ; — sentence rendue par les abbés de Saint-Ouen et de Sainte-Catherine et par le prieur de Saint-Lô de Rouen, juges délégués par le pape Innocent III, remettant l'abbaye du Bec en possession des dîmes dont s'était emparé induement le curé de Criquebeuf (vers 1212) ; — confirmation par Roger Pescheveron de la donation faite à l'abbaye par Roger Le Vavasseur de sa terre du Buse (1214) ; — sentence de Richard de Bellevue, évêque d'Évreux, adjugeant à l'abbaye deux traits de dîme usurpés par Raoul de Lamberville, curé de Criquebeuf (1228) ; — vidimus et confirmation (octobre 1246) par Simon Pescheveron, chevalier, et Jean Pescheveron, son frère, chanoine d'Évreux, des donations de dîmes et de terres sises à Criquebeuf, faites à l'abbaye par Guillaume La Chèvre, Roger Pescheveron (1231) et Jourdain La Chèvre (1245).

Contexte :
Ordres religieux d'hommes > Abbaye du Bec (Ordre de Saint-Benoît)

Analyses, transcriptions et traductions informes des titres de l'abbaye compris sous les cotes 4, 8, 11, 15, 18, 21 à 22, 26, 29 et 30 de la cinquième liasse, second paragraphe de l'inventaire de 1792 (originaux disparus) ; – donations et ventes de terres et de rentes à l'abbaye par Guillaume de Dreux, chevalier, fils de Gadon de Dreux, Robert de Courtenay, bouteillier de France, seigneur de Nonancourt et de Conches (1237), Jean d'Ardenne et Guillaume de Cornelio, chevaliers, Raoul Mauvoisin, chevalier, seigneur de Saint-André, fils de Pierre Mauvoisin (1238), Jean, seigneur de Muzy (1239), Gilbert des Essarts (fin du XIIe siècle), Guillaume Le Prévôt, chevalier (1240 ; donation confirmée en 1241 par Vincent, fils aîné de Guillaume Le Prévôt), Jean Havart, chapelain de la chapelle de Muzy (1243 ; donation confirmée par Amauri Havart et Robert, son frère), Roger Herbout, de Breteuil, clerc, Pierre, fils de Renou Dollé (1245), Pierre, chevalier, seigneur de Luato (1241), Guillaume, seigneur de Cornelio, chevalier, sénéchal de Conches, Guillaume d'Aviron et Emmeline, sa femme, Amie d'Aviron et Emmeline, sa femme, Geoffroi d'Aviron, et Héloïse, sa femme (1246), Vincent Le Nigat et Emmeline, sa femme (1248), Geoffroi Mauclerc (dictus malus clericus), Jean des Minières, chanoine de Chartres (1251) ; – compromis entre l'abbaye du Bec et celle de l'Estrée, faisant choix de l'abbé de La Noë et de Guillaume de Bouteilles, chanoine d'Évreux, en qualité d'arbitres chargés de juger le différend survenu entre les deux abbayes au sujet de la possession des dîmes de l'Hosmes et de Tillières (1244). – (Cinquième liasse du deuxième paragraphe de l'inventaire de 1792.).

H323 , 1265 , Bec-Héllouin (Abbaye du) ; Breteuil ; Conches ; Evreux (Chapitre d') ; Hosme (L') ; Noë (Abbaye de la) ; Nonancourt ; Saint-André ; Tillières  
Contexte :
Ordres religieux d'hommes > Abbaye de l'Estrée (Ordre de Cîteaux)

Copies (fin du XVIIe et commencement du XVIIIe siècles) des titres de fondation et de donation concernant le couvent des Carmes de la Garde-Châtel. –. Donation par le Roi Louis XIV « aux pères Carmes déchaussés de la province de Paris, des deniers revenans bons par chacun an du domaine à nous rétrocédé du bailliage et vicomté de Bayeux, consistant en rentes de grains, poulies, chappons et oyseaux, deues par plusieurs particuliers à la recepte dudit domaine de Bayeux, le revenu desquelles choses monte à présent par chacun an à la somme de 1,710 livres 12 sols 10 deniers » (1656) ; – donation par le même aux mêmes « du lieu, bosquet et place appellée Garde-Châtel », pour y établir une maison de leur ordre (1658) ; – lettres de cachet adressées par le roi Louis XIV à Gilles Boutault, évêque d'Évreux, pour l'inviter à aller sans retard poser en son nom la première pierre du couvent : «... Vous avez receu ordre de moi et de la Reine madame ma mère de vous transporter au dit bois de Garde-Châtel pour y mettre la première pierre en mon nom en la fondation dudit Désert, et comme je désire que cet ouvrage qui regarde le service et la gloire de Dieu ne soit pas plus longtemps différé, je vous faits encore celle-cy pour vous dire que vous ayez incessamment et sans aucun délay à mettre en mon nom laditte première pierre à cette fondation... » (11 août 1660) ; – lettres de cachet adressées par la Reine mère à « Monsieur de Motteville, conseiller du Roy monsieur mon fils, son conseiller d'Estat et premier président en sa Chambre des Comptes de Rouen, au sujet de l'enregistrement des lettres de fondation de la Garde-Châtel : «... Je vous fais celle-cy pour vous dire qu'affectionnant ces bons religieux comme je fais pour la vie exemplaire qu'ils font, vous me ferés plaisir bien agréable d'employer l'authorité que vous donne vostre charge dans vostre Compagnie pour faire rendre à ces bons pères tous les meilleurs offices que vous pourrès en faisant procéder à l'enregistrement des dittes lettres patentes suivant la volonté du Roy, vous asseurant outre que vous ferès une œuvre bien agréable à Dieu ; je vous en sçauray gré, dont je me souviendray envers vous et les vostres, que je prie Dieu avoir, Monsieur de Motteville, en sa sainte et digne garde » (20 novembre 1660) ; –« procès-verbal de la bénédiction du Désert des Carmes déchaussés, faite par Monseigneur l'Évesque d'Évreux (Gilles Boutault) et de la première pierre par luy posée au nom du Roy le 20 aoust 1660 » ; – copies et extraits des fondations faites en faveur du couvent de la Garde-Châtel par Françoise d'Offigny, femme d'Anne Le Rlanc du Raulet, chevalier, seigneur de la Croisette, lieutenant pour Sa Majesté en Normandie pour le bailliage de Caen et gouverneur des villes et château de Caen et de Louviers (1660), Marie Touchard, fille de feu Pierre Touchard, marchand grossier, et de Jeanne Blossier (1664), Anne du Moutier, veuve de Marin Langlois, procureur en la Cour des Aides de Normandie (1665), Suzanne Raverdy, veuve de Martin des Mares, juré porteur de blé et bourgeois de Paris (1666), Jean de Cabazas, écuyer, fils et héritier en partie de Jean de Cabazas, écuyer, sieur de la Roque, originaire de la ville de Bayeux (1667), Antoine Mallet, bourgeois de Louviers (1668), Marie Bridau, M. Le Tanneur, ancien conseiller du Roi au Parlement de Metz, Antoine Varillon, chevalier, seigneur de Morangis, directeur des finances du Roi, Pierre Tiville, bourgeois de Paris, et Madeleine Simon, sa femme (1671), Jacques Barrin, conseiller du Roi, marquis de la Galissonnière, Alexandre Le Ragois de Bretonvillers, supérieur du séminaire de Saint-Sulpice (1672), Jacques Le Doux de Melleville, haut doyen de la cathédrale d'Évreux, Marie de Compans, veuve en premières noces de Charles Quatre-Hommes, sieur de Thionville, et en secondes noces de Guillaume Boucher, greffier en chef de la Cour des Aides de Paris, Nicolas-René Boucher, écuyer, greffier en chef de la Cour des Aides, et Marie Bannelier, sa femme, Jean Bannelier, commissaire honoraire au Châtelet de Paris, et Marguerite Bannelier, sa fille aînée (1673), Jean Levé, beau-père de M. Féron, grand-maître des Eaux-et-Forêts de Normandie (1687-1696), Catherine de Heudebert, veuve d'Isambert Sauer, écuyer, sieur de la Houssaye, trésorier de France à Rouen (1704), François Le Febvre, prêtre, chanoine et trésorier honoraire d'Écouis, demeurant à Paris (1705), « haute et puissante damoiselle » Pulchérie de Rrouilly de Wartigny (1706), etc.. – copies de titres concernant les droits des seigneurs d'Écrosville dans la forêt de Bord (1326-1639).

H1059 , 1326-1706 , Caën ; Croisette (fief de la) ; Ecouis (Collégiale d') ; Ecrosville (fief d') ; Evreux (Chapitre d') ; Galissonnière (La), Marquisat ; Garde-Châtel (Carmes de la), au couvent ""Saint-Désert les Carmes"", à Montaure, sous le titre de N.-D. de Secours ; Houssaye (fief de la) ; Louviers ; Metz ; Paris (Séminaire Saint-Sulpice de) ; Paris (ville) ; Rouen (ville) ; Thionville  
Contexte :
Couvents et communautés d'hommes > Carmes de la Garde-Châtel
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Petit cartulaire de l'abbaye de Saint-Taurin, contenant la transcription de cent cinquante-six chartes ou notices, la plupart du XIIIe siècle

H793 , Ardillières (triège des) sis à Evreux, paroisse Saint-Aquilin ; Armach (Irlande) ; Arnières ; Avrilly ; Bayeux ; Beaumont-le-Roger ; Bec-Héllouin (Abbaye du) ; Blandey ; Bois-Gencelin (Le) sis paroisse Saint-Sébastien ; Bosc-Roger ; Breuil-Benoît (Abbaye du) ; Brotonne (Forêt de), située près de Hauville ; Bruanderie (fief de la) ; Buisson-Amaury (Le), fief ; Caën ; Caudebec-en-Caux ; Chantepie ; Cissey ; Corneuil ; Coutances ; Croisy ; Croisy (Les Monts de) ; Espagne (L') ; Esperlenbosc (triège d'), sis à Périers-en-Cotentin ; Evreux (Abbayes) : Saint-Taurin ; Evreux (Chapitre d') ; Evreux (Foire Saint-Taurin) ; Evreux (Forêt d'Evreux), a) Forêt ; Evreux (Hameau), Le Buisson ; Evreux (Le Pré du Bec) ; Evreux (Paroisses d') : Saint-Aquilin ; Evreux (Paroisses d') : Saint-Léger ; Evreux (Ponts et Moulins) : Le Moulin de Saint-Taurin, sis paroisse Saint-Aquilin ; Evreux (Prieuré de Saint-Nicolas de la Maladrerie) ; Evreux (Rues) : La Porte-aux-Fèvres ; Evreux (Ville) ; Evreux (Ville) ; Fèvres (le moulin aux) ; Forêt-du-Parc (La) ; Garencières ; Gauville ; Gihaude (hameau de la), sis à Evreux ; Gisors ; Glisolles ; Grimonval (la Grange de) ; Grossoeuvre ; Guichainville ; Irlande (L') ; Jersey ; Jourdain (le Moulin), sis aux Planches ; Lessay (abbaye de) ; Longueville ; Louviers ; Louviers (Chapelle Saint-Jean, à) ; Louviers (Forêt de) ; Louviers (Paroisse Notre-Dame de) ; Lyon ; Magny ; Martrey (Le), sis à Louviers ; Ménerville ; Millières (paroisse de), près Périers-en-Cotentin ; Miserey ; Nonancourt ; Pacy (paroisse Saint-Antonin de) ; Pannette (Métairie de), sise à Evreux ; Paris (Parlement de) ; Périers-en-Cotentin (Baronnie de) ; Prey ; Quessigny ; Rieti (Italie) ; Rochette (La), triège à Evreux ; Rouen (ville) ; Sacq (Le) ; Saint-André ; Sainte-Trinité (Chapelle de la), sise à Grossoeuvre ; Saint-Laurent-des-Bois ; Saint-Marcel (Vigne dite de) et dénommée « Les Plantes » ; Saint-Marcel-de-Longueville, près Vernon ; Saint-Rémy (paroisse), près le Trésors ; Sassey ; Sôgne (La) ; Trésor (Abbaye du) ; Val-d'Or (Chapelle Saint-Georges du) ; Valesme (Le), triège sis à Evreux ; Vaudreuil (Le) ; Vaudrimesnil-en-Cotentin ; Vent (Le Moulin du) ; Verneuil-sur-Avre ; Vernon (Ville de)  

Dans son état ancien, ce registre comprenait seulement soixante-dix feuillets, actuellement cotés 43 à 112, et renfermant les transcriptions du XIIIe siècle avec quelques additions postérieures jusqu'en 1331. Les autres feuillets (1 à 42 et 115 à 122) ont été ajoutés vers 1767, au moment de la reliure du cartulaire. Fol. 1. Note sur la pragmatique sanction expulsant les jésuites d'Espagne en 1767. Fol. 2-42. Titre du cartulaire et table alphabétique des principaux noms de personnes, des noms de lieux et des matières, « avec des remarques sur les usages, les droits, les mots latins ou françois, singuliers, rares et extraordinaires, en un mot tout ce qui peut être nécessaire, utile, curieux et intéressant », rédigée en 1767, par Biard, feudiste à Évreux. « Ce cartulaire est connu sous le nom de petit cartulaire ; il étoit autrefois couvert de planches, ycelles couvertes en veau ; il contient la copie de beaucoup de titres dont on n'a plus les originaux ; les juges y ont eu cependant souvent égard, comme on le voit dans plusieurs sentences où il est cité ; il a été écrit par plusieurs personnes et en différens temps ; la plus grande partie est du treizième siècle. ». Fol. 43.-48. Bail à fieffe passé par Jean de Martigni, abbé, et le couvent de Saint-Taurin, à Henri de Plasnes, clerc de l'abbaye, et à ses enfants, d'une terre appelée « Esperlenbosco », sise à Périers, au pays de Coutances, moyennant une somme de 60 livres tournois et une rente annuelle de 20 sous (1207) ; enquête par témoins, procédures et sentences, suivies ou rendues devant les juridictions des baillis de Gisors et de Verneuil, du vicomte d'Évreux et de l'Échiquier de Rouen, au sujet de l'hommage dû à l'abbaye par Renou Houpequin (1235) et par Oger, son fils (1248), à cause du fief du Buisson-Amauri, des droits de l'abbaye pendant la dixième semaine et pendant la foire de Saint-Taurin (1249-1269), de la prétention élevée par Philippe Le Cuisinier, de jouir du fief de la cuisine de l'abbaye (1263), d'une condamnation à mort prononcée contre un voleur pris par le fermier de l'abbaye à Périers (1285) ; accord passé entre l'abbaye, d'une part, et Thomas de Louviers, d'autre part, au sujet du droit de patronage de la paroisse de Louviers et des services féodaux dus à l'abbaye par ledit Thomas à cause de son fief de Louviers. Aux termes de cette transaction, il devait y avoir à Louviers une église principale et une chapelle (la chapelle de Saint-Jean) desservies chacune par un prêtre. Les revenus et les émoluments de ces deux églises étaient partagés entre les desservants et l'abbaye (1218. Témoins : Luc, évêque d'Évreux ; Geoffroi, abbé de la Croix-Saint-Leufroi ; Raoul, doyen, et Robert d'Aviron, chanoine d'Évreux, etc.). Fol. 50. Relevé des amendes perçues par l'abbé de Saint-Taurin en 1293 et 1294 pour condamnations prononcées contre des délinquants pendant la durée de la foire Saint-Taurin. Fol. 51. Relevé des amendes perçues pour le même motif en 1297 : « Veez chi les nons de ceux qui firent les amendes es foires Saint-Taurin, desqueles amendes l'abbé de Saint-Taurin fist rechoinre sa moitié par dant (sic) Renaut, ballif de l'ostel, et combien l'en rechut de chascun et pour quoi et de quel serjanteries les amendanz estoient. ». Fol. 53. Mandement de Philippe le Bel, roi de France, adressé à son bailli de Caen et à ses autres baillis et justiciers, pour leur rappeler que son aïeul Louis IX avait autorisé les églises et les personnes ecclésiastiques à acquérir librement les dîmes féodales, et leur prescrire de laisser jouir des bénéfices de ce privilège le chapitre de Bayeux pour toutes les dîmes acquises ou possédées par lui (1294). Fol. 54. Relevé des amendes perçues par l'abbé de Saint-Taurin des délinquants condamnés pendant les huit jours de la foire Saint-Taurin en 1299, 1308, 1309 et 1310 (Pierre de Miserey condamné à 12 deniers d'amende pour injures adressées à Petit Guilles et Petit Guilles à 5 sous pour avoir donné un soufflet à Pierre de Miserey, « quia percussit eum de palma in maxillam »). Fol. 55. Vente à l'abbaye par Jean Luillier, de Magny, d'une rente de 7 livres parisis assignée sur des terres situées à Menerville et aux environs, pour le prix de 100 livres parisis (1331). Fol. 56. Confirmation des possessions de l'abbaye par Louis IX, roi de France (1257) ; notification par le bailli de Gisors d'un jugement de l'Échiquier de Rouen, de 1287, maintenant les religieux de Saint-Taurin dans la possession et jouissance de leurs droits d'usage dans la forêt d'Évreux : « jugiez fut et prononcié par droit que l'empeeschement que le visconte d'Évreux avoit mis eu pasnage et costume desus diz seroit osté et que les diz religieux demorroient en tele possession et en tele saisine des diz pasnage et costume comme eus estoient quant le dit empeeschement i fut mis. ». Fol. 57-60. Confirmation par Richard CSur de Lion, roi d'Angleterre, des donations faites à l'abbaye depuis la fin du Xe siècle : « Ricardus Dei grafia rex Anglorum, etc.. Sciatis nos concessisse et presenti carta confirmasse Deo et ecclesie beati Taurini, primi Norman-norum episcopi, pro salute anime nostre et antecessorum et successcrum nostrorum donationes quas antecessores nostri suo tempore et barrones eorum eidem ecclesise fecerunt, que donationes et qui eas donaverunt in presenti carta subscribuntur... (suit la transcription par extraits des donations, au nombre de trente-sept, dont la plus aucienne est celle de Richard 1er, duc de Normandie, (943-996), restaurateur de l'abbaye, « qui abbatiam in honore Sancti Taurini Ebroicensis instituit »)... Has predictas donationes, sicut rationabiliter facte sunt, prefate abbatie Sancti Taurini et monachis ibidem Deo servientibus confirmamus. Testibus : Garino, Ebroicensi, Willelmo, Lexoviensi episcopis ; Willelmo, filio Radulfi, tune senescallo Normannise ; Roberto de Harecort ; Waukelino de Ferreriis ; Henrico de Grai, et pluribus aliis. Data apud Wallem Rodolii, XVe die januarii, per manum Willelmi Gl. (lisez. : El [yensis]) episcopi, cancellarii nostri. Anno VIe regni nostri » (1195). Fol. 61. Donation à l'abbaye par Simon le Chauve, comte d'Évreux, de la dîme de son moulin situé près de la porte aux Fèvres, de deux jours de foire le second dimanche après la Pentecôte et le lundi suivant avec tous les droits de coutumes lui appartenant pendant ces deux jours, de la dîme de son moulin tanneret situé dans la rue Chartraine et de la dîme des nouveaux étaux situés auprès de Saint-Léger. Simon le Chauve confirme en outre aux religieux de Saint-Taurin la jouissance de la dixième semaine de sa prévôté d'Évreux, avec tous les droits en dépendants, qui leur avait été concédée par son père (s. d. vers 1170 ? Témoins : Hugues de Baquepuis ; Alexandre d'Auteuil ; Georges Nee l ; Raoul Galopin ; Gautier sine Napa ; Geoffroi de Montfort ; Gilbert, prieur de Saint-Taurin ; Jean de la Sôgne ; Raoul du Jardin ; Richard le Meunier). Diplôme de Philippe-Auguste, roi de France. Le roi, après avoir rappelé que les religieux de Saint-Taurin possédaient un jour de foire à Évreux, le jour de la fête de Saint-Taurin, avec la jouissance de tous les revenus de la prévôté et de la vicomté, leur accorde, sur leur demande, la prolongation de cette foire pendant les sept jours suivants, à la condition de partager par moitiés les revenus de ces huit jours de foire (Évreux, 1207). Fol. 62. Donation à l'abbaye par Robert (IV) comte de Meulent, d'une rente de 20 sous d'Angevins assignée sur ses censives de Beaumont (s. d. Fin du XIIe siècle) ; id., d'une masure avec 60 acres de terre et divers droits d'usage dans sa forêt de Brotonne ; en outre, des redevances en poissons et en argent qui lui étaient dues par les pêcheurs pendant la semaine de la fête de Saint-Taurin (1203). Fol. 63. Donation à l'abbaye par Hugues II de Morville, évêque de Coutances, de l'église de Périers et de ses dépendances ; l'évêque concède en outre aux religieux de Saint-Taurin deux gerbes de dîme sur les terres de la paroisse de Vaudrimesnil, où ils possédaient le droit de champart (1208) ; remise à l'abbaye, entre les mains de l'abbé Ranulphe I, par Richard II de Bohon, évêque de Coutances, de l'église Saint-Pierre de Millières, que Richard de Millières et Etienne, son frère, avaient reconnu posséder injustement (1154). Fol. 64. Lettres de Richard II de Bohon, évêque de Coutances, adressées à Lambert, abbé de Saint-Taurin, pour lui notifier la soumission de son clerc Eudes, curé de Millières, et l'abandon par lui consenti au profit de l'abbaye, d'une partie des revenus qu'il percevait sur l'église de Millières (s. d. 1157-1159) ; donation à l'abbaye par Luc, évêque d'Évreux, d'une troisième gerbe de dîme appartenant à la cure et à la vicairie de Cissey, à ajouter aux deux que les religieux possédaient déjà ; en outre, d'une rente de 7 livres assignée sur la vicairie de l'église Notre-Dame de Caudebec (1215). Fol. 65-68. Donations, cessions et confirmations au profit de l'abbaye : par Robert Louvet, de tous ses droits sur la dîme de Caudebec (1206), par Hugues de Aurea Valle, de ses droits de présentation et autres sur la chapelle Saint-Georges de Aurea Valle (1207), par Jean de Grimonval (1213) et par Hugues de Grimon-val (s. d. Fin du XIIe siècle), de droits de dîmes et d'une grange à Grimonval, : par Roger de Thomer, chevalier, d'une terre donnée à l'abbaye par Etienne, son père, et située près de son bois de Thomer (1211), par Heluisa de Bastigny, d'une rente d'un demi-muid de blé assignée sur ses droits de moûte à Prey (1206), par Robert de Neuilly, de douze arpents de terre à la Forêt-du-Parc (1208), par Roger du Bois-Morin, de tous ses droits sur la dîme du Bois-Morin (1207), par Thomas Gelinel, chevalier, de tous les droits qu'il pouvait réclamer de l'abbaye, par Gautier, diacre, fils de Marie Maréchal, d'une maison qu'il possédait à Évreux, dans la rue Saint-Taurin (1211), par Amauri Pullus, de la dîme de ses moulins de Grisolles (1215) ; accord passé entre l'abbaye de Lessay, d'une part, et celle de Saint-Taurin, d'autre part, au sujet de leurs droits respectifs dans la paroisse de Millières relevant de la seigneurie de Périers (1206). Fol. 69-72. Accord passé entre l'abbaye, d'une part, le prieur et le couvent des lépreux de Saint-Nicolas d'Évreux, d'autre part, au sujet d'une rente de quatre pains par semaine que les religieux de Saint-Taurin devaient à la léproserie. L'abbaye se libère de cette rente en payant au prieuré de Saint-Nicolas une somme de 70 sous tournois (1211). Confirmation de cette transaction par Luc, évêque d'Évreux ; donation à l'abbaye par Hugues « de Lacie », des biens suivants situés en Irlande : « ecclesias Fore (aliàs Favorise) et décimas de honore ejusdem ville, et décimas de Tyrebegan et totum Tyrefeihred in dominio suo, et molendinum in Fore, quod dicitur molendinum Sancti Fisquini, et nemus juxta eandem villam ad habitationem monachorum, quod appellatur Seculum Nemus » (s. d.). Confirmation de cette donation par N..., évêque de Kenlis (Cenonensis), et par E..., archevêque d'Armach (Armachanus) et primat d'Irlande (1206) ; donations à l'abbaye de terres situées apud Burrin, apud Favoriam, apud Culcarmoc, par Gautier « de Lascy » et Herbert de Mare (s. d.) ; donation à l'abbaye par Robert Lupulus, Fulbert, son gendre, et Hugues d'Avrilly, des terres de la Sôgne relevant du comte d'Évreux, des dîmes d'Avrilly et de deux cents acres de terre dans la même paroisse (s. d.). Confirmation de cette donation par Guillaume, comte d'Évreux, fils de Richard (s. d. 1067-1118) ; donation et confirmation au profit de l'abbaye de terres situées à Quessigny et à la Forêt-du-Parc (picturica villa), s. d. ; donation à l'abbaye par Richard, comte d'Évreux, avec le consentement de Godehylde, sa femme, et de Guillaume, leur fils, des trois droits de coutume qu'il possédait sur tous les habitants de la terre de Saint-Taurin et sur ceux qui y recevaient l'hospitalité pendant une nuit, savoir : le droit de haute justice (sanguis), celui de septenage et celui de tonlieu. Le donateur abandonne en outre aux religieux les droits de marché, de bourgage et de foire qu'il avait coutume de percevoir sur les hommes de Saint-Taurin (s. d. 1037-1067). Fol. 73-79, Donations, cessions et confirmations au profit de l'abbaye : par Roger du Bois-Gencelin (1209), Azyrie (1208), Robert du Bois-Gencelin, son fils, et Guillaume, frère dudit Robert (1203-1208), de terres situées au Bois-Gencelin, par Robert de Dardez, d'une rente de sept livres que lui avait donnnée Amauri (III), comte d'Évreux, ladite rente assignée sur les moulins du comte d'Évreux à Arnières (1209). Cette donation est suivie de la confirmation d'Étienne de Dardez, frère du donateur, (1209) et des donations de 160 sous tournois de rente sur les moulins d'Arnières, faites audit Robert de Dardez par le comte Amauri à l'occasion de sa croisade en Terre-Sainte, à la charge par ledit Robert de Dardez de lui faire hommage d'une paire d'éperons dorés (s. d. Vers 1190-1191), par Raoul Harenc, de Gauville, d'une rente de 50 sous assignée sur ses revenus d'Évreux, et, à défaut, sur sa terrre et sur ses hôtes du Bosc-Roger (1203), par Robert du Bois-Gencelin, de quatre acres de terre et de bois situées « in loco qui dicitur Mons Osol » (1203), par Robert, fils de Guillaume, de cinq acres de terre situées aux monts de Croisy (s. d. Fin du XIIe siècle. Cette donation est faite pour l'entretien de deux moines servants dans l'église Saint-Antonin de Pacy), par Richard de Garencières, de la dîme des nouveaux essarts de son fief de Garencières (s. d. Fin du XIIe siècle), par Adam de Cavoville, de douze acres de terre situées « apud boscum Ricardi » (s. d. 1181-1192), par Guillaume de Ange, chevalier, d'un hôte apud Estemare. Cet hôte, nommé Richard, devait payer annuellement les redevances suivantes : dix sous et deux oies à la Saint-Rémy, quatre chapons et quatre deniers à Noël, quarante Sufs à Pâques (1204), par Roger Pescheveron, chevalier, d'une rente d'un setier de blé assignée sur ses revenus de Miserey (1211), par Philippe d'Aulnay, chevalier, d'une certaine redevance (corredium) vulgairement appelée charité, qui lui était due à la foire de Saint-Laurent-des-Bois (1211). Fol. 80. Accord entre l'abbaye du Breuil-Benoît, d'une part, et l'abbaye de Saint-Taurin, d'autre part, au sujet de la dîme de quatre-vingt-douze acres de terre que les religieux du Breuil cultivaient dans la paroisse de GrossSuvre, près de la chapelle de la Sainte-Trinité appartenant aux religieux de Saint-Taurin (vers 1190) ; donation à l'abbaye par Robert Jherusalemer, bourgeois d'Évreux, d'une rente de trois sous et un chapon assignée sur une maison située à Evreux « in vico qui dicitur La Gihaude, ante furnum burgi » (1216). Fol. 81-84. Bulles d'Innocent III. Le pape prend sous sa protection tous les biens de l'abbaye légitimement acquis et confirme spécialement aux religieux de Saint-Taurin, la possession des églises Notre-Dame de de Louviers, Saint-Antonin de Pacy et de Périers (Latran, 2 des calendes d'avril, la onzième année du pontificat. 1208) ; bulles d'Innocent IV. Le pape accorde aux religieux de Saint-Taurin le privilège de ne pouvoir être contraints par lettres apostoliques à recevoir les provisions d'un pensionné ou d'un bénéficier ecclésiastique, si ces lettres ne font pas expressément mention du présent privilège (Lyon, nones de janvier, la quatrième année du pontificat. 1247) ; bulles d'Honorius III. Le pape confirme, en les énumérant, les biens, possessions, revenus, droits et privilèges de l'abbaye (Latran, 8 des calendes de mai, la première année du pontificat. 1217) ; donation à l'abbaye par Guillaume Havart, chevalier, de tous les droits de dîmes qu'il possédait à Longueville, paroisse de Saint-Marcel (1219) ; bulles d'Honorius III. Le pape confirme à l'abbaye la possession des églises de Saint-Pierre de Périers et de Cissey, qui lui avait été conférée par les évêques de Coutances et d'Évreux (Latran, 17 des calendes d'avril, la cinquième année du pontificat. 1221). Fol. 85-88. Renonciation au profit de l'abbaye par Raoul Mauvoisin, chevalier, seigneur de Saint-André, à tous ses droits de dîme prétendus sur son pré de Saint-André, récemment mis en culture (1228) ; bail à fieffe passé par Richard de Bellevue, évêque d'Évreux, à Guillaume III de Courdieu, abbé de Saint-Taurin, et à ses successeurs, de sa métairie du Valesme et de Panette, avec son manoir de la Rochette et les précaires qui lui étaient dus, moyennant une rente annuelle de douze muids de blé, quatre de froment, quatre de méteil et quatre d'avoine. L'évêque concède en outre aux abbés de Saint-Taurin le droit de pâturage dans ses bois et dans ses pâtures communes et le droit de panage pour cent porcs (1227) ; accord entre l'abbaye, d'une part, et Henri de Sassey, d'autre part, au sujet des dîmes de Sassey (1227) ; donations à l'abbaye : par Guillaume de la Ferté, chevalier, dont le père, Simon de la Ferté, avait sa sépulture dans l'église Saint-Taurin, d'une rente de deux setiers de blé commun assignée sur le moulin de Blandey (1226), par Raoul « de Tuit », clerc, d'une rente d'un demi-muid de vin blanc et d'un demi-muid de vin rouge assignée sur les vignes de Vernon, etc. (1224. Cette donation est suivie de la confirmation de Jean « de Tuit » frère dudit Raoul), par Denise, fille de Philippe Rousel, de tout ce qu'elle possédait, soit en terres, en masures, en maisons, etc., à Évreux, à la Sôgne et à Avrilly (1222), par Arnoul « de super Montem », de la dîme de vingt-six acres de terre faisant partie de son fief (1211), par Herbert de Fourques, de ses droits de dîmes de Chantepie et de la Brosse (1227), par Raoul Chanu, chevalier, de trente arpents de terre à Jersei (1230), par Guillaume des Minières, chevalier, d'une rente de quatre setiers de blé assignée sur son moulin du Sacq, appelé le moulin aux Fèvres (1231. Le produit de cette donation devait être employé en acquisition délivres), par Isabelle, veuve de Roger du Bosc, chevalier, sSur de feu Richard de Tournebu, chevalier, d'une rente de quarante sous assignée sur quatre pièces de terre situées dans la paroisse de Guichainville (1237) ; confirmation par Robert II Poulain, archevêque de Rouen, de l'accord conclu entre lui, d'une part, et Jean de Martigni, abbé de Saint-Taurin, d'autre part, au sujet des droits que l'abbaye de Saint-Taurin prétendait avoir, aux termes de la charte du roi Richard CSur de Lion, sur le manoir et sur la forêt de Louviers appartenante l'archevêque (Latran, 2 décembre 1214). Fol. 89-94. Bulles d'Honorius III. Le pape autorise les religieux de Saint-Taurin à percevoir les dîmes novales dans les paroisses où ils ont droit de percevoir d'anciennes dîmes et dans une proportion correspondante à l'importance de ces dernières (Rieti [Reate], le 3 des calendes d'août, la dixième année du pontificat. 1225) ; donation et confirmation à l'abbaye par Guillaume des Minières, chevalier, seigneur de Corneuil, d'une rente de quatre setiers de blé assignée sur le moulin aux Fèvres, paroisse du Sacq, et d'une autre rente de 20 sous à percevoir sur Marc de Corneuil, son tenancier (1246) ; vente à l'abbaye par Raoul des Planches, bourgeois de Louviers, d'un pré et d'un jardin, avec un chemin et un grenier situés près du moulin Jourdain, entre le fief de l'archevêque de Rouen et celui des religieux de Saint-Taurin, pour le prix de 298 livres et 10 sous tournois (1249) ; id., par Henri Le Roux, du terrain servant d'emplacement au moulin du Vent récemment édifié par les religieux de Saint-Taurin (1252) ; reconnaissances au profit de l'abbaye par Onfroi Le Bruant, Jeanne, veuve de Toustain Le Bruant, et leurs héritiers, de rentes seigneuriales assignées sur le fief de la Bruanderie (1253). Fol. 95-100. Donations à l'abbaye par Raoul des Planches, bourgeois de Louviers, de sa maison du Martrey (1256) et d'une autre maison, construite en pierre, située près de la grange de Pierre Berselon (1251) ; bail à ferme perpétuelle passé par le chapitre d'Évreux aux religieux de Saint-Taurin de la dîme que les huit chanoines de l'ancienne fondation avaient droit de prélever sur deux acres de terre appartenant à l'abbaye, moyennant une rente annuelle de deux setiers d'orge. Les considérants de ce contrat rappellent que les religieux de Saint-Taurin avaient fait clore de mur ces deux acres de terre, ce qui en rendait l'accès difficile aux décimateurs (1252) ; accord passé entre Marguerite, abbesse, et le couvent du Trésor, d'une part, et l'abbaye de Saint-Taurin, d'autre part, au sujet de la perception des droits de dîme appartenant à l'abbaye de Saint-Taurin sur des terres situées paroisse Saint-Rémy, près de l'abbaye du Trésor, triège « de Longo Busco » (1258) ; vente à l'abbaye par Oger Houpequin, fils de feu Renou Houpequin, chevalier, d'un héritage situé à Évreux, au Buisson, paroisse de Saint-Aquilin, pour le prix de 100 livres tournois (1260) ; id., par Guillaume Corbet, d'une rente de 2 sous parisis assignée sur une grange située dans la paroisse Saint-Germain de Croisy, pour le prix de 20 sous parisis (1260) ; id., par Robert La Pie, d'une masure avec son contenu (cum sua garnestura), située à Saint-Marcel de Longueville, près de la vigne des religieux de Saint-Taurin appelée les Plantes, pour le prix de 42 sous tournois (1262). Fol. 101-105. Vente à l'abbaye, par Simon de Bernienville, d'une pièce de terre située à Évreux, paroisse Saint-Aquilin, aux Ardillières, pour le prix de 16 livres tournois (1263) ; bail à fieffe passé par l'abbaye du Bec à celle de Saint-Taurin du pré que les religieux du Bec possédaient à Évreux, appelé le pré du Bec, borné d'un côté le pré des religieux de Saint-Taurin, d'autre côté le fief de l'évêque d'Évreux, d'un bout le grand chemin du Roi et d'autre bout les bains de Saint-Taurin (1251) : engagement pris par un certain nombre de tenanciers de l'abbaye de Saint-Taurin au sujet des obligations résultant pour eux de la banalité du moulin de Saint-Taurin situé dans la paroisse de Saint-Aquilin (1290) ; transaction passée entre le maire et les habitants de Nonancourt, d'une part, et l'abbaye, d'autre part, au sujet des droits de coutume dus à l'abbaye le jour de la foire de Saint-Laurent-des-Bois, « Saint Lorenz en la Campaigne joste Marcilly ». La transaction décide que les habitants de Nonancourt seront exempts de tous droits de coutume à l'occasion de ladite foire moyennant le payement à l'abbaye d'une rente annuelle de cinq sous tournois (1290) ; jugement du bailli de Gisors, rendu aux assises d'Évreux et dispensant les religieux de Saint-Taurin, contrairement aux prétentions de Richard Parcheval, chevalier, de se dessaisir d'une rente de deux setiers de blé et deux chapons qu'ils avaient achetée dans le fief dudit Richard Parcheval (1288) ; lettres de Denis Bataille, bailli de l'archevêque de Rouen, énumérant, d'après l'enquête testimoniale par lui faite, les droits d'usage appartenant aux religieux de Saint-Taurin dans la forêt de l'archevêque à Louviers (1288). Fol. 106-112. Autorisation donnée aux religieux de Saint-Taurin par Jean de Marle, bailli de Gisors et de Vernon, d'après les ordres du Parlement de Paris auquel l'abbaye s'était adressée, « de fere deus arches et deus piliers en mi l'iaue » sur le bras de la rivière d'Iton traversant l'enclos de l'abbaye, afin de réunir les anciens murs dudit enclos aux murs nouvellement construits, « pour retrere dudit clos le commun de la gent et de la ribaudaille, que els n'i entrassent... En tele manière qu'il facent les dites arches si hautes que li pescheeur et tuit cil qui en la dite rivière ont lour usage de pechier puissent passer par dessouz et user de lour usage si comme devant » (1290) ; lettres de Philippe-Auguste, roi de France, accordant ou confirmant à l'abbaye des droits d'usage dans la forêt d'Évreux. Le Roi accorde notamment aux religieux de Saint-Taurin vingt-six charretées de bois à deux chevaux par an, pour être employé au lavage de leur linge en dehors de l'enclos de l'abbaye, en considération de ce qu'il était malséant que les femmes habituées à faire la lessive se livrassent à cette occupation dans l'enclos de l'abbaye et au milieu des religieux (1191) ; fondation par l'abbaye de Saint-Taurin d'un hospice pour les pauvres sur un emplacement donné par elle, à la prière des habitants de Louviers, et faisant partie de son domaine de Louviers. Par le même acte, Guillaume Le Maçon est nommé administrateur de cet hospice sous le commun contrôle des religieux de Saint-Taurin et des bourgeois de Louviers (1212) ; donation à l'abbaye par Georges Neel et Eustachie, sa femme, d'une rente de deux muids de blé assignée sur leurs dîmes de Prey et confirmation par les mêmes de la donation des dîmes du fief de Miserey faite à l'abbaye par Robert Neel (s. d.) ; relevé des rentes en vin rouge et en vin blanc dues à l'abbaye sur les vignes de Longueville ; attestation délivrée par les exécuteurs testamentaires de Richard de Belle-vue, évêque d'Évreux, pour établir que si lors du service funèbre de l'évêque, célébré, suivant l'usage, dans l'église Saint-Taurin, les religieux de Saint-Taurin avaient fourni le luminaire, c'avait été de leur plein gré, et que la somme de 25 sous tournois qui leur était due pour ce luminaire leur avait été remboursée sur les biens de l'évêque défunt (1237). Fol. 113. Attestation de l'hommage prêté à l'abbé de Saint-Taurin par Jean du Martrey, dans la cour du manoir de l'abbaye à Louviers et suivant la forme accoutumée (1306). Fol. 114. Copie (transcrite au commencement du XVIIe siècle) de l'épitaphe de Benoît Le Duc, abbé de Saint-Taurin, décédé le 22 février 1503 : « Hic jacet bonx mémorix Benedictus Le Duc, hujus cxnobii abbas per XIII annos, beati Benedicti regulx sedulus observator, qui postquam hujus chori cathedras et pulpitum strui fecit, animam efflavit anno Domini millesimo quingentesimo secundo, die XXII februarii, cujus anima pace xterna fruatur. Amen. Pater noster. Ave. » Fol. 115-122. Copie de la charte de confirmation par Richard CSur de Lion, roi d'Angleterre, des biens et des possessions de l'abbaye, datée du Vaudreuil, le 15 janvier 1195. (Copie collationnée en 1767 par les notaires d'Évreux sur le titre original représenté par le sieur Gilles Biard, agent de l'abbaye de Saint-Taurin.).

Contexte :
Ordres religieux d'hommes > Abbaye de Saint-Taurin (Ordre de Saint-Benoît)
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