Rail à fieffé passé par Nicolas de Glos à Robert de Bernay, clerc de Guillaume, fils de Raoul, sénéchal de Normandie, de 20 acres de terre faisant partie de sa bruyère des Frétils, moyennant une redevance annuelle d'une livre de poivre (s. d. Fin du XIIe siècle) ; — donations, cessions et ventes à l'abbaye de terres et de rentes situées ou assignées aux Frétils par Nicolas de Glos, Guillaume d'Auvergny et Julienne, sa femme (s. d. Fin du XIIe siècle), Jean de la Chaucière (1222), Jean, Guillaume et Richard de la Gastine, frères (1274) ; — bail à ferme passé par l'abbaye à Raoul, curé des Bottereaux, du manoir de la Maillardière et de ses dépendances, ainsi que de la dîme des Bottereaux, appartenant aux religieux de Lyre, moyennant un fermage annuel de 42 livres tournois (1275. Cette charte contient l'énumération des animaux et du matériel d'exploitation qui garnissaient la ferme de la Maillardière) ; — accord entre Pierre « sire de Mouaz », chevalier, et les religieux de Lyre, au sujet de la banalité des moulins à foulon de Rugles, aux termes duquel ledit Pierre reconnaît que les hommes du Boshion, du Chesnay, des Seaules et d'Ambenay n'étaient pas tenus, comme il l'avait prétendu, à venir fouler leurs draps à ses moulins à draps de Rugles (1342) ; — copie d'un aveu du fief de la Maillardière, sis aux Frétils et à Ambenay et contenant 145 acres, rendu par les tenanciers (Jean d'Orbec, conseiller au Présidial d'Évreux, etc., etc. ) à Guillaume Baudot, seigneur de Neaufles, lieutenant général du bailli d'Évreux en la vicomte de Breleuil (1584). — (Dix-huitième chapitre, article 20, lettres V et X, de l'inventaire de 1738.).

H510 , 1711 , Ambenay ; Boshion-en-Vexin (Le) ; Breteuil ; Chambray ; Chesnay (Le) ; Evreux (Ville) ; Frétils (La Bruyère des) ; Frétils (Les) ; Lyons-la-Forêt (Abbaye de) ; Maillardière (ferme de) ; Neaufles-sur-Risle ; Rugles ; Seaules (Les), triège  

Rail à fieffé passé par Nicolas de Glos à Robert de Bernay, clerc de Guillaume, fils de Raoul, sénéchal de Normandie, de 20 acres de terre faisant partie de sa bruyère des Frétils, moyennant une redevance annuelle d'une livre de poivre (s. d. Fin du XIIe siècle) ; — donations, cessions et ventes à l'abbaye de terres et de rentes situées ou assignées aux Frétils par Nicolas de Glos, Guillaume d'Auvergny et Julienne, sa femme (s. d. Fin du XIIe siècle), Jean de la Chaucière (1222), Jean, Guillaume et Richard de la Gastine, frères (1274) ; — bail à ferme passé par l'abbaye à Raoul, curé des Bottereaux, du manoir de la Maillardière et de ses dépendances, ainsi que de la dîme des Bottereaux, appartenant aux religieux de Lyre, moyennant un fermage annuel de 42 livres tournois (1275. Cette charte contient l'énumération des animaux et du matériel d'exploitation qui garnissaient la ferme de la Maillardière) ; — accord entre Pierre « sire de Mouaz », chevalier, et les religieux de Lyre, au sujet de la banalité des moulins à foulon de Rugles, aux termes duquel ledit Pierre reconnaît que les hommes du Boshion, du Chesnay, des Seaules et d'Ambenay n'étaient pas tenus, comme il l'avait prétendu, à venir fouler leurs draps à ses moulins à draps de Rugles (1342) ; — copie d'un aveu du fief de la Maillardière, sis aux Frétils et à Ambenay et contenant 145 acres, rendu par les tenanciers (Jean d'Orbec, conseiller au Présidial d'Évreux, etc., etc. ) à Guillaume Baudot, seigneur de Neaufles, lieutenant général du bailli d'Évreux en la vicomte de Breleuil (1584). — (Dix-huitième chapitre, article 20, lettres V et X, de l'inventaire de 1738.).

Contexte :
Ordres religieux d'hommes > Abbaye de Lyre (Ordre de Saint-Benoît)

Grande charte de Lyre, contenant la donation faite à l'abbaye par Guillaume, fils d'Osberne, son fondateur, et par Adeliz, sa femme, de terres, de dîmes et de droits divers à la Vieille-Lyre et à la Neuve-Lyre, à Marnières, aux Fretils, à Breteuil, à Pacy, à Glos, à Pont-Saint-Pierre, etc. A la suite de cette donation, attribuée à l'année 1051 environ et souscrite par Guillaume, évêque d'Évreux, par Guillaume le Conquérant, duc de Normandie, et par Mathilde, sa femme, sont transcrites les donations des premiers bienfaiteurs de l'abbaye : Ernaud, fils de Popeline ; Ernaud, fils du précédent ; Raoul de Conches ; Guillaume de Breteuil, fils du fondateur de l'abbaye ; Ingenulfe, Guillaume, Robert et Wiard, fils de Grenton ; Osmondrfe Waspreia ; Guillaume de Thevray ; Richard Mahiard et Simon de Gouttières ; Raoul de Tournai ; Guillaume de Tournai et Gilbert, son frère ; Raoul de Pommereuil et Roger, son frère ; Robert de Tranchevilliers ; Gilbert, fils de Roger. (Parchemin de 79 centimètres de hauteur sur 52 de largeur) ; – seconde donation de Guillaume, fils d'Osberne et comte de Hereford, en faveur de l'abbaye. Cet acte est souscrit en même temps par Lanfranc, archevêque de Cantorbéry, et par Guillaume, évêque d'Évreux, bien que Lanfranc ne soit monté sur le trône archiépiscopal qu'en 1070 et que la mort de l'évêque d'Évreux Guillaume soit généralement attribuée à l'année 1066, notamment par le Gallia Christiana. Il est accompagné d'une autre charte également sur parchemin dans laquelle on a voulu voir une troisième donation du même Guillaume, fils d'Osberne, mais qui paraît n'être qu'un projet dressé en vue de la rédaction définitive de la donation précédente. La date de celle-ci pourrait être attribuée à l'année 1070, à la condition de prolonger jusqu'à cette année l'existence de Guillaume I, évêque d'Évreux ; – donation à l'abbaye par Amicie, dame de Montfort, pour le repos de l'âme de Guillaume de Breteuil, son frère, d'une rente annuelle de 60 sous d'angevins (s. d., en présence de Roger, frère de la donatrice, évêque élu de Saint-André) ; – confirmation par Robert (II), comte de Leicester, des biens et des droits que l'abbaye possédait dans l'étendue de ses fiefs (s. d., en présence de Gilebert des Minières, sénéchal du comte) ; – confirmation des biens et des privilèges de l'abbaye de Lyre par Robert (II), comte de Leicester (s. d., en présence d'Amicie, sa femme) ; – confirmations par Robert II et par Robert III, comtes de Leicester, des donations faites à l'abbaye par Richard de Bois-Anzeray et par Baudry, fils d'Hoël (s. d.) ; – donation à l'abbaye par Robert (IV), comte de Leicester, du village du Champ-Motteux et de droits d'usage dans la forêt de Breteuil (s. d.) ; – confirmation par Arnaud du Bois (Ernaldus de Bosco) des donations faites à l'abbaye par ses ancêtres ou par leurs vassaux et donation aux religieux de Lyre de ses droits de dîme sur les moulins de Verrières (s. d.) ; – confirmation par Henri II, roi d'Angleterre, des donations faites à l'abbaye tant en France qu'en Angleterre (Westminster, s. d., 1142-1164) ; – vidimus des lettres de sauvegarde accordées à l'abbaye par le dauphin Charles, régent du royaume, et adressées aux capitaines des châteaux de Breteuil et de Conches, etc. : «... Noz amez et féaulx les religieux, abbé et couvent de Nostre Dame de Lire nous ont fait monstrer en complaignant que comme leur moustier avecques la greigneur partie des autres maisons de leur abbaie et leurs biens dedans estans et leurs autres manoirs et grandies hors ovecques les biens dedans estans aient esté ars et gastez par les enemis du royaume et aussi vous ou aucuns de vous avez prins et encores vous efforcez de jour en jour de prendre de leurs biens... Pour lesquelx griefs les diz religieux n'ont de quoi vivre et sont demoures povres, mendians et dispers... » (1359) ; – exemption de tous droits de coutume, de tonlieu, de passage, de pontage, etc., accordée à l'abbaye pour ses biens et ses marchandises par Henri II, roi d'Angleterre (Le Vaudreuil. S. d.) ; – lettres de protection et de sauvegarde accordées à l'abbaye par Henri II, roi d'Angleterre (Caen, Argentan et Léry. S. d.) ; – promulgation par Henri Louvel, bailli de Verneuil, d'un jugement de l'Échiquier de Rouen qui avait confirmé les religieux de Lyre, nonobstant l'opposition de Jean de Saint-Léonard, ancien bailli de Verneuil, dans leur droit de jouir des droits de coutume, de haute et de basse justice une semaine sur dix dans les villes de Breteuil, de Glos, de Lyre et de Pacy (1279) ; – arrêt du Parlement de Paris interprétant et réglementant le droit ci-dessus au point de vue des causes introduites et non terminées dans la semaine réservée à l'abbaye : «... Per arrestum nostre curie dictum fuit quod dicti religion cognitionem causarum in eorum décima septimana inchoalam et non complétant ipsi poterunt quantum ad cause cognitionem solummodo pertinet complere in novem sepùmanis nostris » (1310) ; – copie collationnée (1580) des lettres patentes de Philippe V le Long, vidimant et confirmant les donations faites à l'abbaye par ses fondateurs, notamment celles de Guillaume, fils d'Osberne, et des comtes de Leicester (1320) ; – vidimus d'un mandement de Philippe VI de Valois, adressé « aux gens des Comptes » à Paris, pour leur notifier que l'intention du Roi « n'est mie ne n'a esté que l'abbaye de Lyre en Normendie ne aucuns membres d'icelle soient mis hors de nostre main... ; si vous mandons que ce vous signifiez aus commissaires députez à faire certaine assiette ès parties pardela à nostre frère d'Alençon et à nostre très chier cousin le Roy de Navarre, conte de Évreux... » (1337) ; – copies d'une plainte formulée par les religieux de Lyre contre les sieurs de la Frette et de Basqueville, capitaines de compagnies, qui avaient logé de force dans l'abbaye avec leurs gens d'armes et commis plusieurs excès, ainsi que de l'information par témoins faite à ce sujet par le sénéchal de l'abbaye (1585) ; – sauvegardes accordées à l'abbaye par le baron de Médavy, capitaine de 50 hommes d'armes, bailli d'Alençon et gouverneur de Verneuil, et par le vicomte de Tavannes, « mareschal général des camps et armées catholiques, comandant en Normandie » (1591). Au bas de ses lettres de sauvegarde, le vicomte de Tavannes a ajouté de sa main : « pour l'église et le logis des moynes seullemant » ; – copies d'un arrêt du Parlement de Rouen, du 29 juillet 1652, et d'un arrêt de la Chambre des Comptes, du 12 juillet 1653, ordonnant l'enregistrement, sous la réserve des modifications portées dans lesdits arrêts, des lettres patentes d'avril 1651, qui avaient rendu exécutoire le contrat d'échange passé entre le Roi et le duc de Bouillon du comté d'Évreux et de ses dépendances contre les principautés de Sedan et de Raucourt ; – confirmation par Hugues III d'Amiens, archevêque de Rouen, des biens possédés par l'abbaye dans l'étendue de son diocèse. Cette charte, datée de 1145 et adressée à l'abbé de Lyre Bildier, porte, outre la souscription de l'archevêque, celles de Gautier, abbé de Saint-Wandrille, de Fraterne, abbé de Saint-Ouen, et des dignitaires suivants de l'archevêché et du chapitre : les archidiacres Fulbert, Hugues, Osmond et Geoffroi, le doyen Galeran, le sacriste Nicolas, l'écolâtre (magister scolaris) Laurent, le chantre Gilbert ; – lettres de Gautier de Coutances, archevêque de Rouen, adressées à Raoul de Varneville, évêque de Lisieux, et au clergé de son diocèse, pour leur prescrire de recommander aux fidèles de faire des aumônes aux religieux de Lyre qui se présenteraient dans les églises du diocèse afin de recueillir des offrandes pour reconstruire leur monastère récemment incendié (1188) ; – confirmation par Garin de Cierrey, évêque d'Évreux, des donations faites à l'abbaye par Arnaud du Bois, Gilbert des Essarts, Guillaume de Chanteloup, Eustache de Renneville, Guillaume de Séez-Moulins (s. d., en présence des archidiacres Raoul et Gilles, de Raoul de Conches, de Robert du Bois-Normand et de Chrétien, prêtres, etc., 1193-1201) ; – nomination par Garin de Cierrey, évêque d'Évreux, des vicaires perpétuels présentés par l'abbaye de Lyre pour les églises de Breteuil, de Saint-Denis-du-Béhélan (de Brolioherlant), de Champ-Dominel, de Roman, de Corneuil, de la Vieille-Lyre et de Glos-la-Ferrière (s. d.) ; – vidimus et confirmation (1209) par Luc, évêque d'Évreux, de la charte de Robert IV, comte de Leicester, confirmant à l'abbaye de Lyre les biens et les privilèges qu'elle possédait dans l'étendue de ses fiefs, à la charge de lui fournir le service de deux chevaliers pour sa garde à Breteuil (s. d., vers 1200) ; – confirmation par Luc, évêque d'Évreux, des donations faites à l'abbaye par Roger des Essarts, Guillaume Chevroel et Gilbert Chevroel, son fils, Guillaume Burnel, Guillaume et Gilbert du Chesne, Hubert de Nagel (de Nagelet) Baoul du Bois-Gencelin, Gilbert de Arsiciis, Bichard Laurent, Baoul, Simon et Galeran, ses frères (s. d.) ; – confirmation par le chapitre d'Evreux des biens et des droits de l'abbaye, déjà confirmés par Garin de Cierrey, ancien évêque d'Évreux (1210) ; – déclaration générale des biens et des revenus de l'abbaye de Lyre, fournie au Roi par Jacques Bretel de Gremonville, abbé commendataire (1648. Cahier de 8 feuillets parchemin. Incomplet) ; – mémoire sur les biens, revenus et possessions de l'abbaye (XVIIIe siècle). – (Chapitre premier de l'inventaire général de 1738, en quatre volumes in-folio.).

H438 , XVIIIe siècle , Alençon ; Argentan ; Bacqueville ; Breteuil ; Caën ; Champ-Dominel (Le) ; Champ-Motteux (Le), sis près de Breteuil ; Corneuil ; Evreux (Chanoines, signataires, doyens d') ; Evreux (Grands Chantres d') ; Frétils (Les) ; Glos-la-Ferrière ; Léry ; Lyons-la-Forêt (Abbaye de) ; Marmières ; Neuve-Lyre (La), dite aussi « la Jeune-Lyre » ; Pacy-sur-Eure ; Paris (Parlement de) ; Pont-Saint-Pierre ; Raucourt ; Roman ; Rouen (Parlement de) ; Saint-Denis-du-Béhélan ; Sédan ; Vaudreuil (Le) ; Verneuil-sur-Avre ; Verrières (Les Moulins de), sis proche …) ; Vieille-Lyre (La)  
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Ordres religieux d'hommes > Abbaye de Lyre (Ordre de Saint-Benoît)
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Cartulaire de l'abbaye de Saint-Pierre-de-Préaux

H711 , XIe-1494 , Angleterre (L') ; Authou ; Bec-Héllouin (Abbaye du) ; Bourg-Achard (Prieuré de Saint-Lô de) ; Brétigny ; Brionne ; Brionne (Léproserie Saint-Michel) ; Brotonne (Forêt de), située près de Hauville ; Brucourt ; Campigny ; Chapelle (fief de la), sis à Campigny ; Combon ; Cormeilles (Abbaye du) ; Corneville (abbaye de) ; Dieppe ; Epaignes ; Epaignes (le Moulin dit de), sis à Criqueville ; Etréville ; Evreux (Ville) ; Gaillon ; Graimbouville ; Hauville ; Honfleur ; Hoquetot ; Houquetot ; Isle-Dieu (Abbaye de), près Perruel ; Lisieux ; Lisieux (Le Chapitre de) ; Mantes ; Meulan ; Montfort-sur-Risle ; Moulin-l'Evêque (Le), sis à Tricqueville ; Neubourg (Le) ; Neuville (fief de) ; Normandie (duché de) ; Pont-Audemer (Paroisse Saint-Germain de) ; Pont-Audemer (Paroisse Saint-Ouen de) ; Pont-Audemer (ville) ; Pont-de-l'Arche, ville ; Préaux (Abbaye de Saint-Léger de) ; Préaux (Abbaye de Saint-Pierre de), Bénédictins de Saint-Maur ; Préaux (Église dédiée à Saint-Thomas-Becket à) ; Préaux (Paroisse de N.-D. de) ; Quillebeuf-sur-Seine ; Roque (ermitage de la) ; Rouen (ville) ; Saint-Béranger-de-la-Roque (ermitage de) ; Saint-Cyr-de-Salerne ; Saint-Denis-le-Thibout ; Saint-Médard ; Saint-Pierre-de-Salerne ; Saint-Sauveur-le-Vicomte (Abbaye de) ; Seine (La), fleuve ; Selles ; Tourville-près-Pont-Audemer ; Toutainville ; Triqueville ; Vascoeuil  

Ce registre, donné aux archives départementales de l'Eure, en 1857, par M. le marquis de Blosseville, renferme 238 feuillets (dont un, le 148e, porte un numéro bis) mesurant 27 millimètres de hauteur sur 20 millimètres de largeur, marges comprises, et contient la transcription de 640 chartes ou documents du XIe siècle (1034 environ) à 1494. Les feuillets 1 à 81 et 97 à 147 appartiennent à la transcription primitive dont la date exacte (1227) est indiquée par la note suivante que le copiste du cartulaire à inscrite à la fin du feuillet 48 verso : « Somnium magistri Willelmi scriptoris hujus libri (en rubriques). » « Ipso die, dum scribebam cartam istam, ego frater Willelmus, claustralis monachus de Pratellis, audivi a pluribus quod nos habuimus de primo theloneo Pratellensis VII solidos et VII obolos. Quinto decimo kalendas Julii. Luna XX nona. Anno ab incarnatione Domini M° CC° XX° VII°. Dies Pasche III° idus Aprilis. Tempore Bernardi abbatis, et ipse erat in Anglia. Régnante Ludovico, filio Ludovici, rege Francorum. » Cette première rédaction comprend notamment les bulles et privilèges apostoliques, au nombre de dix (feuillets 1 à 8), les chartes émanées des archevêques, évêques et chapitres (feuillets 9 à 24), les diplômes des rois d'Angleterre et de France (feuillets 25 à 32), les donations etc. Des seigneurs, fondateurs et bienfaiteurs de l'abbaye (fol. 33 à 81 et 97 à 147). L'interruption de cette série de chartes entre les feuillets 81 et 97 s'explique, comme les autres anomalies que présente l'agencement du cartulaire, par l'interversion, à une époque déjà ancienne, des cahiers de copie qui n'ont pas été reliés dans leur ordre logique. On peut constater en effet que la fin de la transcription de la pièce n° 285 (fol. 96 v°, d'après le numérotage de la fin du XVIe siècle) se trouve rejetée 77 feuillets plus loin, au fol. 173 r°. Les transcriptions des feuillets 181 à 201 forment un travail distinct, postérieur à la rédaction primitive (1231-1285, circa), et s'appliquent spécialement à des documents concernant les possessions des religieux de Préaux et les obligations de leurs tenanciers en Angleterre. Les feuillets 18 verso à 96, 148 à 180, 202 à 208, d'écritures différentes, contiennent des chartes du XIIIe et du XIVe siècles transcrites à une époque plus récente. Enfin on a copié sur les feuillets 232, 233, 237 et dernier trois documents du XVe siècle. Les feuillets 209 à 231 et 234 à 236 sont restés blancs. La plupart des chartes transcrites sont précédées de titres en rubriques et ornées de lettres initiales rouges ou vertes. Fol. 1 à 7 verso. Confirmations des biens, droits et privilèges de l'abbaye par les papes Alexandre III (deux bulles, l'une non datée, l'autre de 1179), Célestin III (1194), Innocent III (1199) et Honorius III (six bulles, dont une de 1220, trois de 1222 et deux de 1224). Fol. 8 recto. Donation à l'abbaye par Jean, seigneur d'Harcourt et de Brionne, des droits de coutume qu'il possédait dans les bois des religieux de Préaux à Saint-Pierre-de-Salerne, à Saint-Cyr-de-Salerne et à Brétigny pour les réparations et réédifications de ses moulins, de ses écluses et de ses gords de Brionne. Jean d'Harcourt confirme en outre à l'abbaye la possession de son moulin de Salerne, sis à Authou, et des droits de mouture en dépendants (1293). Fol. 9-24. Confirmations des droits de patronage, de dîmes, etc., appartenant à l'abbaye dans diverses paroisses (Étréville, Saint-Cyr-de-Salerne, Épaignes, Selles, Notre-Dame-de-Préaux, Toutainville, Saint-Germain et Saint-Ouen de Pont-Audemer, Saint-Pierre-de-Salerne, etc.), par Rotrou, archevêque de Rouen (1183, etc.), Gilles I du Perche, évêque d'Évreux (s. d.), Robert II Poulain, archevêque de Rouen (1210), Jourdain du Houmet, évêque, et le chapitre de Lisieux (1216), Thibaud d'Amiens, archevêque de Rouen (1226), Raoul de Varneville (s. d.), Guillaume I de Ruffière (s. d.), Guillaume II du Pont-de-1'Arche (1224), Arnoul (s. d.), évêque de Lisieux, Richard de Bellevue, évêque d'Évreux (1228), Hugues III d'Amiens, archevêque de Rouen (s. d.) ; transactions et sentences arbitrales passées ou prononcées au sujet des contestations soulevées à propos de droits de patronage, de dîmes et de rentes sur les paroisses ou sur les églises d'Étréville, de Brucourt, d'Houquetot, de Saint-Denis-le-Thiboult, de Vascoeuil de Saint-Germain de Pont-Audemer, entre les religieux de Préaux, d'une part, Luc de Pont-Audemer, chanoine de Rouen (1210), Geoffroi et Gilbert de Brucourt, Robert Ridel, curé d'Houquetot (1205), l'abbaye de l'Isle-Dieu (1207-1226), Robert Poisson, Raoul, curé de Saint-Germain de Pont-Audemer (s. d.) d'autres parts ; sentence rendue par le doyen, le chantre et l'official d'Évreux, juges délégués par le pape, pour obliger le desservant de la chapelle de l'Hôtel-Dieu de Pont-Audemer à prêter le serment de fidélité à l'abbé et au couvent de Préaux et pour lui défendre de recevoir, sans l'autorisation de l'abbaye, les paroissiens de la ville de Pont-Audemer au préjudice des droits des églises paroissiales (1226) ; procès-verbal de consécration de l'autel de l'église de Préaux, placé sous l'invocation de saint Thomas-Becket et de saint Léger, par Raoul de Varneville, évêque de Lisieux, le 14 septembre 1183. L'évêque consécrateur rappelle qu'à certaines fêtes de l'année le chef de saint Léger doit être exposé par les religieux de Préaux à la vénération des fidèles et accorde des indulgences aux visiteurs qui apporteront leurs offrandes. Fol. 25-32. Confirmations par Henri II, roi d'Angleterre, duc de Normandie et d'Aquitaine et comte d'Anjou, des donations faites à l'abbaye par Onfroi de Vieilles (ex dono Hunfredis constructoris ipsius abbatie Pratellensis, quicquid habebat in predicta villa Pratellensi, excepta parte illa quam reservabat alteri abbatie quam proponebat conversationi sanctimonialium construere), par Roger et Robert, fils dudit Onfroi, et par les autres bienfaiteurs de l'abbaye (dix confirmations, dont les dates doivent être placées entre les années 1163 et 1189. La confirmation générale, datée de Caen, qui énumère les noms des donateurs et indique la nature et la situation des biens de l'abbaye, doit être attribuée à l'année 1188 ; les témoins sont : Gauthier de Coutances, archevêque de Rouen, Hugh de Puisac, évêque de Durham, Henri II, évêque de Bayeux, Hugh Nonant, élu de Coventry, Robert, fils de Guillaume, archidiacre de Nottingham, Jean de Coutances, archidiacre d'Oxford, le comte Guillaume de « Mannevilla », Guillaume, comte de Salisbury, Guillaume « de Hummis », connétable, Guillaume, fils de Raoul, sénéchal de Normandie, Guillaume « Mara », Aubré de Saint-Martin, Gilbert, fils de Reinfroi ; confirmation par Richard CSur de Lion, roi d'Angleterre, des exemptions de taille et des autres privilèges concédés à l'abbaye par Robert, comte de Meulan, privilèges qu'avait déjà confirmés son père Henri II (Datum per manum E., Elyensis episcopi, cancellarii nostri. Apud Rupem de Oirevalle, anno IX regni nostri, XXII die Augusti [1198] ; cession par les religieux de Préaux à Louis VIII, roi de France, de l'emplacement de leurs moulins situés « super aquam Dieppe, inter Vadum petrosum et Novum castellum », moyennant une rente annuelle de 40 sous, etc. (Le Vaudreuil. Août 1225). Fol. 33-35. Confirmation par Galeran II, comte de Meulan, des donations faites à l'abbaye par Onfroi de Vieilles, Roger de Beaumont et Robert, ses fils, etc. En tête de cette confirmation, datée de la cour de Brionne, 1155, est transcrite par extraits la donation d'Onfroi de Vieilles, restaurateur de l'abbaye de Préaux (vers 1034), précédée de cette rubrique : « Karta Hunfridi de Vetulis, de donis que contulit ecclesie Pratellensi, qui extitit reedificator illius loci antiquitus destructi. » Après avoir.confirmé les anciennes fondations faites au profit de l'abbaye, le comte Galeran donne aux religieux de Préaux de nombreux droits à Pont-Audemer et sur la rivière de Risle : « donavi... Decimam des estals Pontisaudimeri et de vicecomitatu, et de sicca molta 1 boisselaige et de molendinis tanereiz et de molendinis folereiz et de cortillagiis et de omni re quae decimari debet vel potest vel poterit. Et si nove ecclesie in prefata villa constructe fuerint, in potestate ecclesie sancti Petri de Pratellis, omnium remota calumia, transeant... Supradictis etiam addo decimam omnium salmonum in Risla captorum ; et in anniversario Roberti patris mei, comitis de Mellen t, duorum dierum piscaturam in Risla... Do etiam consuetudinem et quittanciam navium vel baccorum suorum ad Mellent et per totam meam terram... » Cette donation, octroyée par le comte Galeran, avec le consentement de Robert, son fils, et d'Agnès, sa femme, le même jour que la confirmation qui la précède, fut lue par lui devant les religieux de Préaux, assemblés au chapitre. Les témoins furent : Rotrou de Beaumont, évêque d'Évreux, Roger, abbé du Bec, Raoul, abbé de la Croix-Saint-Leufroi, Osberne, abbé de Corneville, Robert du Neubourg, Robert, sénéchal, Guillaume « de Pinu », Raoul Besillart, Raoul, fils d'Aubrée, Gautier de Saint-Sanson, Crépin et Henri, fils de Raoul, Raoul, fils de Turold, Raoul Efflanc, Gilbert « de Bigaz », Richard « de Sancta Maria », Thomas de Tournebu. Fol. 36 verso. Donation à l'abbaye par Galeran (II), comte de Meulan, d'une rente de 20 sous qu'il percevait annuellement sur ses étaux de Pont-Audemer. Cette donation avait pour but l'entretien de la lampe placée dans le chapitre de l'abbaye, où reposaient les corps des ancêtres du fondateur (s. d. Vers 1160). Témoins : la comtesse Agnès et Robert, femme et fils du donateur, Robert de Fortmoville, Guillaume « de Pinu », Raoul de Manneville, Henri de Pont-Audemer, Roger « de Altaribus », chapelain du comte Galeran. Fol. 38 recto. Accord entre Galeran (II), comte de Meulan et Robert du Neubourg, son parent. Le comte Galeran abandonne à Robert du Neubourg des biens et des revenus faisant partie de ses domaines à Pont-Audemer, au Neubourg, à Brionne, à Meulan, à Rouen, etc. En retour, Robert du Neubourg devient son homme et son fidèle vassal : «... Factus est homo meus contra omnes homines, salva fidelitate domini Normannie ; et clamavit adquietas omnes calumpnias et querelas que erant inter nos, et assecuravit mihi juramento omnes terras et tenuras meas et fidèle auxilium contra omnes qui mihi vellent malefacere de terra sivc de aliqua possessione mea et ego similiter ipsi. Assecuravit etiam mihi quod non prohiberet mihi castellum suum ad guerrificandum omnes qui terram mihi vellent auferre... » (S. d.). Fol. 40 recto. Confirmation par Galeran, comte de Warwick, des biens, situés en Angleterre, donnés à l'abbaye par le comte Henri, son grand-père ; « totam villam de Warmitona com omnibus pertinentiis suis, exceptis Berrewikis » (s. d.). Fol. 41 recto. Confirmation par Robert (IV), comte de Meulan, de la donation faite par le comte Galeran, son père, à l'abbaye de Saint-Pierre-de-Préaux, où il avait été enterré, de 10 arpents de terre plantés ou à planter en vignes, situés « apud Osbergenvillam ». Robert de Meulan ajoute à ce don 10 autres arpents de terre au même lieu (s. d. 1167-1171. Rotrou de Beaumont, archevêque de Rouen, Arnoul, évêque de Lisieux, Aimeri, abbé de Saint-Ouen, Richard, abbé du Valasse, figurent parmi les témoins). Fol. 41 verso. Donation à l'abbaye par Robert (IV), comte de Meulan, de divers droits de coutumes dans la forêt de Brotonne (s. d. 1182-1196). Fol. 42 verso. Donation à l'abbaye par Robert (IV), comte de Meulan, de tous ses moulins de Pont-Audemer et de leurs dépendances (s. d.). Fol. 43 verso. Donation par le même du droit de pêche dans la rivière de Risle pendant la dixième semaine (s. d.). Fol. 46 recto. Donation par le même de la maison dont Michel Le Vilain était tenancier, située « inter monasterium sancti Audoeni et pontum Risle » (s. d. 1182-1196. Guillaume, abbé de Corneville, figure parmi les témoins). Fol. 48 verso. Confirmation par Roger, comte de Warwick, de la donation faite à l'abbaye par Raoul de Saint-Sanson, de biens situés en Angleterre « scilicet I hidam et virgatam terre in Warmintona, et decimam de Warmintona, et decimam de Ordlavescota et decimam de Soteswella... » (s. d. Témoins : la comtesse de Warwick, Henri, frère du comte Roger, Guillaume Giffard ; Gautier, chapelain ; Henri, sénéchal). Fol. 49 recto. Donation à l'abbaye par Henri de la Prée, en considération de son entrée en religion, de 12 acres de terre situées à Combon, dans le fief de Marguerite, comtesse de Warwick, mère de Robert du Neubourg (s. d. 1152-1168). Fol. 49 verso. Confirmations par Roger de Portes de la donation faite à l'abbaye par Geoffroi de Combon de 15 acres de terre sises au Mesnil-Othon (s. d.). Fol. 51 recto. Donation à l'abbaye par Henri du Neubourg des terres, situées à Meulan, qu'il tenait de Robert IV, comte de Meulan (s. d. 1166-1168). Fol. 53 verso. Lettres de Jocelin de Bailleul, évêque de Salisbury, déclarant que d'après les résultats de l'enquête à laquelle il s'était livré, l'abbé de Préaux n'avait pas le droit de présenter à l'église « de Estona », à moins que ce ne fût en présence et du consentement de Nicolas, fils de Touroude (Turoldi.S. D. 1142-1189). Fol. 54 verso. Donation à l'abbaye par Roger Abbadon de divers biens situés en Angleterre (s. d. 1129-1142. Témoins et consentants : Robert II, comte de Leicester ; Hugues, fils de Roger Abbadon ; Roger, comte de Warwick, Henri et Geoffroi, ses frères ; Guillaume « Gifart » ; Henri, sénéchal du comte de Warwick ; Roger de Clinton, évêque de Chester ; Richard, abbé de Préaux). Fol. 57 verso. Mandement adressé par Robert (IV ?), comte de Meulan, à ses officiers et à ses prévôts de Pont-Audemer, pour leur prescrire de payer exactement la rente de 7 sous et demi par mois assignée par ses prédécesseurs pour l'entretien de l'ermite de la Roque, « pro sustentatione monachi in hermitorio sancti Berengarii de Roca commorantis » (s. d.). Fol. 58 recto. Confirmation par Roger de Bailleul, abbé, et par le couvent du Bec, de la donation faite à l'abbaye de Préaux par Jean de Livet d'une acre de terre et d'un emplacement propre à construire un moulin (1170). Fol. 59 recto. Accord entre Guillaume II, abbé, et le couvent de Préaux, d'une part, et Ernaud de Tourville, d'autre part, au sujet d'un moulin que ledit Ernaud de Tourville avait fait construire devant sa porte. Ernaud de Tourville s'engage à payer à l'abbaye une rente annuelle de 12 sous (s. d.). Fol. 60 recto. Confirmation par Henri Toroude, d'Étréville, de la donation faite à l'abbaye par ses ancêtres de 15 acres de terres attenantes au manoir des religieux de Préaux à Étréville (1217) ; titres d'une rente de 40 sous assignée au profit de l'abbaye sur un moulin appelé le Moulin-l'Évêque, à Triqueville (s. d.). Fol. 63 recto. Donation à l'abbaye par Guillaume Ferrant, à l'occasion de son entrée en religion, de terres situées à Bourg-Achard (1219). Fol. 63 verso. A la suite de la charte ci-dessus, le copiste du cartulaire a transcrit la note suivante relative au retour d'Angleterre de l'abbé Bernard de Combon, en 1227 : « Anno ab incarnatione Domini M° CC° XX° VII°, in vigilia sancti Laurentii, abbas Bernardus venit de Anglia et com eo Adam, monachus Pratellensis, qui fuerat prior de Anglia ; et ipse Adam secum abstulit et dédit Deo et ecclesie sancti Pétri de Pratellis eucaristiam ubi corpus Domini debet esse super altare. ». Fol. 64-81 recto. Donations, confirmations, etc., au profit de l'abbaye, de biens et de rentes situés ou assignées dans diverses paroisses, par Robert de la Houssaye, Geoffroi, Henri et Robert Louvet, Raoul Tesson, Robert de Tournay, Richard L'abbé, de Saint-Médard (s. d.), Hervé de Rotes, chevalier (1222), Roger de Salerne, fils de Gilbert de Boisset, chevalier (1216), Luc d'Aviron (s. d.), Richard Efflanc, de Tourville, chevalier (1227), Michel L'Abbé, de Tourville, Guillaume « de Bonesbooz », Henri, fils de Robert de Serquigny, Nicolas de Tannei (s. d.), Guillaume d'Émalleville, Guillaume Picot, chevalier, et Roger Espeudri, « de Hoquetot » (1213), Hugues « de Bruecuria », chevalier, Jocelin « de Moiaz », Richard L'Abbé, de Saint-Médard, Guillaume du Chesnay (s. d.), Hugues d'Astin (1210), Robert de Montreuil, Guillaume « Le Poignor », Hugues « de Bauquençai », Geoffroi d'Omonville (s. d.), Thomas, fils d'Yves d'Épaignes, Raoul du Hamel (1219), Etienne Escarpi, de Toutainville, Etienne Maunoury (1222), Richard Le Plat (1224), Michel de Mont, de Toutainville (1227), Guillaume Hasle et Aubrée, sa femme (1218), Richard du Bosc, Renaud de Préaux {s. D.), Guillaume « Wanescrot » (1227), Robert Escarbot {s. D.) ; assignation par Thomas, abbé de Préaux, avec le consentement de son couvent, d'une rente annuelle de 40 sous pour l'entretien du luminaire de l'autel Notre-Dame les dimanches et jours de fêtes. A l'occasion de cette fondation, Raoul de Freneuse, prieur et sacriste de l'abbaye, accorde une somme de 30 livres tournois pour la réparation du dortoir des religieux (1214). Fol. 84 recto. Confirmation par Guillaume II du Pont-de-l'Arche, évêque de Lisieux, des droits de l'abbaye de Préaux sur l'église Saint-Antonin d'Épaignes, tels qu'ils avaient été reconnus par ses prédécesseurs, Guillaume de Buffière et Jourdain du Houmet (1244). Fol. 85 recto. Bail à fieffe passé par l'abbaye de Saint-Sauveur-le-Vicomte à celle de Préaux de tout ce qu'elle possédait à Neuville, au diocèse de Rouen (in Nova villa juxta castrum de Drincort) moyennant une rente annuelle de 50 sous tournois (1251). Fol. 87 recto. Mandement adressé par le bailli à l'archevêque de Rouen pour lui notifier un jugement, rendu aux assises royales de Pont-de-l'Arche, qui avait tranché au profit de l'abbaye la question du droit de patronage de l'église Saint-Sanson d'Étréville litigieuse entre les religieux de Préaux, d'une part, le roi de France, Roger de Brotonne et Jean de Villiers, fils de Nicolas de Villiers, d'autres parts (1301). Fol. 92. Cession à l'abbaye par Richard de Brionne, chevalier, de tous ses droits sur le moulin « Seyn » qu'il tenait des religieux de Préaux (1255) ; vente à l'abbaye par Luc, recteur, et par Raoul Morse, prieur de la léproserie de Saint-Michel de Brionne, d'une rente d'un setier d'orge et de cent anguilles, assignée sur le moulin « Sayn » (s. d.). Fol. 94 recto. Abandon à l'abbaye par Robert Louvet, de Campigny, de ses droits de moute prétendus sur son fief de Campigny appelé le fief de la Chapelle (1254). Fol. 96. Lettre adressée à l'évêque de Lisieux par Jean I de Carretot, abbé de Préaux, pour s'excuser de ne pouvoir assister personnellement au synode d'hiver et pour accréditer à sa place A. de Mantes, prieur de l'abbaye (1339) ; lettres patentes de Charles IV le Bel, roi de France, ordonnant, en conformité d'un arrêt de la Chambre des Comptes, de laisser jouir paisiblement les religieux de Préaux de l'exemption des droits de péage sur la Seine pour le transport de leurs vins et de leurs futailles, telle qu'elle leur avait été accordée par son père Philippe le Bel (1327). Fol. 97-147. Notices des donations faites à l'abbaye au XIe et au XIIe siècles. Cette partie du cartulaire que porte en tête la rubrique : « In nomine Domini. Incipit de donis que Hunfridus de Vetulis dédit ecclesie Pratellensi », renferme la transcription par extraits des plus anciennes fondations faites au profit de l'abbaye depuis sa reconstruction par Onfroi de Vieilles vers 1034. Presque toutes sont rédigées à la troisième personne sous forme de notices non datées, mais précédées d'indications chronologiques comme les suivantes : « Illo anno quo perrexit Robertus cornes Jérusalem... Regnante Willelmo Roberti marchionis filio... Illo anno quo mortuus fuit Britanniae cornes A lannus nomine apud Fiscannum... Quo prius inceptum est concilium de pace apud Cadunum. Defuncto abbate Anffrìdo et loco ipsius Willelmo abbate locato... Illo anno quo imperatrix Alemannorum rediit ad patrem suum Henricum regem Anglie in Normannia... Eo anno quo Galerannus cornes Mellent accepit Rogerium de Thoneio... Biduo antequam Willelmus Wanescrot iret Jerusalem... Anno quo Willelmus Rufus, rex Anglorum, et Robertus, comes Normannorum, obsederunt suum fra-trem Henricum in Monte Michaelis... Eo anno quo Willelmus puer, Henrici regis Anglie filius, fecit homagium Ludovico regi Francie... Regnante Roberto, Willelmi regis filio, regis Anglorum... Anno quo Juliana, uxor Eustachii, et filia Amalrici comitis, moniales facte sunt., quo rex juvenis Henricus perrexit Tholosam... Mortuo Walterio Pipardo in Anglice regionis bello... Eodem anno quo in conjugium sortitus est Normannorum marchio Willelmus nomine... Regnante Willelmo filio magni regis Willelmi in Anglia et Roberto fratre ejus ducatum Normannie obtinente... Regnante secundo Willelmo Anglorum rege, magni regis Willelmi filio, qui Anglos bellando adquisivit... Etc. » Parmi les notices les plus intéressantes insérées dans cette partie du cartulaire, on peut citer la suivante, qui, à propos d'une contestation soulevée au sujet de la propriété des églises de Pont-Audemer en présence de Roger de Beaumont, fils d'Onfroi de Vieilles, restaurateur de l'abbaye, retrace les formalités de la procédure du duel judiciaire à la fin du XIe siècle : « Defuncto abbate Anffrido (l'abbé Anffroid mourut en 1078) et loco ipsius Willelmo abbate locato, advenit Ro-gerus Bellemontis precatu monachorum in capitulo eorum, volens scire quomodo se res monasterii haberent. Tune, presente eo, lecta est carta quam firmaverat pater suus et ipse de constructione loci, et ejus jussu exposita. Monachi vero conquesti sunt ex his que in carta scripta erant multa se amisisse et maxime ecclesias Audimeripontis, quas abbas Anffridus dederat Hugoni clerico, Turulfi filio, sine eorum consensu vel licentia. Rogerus vero, ut cla-mores eorum audivit, jussit ut omnia, sicut in carta erant scripta, ita redirent ad dominium monachorum, que sine licentia vel Consilio conventus eorum fuerant dispersa. Hugo vero clericus, ut hec audivit, erexit se adversus monachos, dicens ex integro supradictas ecclesias à domino Hunfrido, cenobii constructore ejusdemque Rogerii patre, antequam ab abbate Anffrido se habuisse. Monachis vero contradicentibus, denominatum est placitum ut ex utraque parte convenirent homines qui hujus rei essent testes, quod et factum est. Ex parte igitur monachorum afifuit testis Goncelinus et ex parte Hugonis ejus frater Gauzfridus. Quid plura ? Assign atis testibus et datis vadimoniis, denominatus est dies ut a supra nominatis testibus bellum fieret. Sed, ut ventum est ad prelium, gratia Dei Gauzfridus, testis et frater Hugonis, qui adversus Gonselinum pro hac re debebat dimicare, invalidum menbris et maxime brachiis se esse confessus est nec ad hoc opus se valere. Quod ut audivit Rogerus, nolens ut ex toto amitteret (Hugo erat enim suus consanguineus), precatus est abbatem Willelmum, quem ad Bellummontem corn quibusdam monachis causa hujus negotii transmiserant fratres loci, ut decem libras denariorum ex Hugone susciperet, ea tamen con-ventione ut, quoad viveret, Hugo ab abbate Willelmo ecclesias supra scriptas teneret et moriens non ejus filius vel aliquis suus cognatus seu sibi proximus hères ultra esset nec partem in ipsis ecclesiis haberet, sed in monachorum dominio redirent : quod vix impetrare potuit ; sed tamen factum est ut petiit. Hujus rei testis est ipse Rogerus et Robertus, ejus filius, et Herluinus, et Radulfus Otonis filius et Turslinus Efflancus, et Gulbertus et Ricardus et Goncelinus et Hunfridus presbyter. Hec vero ratio hic inscripta est jussu ejusdem Rogerii, qui ecclesias unde sermo agitur nobis dédit. ». Fol. 154 verso. Accord passé entre l'abbaye, d'une part, et Eudes Rigaud, archevêque de Rouen, d'autre part, au sujet des vignes que les religieux de Préaux avaient acquises à Gaillon, à l'époque où le château de Gaillon et ses dépendances, devenus depuis, par suite d'échange, la propriété de l'archevêque de Rouen, appartenaient au Roi. Aux termes de cet accord, les vignes en question, acquises par les religieux de 1236 à 1267, devaient leur appartenir sans conteste, ainsi que leur manoir de Gaillon et une rente de 12 deniers due par Guillame Hays, sous la réserve des droits seigneuriaux dus à l'archevêque, seigneur dominant (1267). Fol. 155 verso. Dénombrement des biens de l'abbaye : « Veci que les religieux de Saint-Pierre-de-Préaux baillent que ils tiennent de Monseigneur le duc de Normendie et de quoi les abbés du dit lieu, qui pour le temps ont esté, ont fait féaulté as ducs de Normandie qui pour le temps estoient et as roys de France de tout le temps que la ducée a esté en leurs mains et de quoy l'abbé qui est à présent a fait nouvelement féaulté audit Monseigneur le duc de Normendie, si comme il appert par les pattentes lettres d'icelui seigneur donnéez le douzième jour de May l'an de grâce mil CCCXXXIII..., etc. ». Fol. 158-159 verso. Baux à fieffé des terres appartenant à l'abbaye dans diverses paroisses, passés de 1243 à 1245. Fol. 162 verso. Accord passé aux assises de Pont-de-l'Arche, entre Guillaume de Maulévrier, chevalier, seigneur de Combon, d'une part, et les religieux de Préaux, d'autre part, au sujet de la mouvance de leurs terres de Combon et des redevances par eux dues au seigneur dudit lieu. L'abbé et le procureur des religieux « cognurent et confessèrent que eulx et leurs successeurs tenoient toutes les choses dessus dictes en fieu lay et que eulx en estoient tenus faire audit chevalier et à ses hoirs unes botes chascun an de rente à la feste de Toussaint, ou dix soulz de tournois ou de monnaye courante ; et seront tenus porter les bottes et dix soulz ou faire porter au manoir de Combon ; et prendra le seigneur ou cellui qui en manoir sera les botes ou les dix soulz, lequel qui lui plèra ; et qu'ils estoient tenus poier au dit chevalier un cheval, le meilleur de l'ostel, après le pallefroy l'abbé, pour tous reliefs et pour toutes aides, toutes fois qu'il aura nouvel abbé, soit par mort ou par résination..., etc. (1313) ». Fol. 163 verso. Lettres patentes de Philippe V le Long, roi de France. Le roi reconnaît qu'il n'a pas droit à la nomination d'un moine lai dans l'abbaye de Préaux et donne mandement à son bailli de Rouen et à ses autres officiers de ne plus molester sur ce point les religieux de Préaux (1320). Fol. 164 recto. Échange entre les religieux de Préaux, d'une part, et Philippe le Bel, roi de France, d'autre part, des biens que l'abbaye possédait à VascSuil, dans la forêt de Lyons et aux environs, évalués en revenus à 300 livres et 35 sous tournois, contre d'autres biens appartenant au roi à Toutainville, à Graimbouville, à Hauville, à Montfort et à Préaux, estimés au même prix (1312). Fol. 165 recto. Lettres patentes de Philippe le Hardi, roi de France, déterminant à quelles conditions les habitants de Pont-Audemer pourraient obtenir la concession d'étaux pour la vente de leurs marchandises, et les droits qui seraient perçus pour le roi sur les marchandises vendues (1284) ; diplôme de Philippe-Auguste, roi de France, accordant une commune aux habitants de Pont-Audemer (1204, in castris ante Rotomagum). Fol. 166 recto. Lettres de Zenon de Castiglione, évêque de Lisieux, adressées à « R..., episcopo Solubriensi », pour lui prescrire de réconcilier, dans la forme accoutumée, l'église de l'abbaye de Préaux polluée par suite des violences exercées avec effusion de sang par Robert Vassal, moine profès, envers Robert Valée, aussi moine profès. Robert Vassal avait frappé son collègue au visage « cum ambabus manibus et unguibus » (1427). Fol. 168. Marché passé par l'abbaye avec Raoul Trihen et Emmeline, sa femme, pour l'exercice de l'office de porteur de poisson (piscigerii) de l'abbaye. Raoul Trihen et sa femme devaient avoir un serviteur et un cheval et aller chercher le poisson nécessaire à l'alimentation des religieux à Pont-Audemer, à Honfleur ou à Quillebeuf à toute réquisition du cuisinier de l'abbaye (1253) ; notes sur « la franchise as moines de Preaus à Maante pour le travers de l'ève » (s. d. XIVe siècle). Fol. 169. Confirmation par Richard de Bellevue, évêque d'Évreux, des droits de dîmes et des rentes appartenant A l'abbaye dans la paroisse de Combon (1228) ; donation à l'abbaye par Robert (IV), comte de Meulan, de divers droits d'usage dans la forêt de Brotonne (s. d. vers 1180. Robert de la Porte, frère du comte et abbé de Corneville, figure parmi les témoins). Fol. 172. Mandement adressé par Louis IX, roi de France, au bailli de Rouen, pour lui prescrire de laisser jouir paisiblement les religieux de Préaux du marché de Préaux, le tiers des droits dudit marché et la haute justice étant réservés au Roi (1257) ; « hec sunt jura que habet abbas de Pratellis apud Pontem Audomari ». Fol. 173. Confirmations par Louis IX (1269), par Philippe le Hardi (1288), rois de France, et par Philippe le Bon, comte d'Évreux (1328), de l'exemption de droits de péage sur la Seine, dont jouissaient les religieux de Préaux pour le transport de leurs vins. Fol. 179. Donation à l'abbaye, par Jean Cauvel, chevalier, d'un moulin avec ses dépendances, situé A Triqueville, appelé le Moulin d'Épaignes, autrefois le Moulin-l'Évêque (1303). Fol. 181-201. Enquêtes testimoniales, notes et documents sur les possessions des religieux de Préaux en Angleterre et sur les corvées dues par leurs tenanciers (1231-1285 circa). Fol. 203, recto. « Vechi le nombre des terres du manoyr de Campegnie » (s. d). Fol. 205 recto. Lettre adressée par l'abbé de Préaux aux abbés du Bec et de Cormeilles, présidents du chapitre général des abbés de l'ordre de Saint-Benoît dans la province de Normandie, pour s'excuser de ne pouvoir, par suite d'une attaque de goutte qui l'empêchait de monter à cheval, se rendre au chapitre général convoqué à Lisieux (1331). Fol. 206, verso. Lettre adressée par les religieux de Préaux à Robert Burnell, évêque de Bath et de Wells, pour le remercier des services par lui rendus à l'abbaye et à Nicolas de Campigny, procureur des religieux en Angleterre. Les religieux annoncent à Robert Burnell qu'ils l'ont admis dans leur confraternité et qu'après sa mort, son nom sera inscrit dans le martyrologe de l'abbaye (1286).

Contexte :
Ordres religieux d'hommes > Abbaye de Saint-Pierre de Préaux (Ordre de Saint-Benoît)
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