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Saint-Taurin-des-Ifs.

H78 , 1661-1662 , Bec-Héllouin (Abbaye du) ; Blangy ; Saint-Taurin-des-Ifs  

Jugement de la Chambre des Requêtes du parlement de Rouen confirmant, nonobstant les oppositions des intéressés, les saisies de blés faites à la requête de l'abbaye du Bec sur plusieurs pièces de terre de la paroisse de Saint-Taurin « aux fins de recouvrer paiement de cinq années d'arrérages de 27 livres 10 sols et trois chapons de rente foncière dus à ladite abbaye ».

Contexte :
Ordres religieux d'hommes > Abbaye du Bec (Ordre de Saint-Benoît)

Saint-Taurin-des-Ifs.

H78 , 1661-1662 , Bec-Héllouin (Abbaye du) ; Blangy ; Saint-Taurin-des-Ifs  

Jugement de la Chambre des Requêtes du parlement de Rouen confirmant, nonobstant les oppositions des intéressés, les saisies de blés faites à la requête de l'abbaye du Bec sur plusieurs pièces de terre de la paroisse de Saint-Taurin « aux fins de recouvrer paiement de cinq années d'arrérages de 27 livres 10 sols et trois chapons de rente foncière dus à ladite abbaye ».

Contexte :
Ordres religieux d'hommes > Abbaye du Bec (Ordre de Saint-Benoît)

« Doctrinal glossé de monsieur Vasse. ».

G252 , fin XVe siècle , Hectomare  

(Ce registre contient : 1° un inventaire des « Chartres et lettres touchant l'union de l'église parroissiale Saint-Taurin de Quetoumare (Hectomare) à l'église monseigneur Saint-Loys de La Saussaye (fol. 1-2) ; 2° « la déclaration des terres, cens, rentes et revenus appartenant à l'église collégial monseigneur Saint-Louys de La Saulsaye, ainsi qu'ilz sont de présent, mil cccc cinquante-six » (fol. 4-51) ; 3° un inventaire des « Chartres et lectres touchantes l'union de l'église parrochiale de Saint-Pierre du Bosc-Rogier » (fol. 52-54) ; 4° la copie d'un acte capitulaire par lequel le chapitre s'engage à affecter à l'entretien d'une lampe brûlant nuit et jour devant le Saint-Sacrement dans l'église de La Saussaye, une somme de 70 livres tournois donnée au trésor de ladite église par maître Jean de Goucy, chantre, et à faire placer sur un des murs de l'église une épitaphe rappelant cette fondation (1476) ; 5° la copie d'une sentence de l'official de Rouen, condamnant Guillaume Le Fèvre à une amende de 60 sous tournois et de deux cierges de cire, pour avoir laissé un certain nombre de gerbes de dîme déliées sur ses champs dans la paroisse du Bosc-Roger. – (Au bas du dernier feuillet est inscrite la mention de l'autorisation du contenu du présent registre par le conseil privé du Roy, le 16 mai 1554.).

Contexte :
Chapitre collégial de la Saussaye

« Doctrinal glossé de monsieur Vasse. ».

G252 , fin XVe siècle , Hectomare  

(Ce registre contient : 1° un inventaire des « Chartres et lettres touchant l'union de l'église parroissiale Saint-Taurin de Quetoumare (Hectomare) à l'église monseigneur Saint-Loys de La Saussaye (fol. 1-2) ; 2° « la déclaration des terres, cens, rentes et revenus appartenant à l'église collégial monseigneur Saint-Louys de La Saulsaye, ainsi qu'ilz sont de présent, mil cccc cinquante-six » (fol. 4-51) ; 3° un inventaire des « Chartres et lectres touchantes l'union de l'église parrochiale de Saint-Pierre du Bosc-Rogier » (fol. 52-54) ; 4° la copie d'un acte capitulaire par lequel le chapitre s'engage à affecter à l'entretien d'une lampe brûlant nuit et jour devant le Saint-Sacrement dans l'église de La Saussaye, une somme de 70 livres tournois donnée au trésor de ladite église par maître Jean de Goucy, chantre, et à faire placer sur un des murs de l'église une épitaphe rappelant cette fondation (1476) ; 5° la copie d'une sentence de l'official de Rouen, condamnant Guillaume Le Fèvre à une amende de 60 sous tournois et de deux cierges de cire, pour avoir laissé un certain nombre de gerbes de dîme déliées sur ses champs dans la paroisse du Bosc-Roger. – (Au bas du dernier feuillet est inscrite la mention de l'autorisation du contenu du présent registre par le conseil privé du Roy, le 16 mai 1554.).

Contexte :
Chapitre collégial de la Saussaye

Mense abbatiale. – Bail à ferme passé par Jacques Le Noël du Perron, abbé commendataire des abbayes de Lyre et de Saint-Taurin, à Girard Passetemps, bourgeois d'Évreux « ? ?-devant receveur général pour feu Monseigneur le Cardinal du Perron » des revenus temporels desdites abbayes de Lyre et de Saint-Taurin, y compris le prieuré d'Acquigny et les terres de Romilly-sur-Andelle dépendant de l'abbaye de Lyre, et excepté la baronnie de Perriers en Cotentin, membre dépendant de l'abbaye de Saint-Taurin, pour le prix principal, outre les charges, de 25,000 livres par an, dont 11,000 livres pour l'abbaye de Lyre, et 14,000 livres pour le surplus (1622) ; – bail des revenus del'abbaye de Lyre passé par Louis de la Rivière, abbé commendataire, à Nicolas Bérenger, receveur des décimes au diocèse d'Évreux (1654. Incomplet).

H583 , 1622-1698 , Acquigny (prieuré d') ; Evreux (Abbayes) : Saint-Taurin ; Evreux (Ville) ; Périers-en-Cotentin (Baronnie de) ; Romilly-sur-Andelle  
Contexte :
Ordres religieux d'hommes > Abbaye de Lyre (Ordre de Saint-Benoît)

Mense abbatiale. – Bail à ferme passé par Jacques Le Noël du Perron, abbé commendataire des abbayes de Lyre et de Saint-Taurin, à Girard Passetemps, bourgeois d'Évreux « ? ?-devant receveur général pour feu Monseigneur le Cardinal du Perron » des revenus temporels desdites abbayes de Lyre et de Saint-Taurin, y compris le prieuré d'Acquigny et les terres de Romilly-sur-Andelle dépendant de l'abbaye de Lyre, et excepté la baronnie de Perriers en Cotentin, membre dépendant de l'abbaye de Saint-Taurin, pour le prix principal, outre les charges, de 25,000 livres par an, dont 11,000 livres pour l'abbaye de Lyre, et 14,000 livres pour le surplus (1622) ; – bail des revenus del'abbaye de Lyre passé par Louis de la Rivière, abbé commendataire, à Nicolas Bérenger, receveur des décimes au diocèse d'Évreux (1654. Incomplet).

H583 , 1622-1698 , Acquigny (prieuré d') ; Evreux (Abbayes) : Saint-Taurin ; Evreux (Ville) ; Périers-en-Cotentin (Baronnie de) ; Romilly-sur-Andelle  
Contexte :
Ordres religieux d'hommes > Abbaye de Lyre (Ordre de Saint-Benoît)

« Mémoire de plusieurs choses assez considérables arrivées à ce monastère de Saint-Taurin et autres ». Ce « mémoire » comprend trois séries de notes : la première, de 1649 à 1651 ; la seconde, de 1697 à 1699 ; la troisième, de 1749 à 1762, plus une note de 1738. On a inscrit sur le dernier feuillet du registre les « noms des amis du monastère », accompagnés de quelques annotations. –« Après le deceds de R. P. en Dieu messire Jaques du Perron, évesque d'Évreux et abbé des abbayes de N. D. de Lyre et S. Taurin, qui arriva le 16 febvrier 1649, monsieur Vautier, premier médecin du Roy Louis XIV, a esté nommé par le Roy à ladite abbaye de S. Taurin, lequel à cause de sa condition de médecin, à ce que l'on croit, n'en a peu obtenir de bulles de Sa Saincteté, et cependant en a toujours jouy par œconomat, sans en prendre possession » (fol. L) ; – notes sur les difficultés survenues entre Gilles Boutault, nommé évêque d'Évreux, et les religieux de Saint Taurin, au sujet des cérémonies traditionnelles de l'entrée de l'évêque dans sa ville épiscopale (165. Fol. 20) ; – id., entre le même évêque et le chapitre de la cathédrale au sujet de la visite de l'église cathédrale : « Le lundi 27e jour de mars 1651, l'heure de la visite estant venue, et tous les corps du clergé assemblez avec croix et banière devant l'église N. D., ils n'y peurent entrer à cause que lesdits sieurs du chapitre tenoient toutes les portes fermées, desquelles ilz s'estoient emparez et assurez dès le soir de peur de surprise, en sorte que personne n'y peut avoir entrée que ceux du corps qui eurent commandement exprez de s'y trouver tous sur peine d'excommunication, tant pour y prester main-forte que pour faire l'office ; et cependant ledit sieur évesque estoit beaucoup en peine comment il s'y prendroit, ayant esté fort surpris de ce procédé et le clergé fort en peine de ce qu'il demeuroit si longtemps dehors à l'injure de temps... » (fol. 3-4) ; – récit du conflit survenu à propos des préséances entre les religieux de Saint-Taurin et les curés des paroisses d'Évreux, à l'occasion de la procession à Saint-Sébastien, le 26 mai 1651 (fol. 5-6) ; –« en 1698, on a fait redorer le chef de Saint-Cyran et on a fait faire trois autres chefs dorés, l'un pour mettre la mâchoire de Saint-Christophe et les deux autres pour mettre deux reliques des Saints Innocens. Le tout coûte, avec les cinq piédestaux peints en noir qui sont sous les cinq chefs, soixante et six livres (fol. 6.), – on a repassé entièrement l'orgue et adjouté ce qui manquait au positif, à sçavoir tous les gros jeux. Il en coûte bien 400 livres » ; –« 1699. Le 12 de juin on a commencé à travailler à la nef pour empescher les premières arcades de tomber et la voulte du bout de la nef. On donne à celui qui a entrepris l'ouvrage douze sols par jour et nourri» ; –« le 9 avril 1749, on a échangé le vieil encensoir d'argent pour un neuf, lequel coûte 540 livres » ; –« en 1743, le R. P. dom Théodore Chevallier, prieur de Saint Taurin, a fait ôter l'ancien grand autel qui n'était que de bois et a fait mettre à la même place un tombeau de marbre qui a coûté d'achapt cinq cents livres, non compris le transport de Rouen à Évreux et les frais de le poser ;– dans la même année, le R. P. prieur a fait venir de la manufacture royale d'Aubusson sept pièces de tapisserie, savoir six pièces qui sont l'histoire de Saint-Jean-Baptiste en grands personnages et une pièce de verdure pour orner le rond-point dans les grandes festes ; les sept pièces ont coûté 532 livres, rendues à Saint-Taurin » ; –« en 1754, le R. P. prieur a fait démonter les basses stalles pour raccommoder les dessous qui estoient consommez. Il a ôté toutes les figures ridicules qui estoient aux dites stalles et les ornemens de sculptures antiques qui en faisoient le couronnement ; il a fait mettre à leur place une corniche moderne qui règne sur toute leur longueur ; le tout a été peint et mis en vernis dans le même temps. Cette dépense, y compris la nourriture des ouvriers, a pu monter à deux cents livres ; – dans la même année, le R. P. prieur a fait démolir, avec l'agréement par écrit des supérieurs majeurs, le jubé de pierre qui séparoit le chœur de la nef et qui coupant l'église en deux par sa hauteur excessive, faisoit un très mauvais effet » ; –« le 12 septembre 1762, on a fait solennellement la translation de deux ossements des reliques de Saint-Taurin, apportés par M. de Marnésia, évêque d'Évreux, de l'abbaye de Gigny, Ces ossemens ont été déposés dans notre église, d'où ils ont été portés solennellement à la cathédrale, pour y rester ».

H811 , 1649-1762 , Evreux (Abbayes) : Saint-Taurin ; Gigny (abbaye de) ; Lyons-la-Forêt (Abbaye de) ; Rouen (ville) ; Saint-Sébastien  
Contexte :
Ordres religieux d'hommes > Abbaye de Saint-Taurin (Ordre de Saint-Benoît)

« Mémoire de plusieurs choses assez considérables arrivées à ce monastère de Saint-Taurin et autres ». Ce « mémoire » comprend trois séries de notes : la première, de 1649 à 1651 ; la seconde, de 1697 à 1699 ; la troisième, de 1749 à 1762, plus une note de 1738. On a inscrit sur le dernier feuillet du registre les « noms des amis du monastère », accompagnés de quelques annotations. –« Après le deceds de R. P. en Dieu messire Jaques du Perron, évesque d'Évreux et abbé des abbayes de N. D. de Lyre et S. Taurin, qui arriva le 16 febvrier 1649, monsieur Vautier, premier médecin du Roy Louis XIV, a esté nommé par le Roy à ladite abbaye de S. Taurin, lequel à cause de sa condition de médecin, à ce que l'on croit, n'en a peu obtenir de bulles de Sa Saincteté, et cependant en a toujours jouy par œconomat, sans en prendre possession » (fol. L) ; – notes sur les difficultés survenues entre Gilles Boutault, nommé évêque d'Évreux, et les religieux de Saint Taurin, au sujet des cérémonies traditionnelles de l'entrée de l'évêque dans sa ville épiscopale (165. Fol. 20) ; – id., entre le même évêque et le chapitre de la cathédrale au sujet de la visite de l'église cathédrale : « Le lundi 27e jour de mars 1651, l'heure de la visite estant venue, et tous les corps du clergé assemblez avec croix et banière devant l'église N. D., ils n'y peurent entrer à cause que lesdits sieurs du chapitre tenoient toutes les portes fermées, desquelles ilz s'estoient emparez et assurez dès le soir de peur de surprise, en sorte que personne n'y peut avoir entrée que ceux du corps qui eurent commandement exprez de s'y trouver tous sur peine d'excommunication, tant pour y prester main-forte que pour faire l'office ; et cependant ledit sieur évesque estoit beaucoup en peine comment il s'y prendroit, ayant esté fort surpris de ce procédé et le clergé fort en peine de ce qu'il demeuroit si longtemps dehors à l'injure de temps... » (fol. 3-4) ; – récit du conflit survenu à propos des préséances entre les religieux de Saint-Taurin et les curés des paroisses d'Évreux, à l'occasion de la procession à Saint-Sébastien, le 26 mai 1651 (fol. 5-6) ; –« en 1698, on a fait redorer le chef de Saint-Cyran et on a fait faire trois autres chefs dorés, l'un pour mettre la mâchoire de Saint-Christophe et les deux autres pour mettre deux reliques des Saints Innocens. Le tout coûte, avec les cinq piédestaux peints en noir qui sont sous les cinq chefs, soixante et six livres (fol. 6.), – on a repassé entièrement l'orgue et adjouté ce qui manquait au positif, à sçavoir tous les gros jeux. Il en coûte bien 400 livres » ; –« 1699. Le 12 de juin on a commencé à travailler à la nef pour empescher les premières arcades de tomber et la voulte du bout de la nef. On donne à celui qui a entrepris l'ouvrage douze sols par jour et nourri» ; –« le 9 avril 1749, on a échangé le vieil encensoir d'argent pour un neuf, lequel coûte 540 livres » ; –« en 1743, le R. P. dom Théodore Chevallier, prieur de Saint Taurin, a fait ôter l'ancien grand autel qui n'était que de bois et a fait mettre à la même place un tombeau de marbre qui a coûté d'achapt cinq cents livres, non compris le transport de Rouen à Évreux et les frais de le poser ;– dans la même année, le R. P. prieur a fait venir de la manufacture royale d'Aubusson sept pièces de tapisserie, savoir six pièces qui sont l'histoire de Saint-Jean-Baptiste en grands personnages et une pièce de verdure pour orner le rond-point dans les grandes festes ; les sept pièces ont coûté 532 livres, rendues à Saint-Taurin » ; –« en 1754, le R. P. prieur a fait démonter les basses stalles pour raccommoder les dessous qui estoient consommez. Il a ôté toutes les figures ridicules qui estoient aux dites stalles et les ornemens de sculptures antiques qui en faisoient le couronnement ; il a fait mettre à leur place une corniche moderne qui règne sur toute leur longueur ; le tout a été peint et mis en vernis dans le même temps. Cette dépense, y compris la nourriture des ouvriers, a pu monter à deux cents livres ; – dans la même année, le R. P. prieur a fait démolir, avec l'agréement par écrit des supérieurs majeurs, le jubé de pierre qui séparoit le chœur de la nef et qui coupant l'église en deux par sa hauteur excessive, faisoit un très mauvais effet » ; –« le 12 septembre 1762, on a fait solennellement la translation de deux ossements des reliques de Saint-Taurin, apportés par M. de Marnésia, évêque d'Évreux, de l'abbaye de Gigny, Ces ossemens ont été déposés dans notre église, d'où ils ont été portés solennellement à la cathédrale, pour y rester ».

H811 , 1649-1762 , Evreux (Abbayes) : Saint-Taurin ; Gigny (abbaye de) ; Lyons-la-Forêt (Abbaye de) ; Rouen (ville) ; Saint-Sébastien  
Contexte :
Ordres religieux d'hommes > Abbaye de Saint-Taurin (Ordre de Saint-Benoît)

Saint-Aubin-sur-Risle.

H778 , 1634-1765 , Evreux (Abbayes) : Saint-Taurin ; Saint-Aubin-sur-Risle ; Saint-Taurin-le-Vernet-sur-Risle  

Bail à fieffe passé par les religieux de Saint-Taurin (François de Moreau, prieur ; Jacques Andrieu, aumônier et sous-prieur ; François de Picory, chantre ; Charles de Bordeaux, infirmier ; Thomas Périer, sacristain ; Georges de Morsent ; Thomas du Val, trésorier ; Jean de Baignalles et Guillaume Le Courtoys, novice) à Gabriel Guenet, prêtre, curé de Saint-Aubin-sur-Risle, et à Nicolas Le Louterel, écuyer, sieur de Saint-Aubin-sur-Risle, les Hauts-Chênes, les Jardins et autres lieux, du « fief, terre, sieurie et dixme, nommé le fief de Sainct-Aulbin ou Sainct-Taurin-le-Vernet-sur-Risle assis tant en icelle paroisse de Sainct-Aubin-le-Vernet-sur-Risle que autres parroisses circonvoisines », moyennant une rente annuelle de 30 livres tournois (1634).

Contexte :
Ordres religieux d'hommes > Abbaye de Saint-Taurin (Ordre de Saint-Benoît)

Saint-Aubin-sur-Risle.

H778 , 1634-1765 , Evreux (Abbayes) : Saint-Taurin ; Saint-Aubin-sur-Risle ; Saint-Taurin-le-Vernet-sur-Risle  

Bail à fieffe passé par les religieux de Saint-Taurin (François de Moreau, prieur ; Jacques Andrieu, aumônier et sous-prieur ; François de Picory, chantre ; Charles de Bordeaux, infirmier ; Thomas Périer, sacristain ; Georges de Morsent ; Thomas du Val, trésorier ; Jean de Baignalles et Guillaume Le Courtoys, novice) à Gabriel Guenet, prêtre, curé de Saint-Aubin-sur-Risle, et à Nicolas Le Louterel, écuyer, sieur de Saint-Aubin-sur-Risle, les Hauts-Chênes, les Jardins et autres lieux, du « fief, terre, sieurie et dixme, nommé le fief de Sainct-Aulbin ou Sainct-Taurin-le-Vernet-sur-Risle assis tant en icelle paroisse de Sainct-Aubin-le-Vernet-sur-Risle que autres parroisses circonvoisines », moyennant une rente annuelle de 30 livres tournois (1634).

Contexte :
Ordres religieux d'hommes > Abbaye de Saint-Taurin (Ordre de Saint-Benoît)

Boisgencelin.

H672 , XIIe-1275 , Bois-Gencelin (Le) sis paroisse Saint-Sébastien ; Evreux (Abbayes) : Saint-Taurin ; Musse (La), fief ; Noë (Abbaye de la) ; Saint-Aquilin-de-Pacy ; Vaupéan (triège du) à Boisgencelin  

Donation à l'abbaye par Benoît Cocus, de Saint-Taurin, de 4 acres de terre et de bois situées dans le fief des religieux de la Noë, entre la Musse, les bois et les terres de Bérengeville (s. d. vers 1200). Témoins : Luc, doyen d'Évreux ; Raoul, archidiacre d'Évreux ; Guillaume de Pacy, Henri d'Acquigny et Oger, chanoines d'Évreux ; Gautier du Port ; Robert de la Porte ; Garin de Maubuisson, chevalier ; Roger du Boisgencelin, fils de Richard Péan) ; —donations, confirmations et ventes à l'abbaye de terres et de bois situés au Vaupéan et dans la paroisse de Boisgencelin, par Avicie, veuve de Mathieu d'Orvaux (s. d. ), Roger Péan du Boisgencelin (1196-1208), RogerdesPortes (1197), Robert, fils de Richard du Boisgencelin (1202-1208), Agnès, fille de Guillaume de Villalet (1204), Hugues de Risemberge, Richard de Cleis (1208), Richard, fils de Robert du Boisgencelin, chevalier (1227), Isabelle, veuve de Raoul Chanu, de la Musse, chevalier (1233), Robert Chanu, fils de Richard Chanu, chevalier (1234), Roger de Saint-Jean (1234), Isabelle, veuve de Roger d'Andé, chevalier (1238), Guillaume du Boisgencelin (1244), Pierre de Boussey, écuyer, et Isabelle, sa femme, de la paroisse de Saint-Aquilin près Pacy (1275).

Contexte :
Ordres religieux d'hommes > Abbaye de la Noë (Ordre de Cîteaux)

Boisgencelin.

H672 , XIIe-1275 , Bois-Gencelin (Le) sis paroisse Saint-Sébastien ; Evreux (Abbayes) : Saint-Taurin ; Musse (La), fief ; Noë (Abbaye de la) ; Saint-Aquilin-de-Pacy ; Vaupéan (triège du) à Boisgencelin  

Donation à l'abbaye par Benoît Cocus, de Saint-Taurin, de 4 acres de terre et de bois situées dans le fief des religieux de la Noë, entre la Musse, les bois et les terres de Bérengeville (s. d. vers 1200). Témoins : Luc, doyen d'Évreux ; Raoul, archidiacre d'Évreux ; Guillaume de Pacy, Henri d'Acquigny et Oger, chanoines d'Évreux ; Gautier du Port ; Robert de la Porte ; Garin de Maubuisson, chevalier ; Roger du Boisgencelin, fils de Richard Péan) ; —donations, confirmations et ventes à l'abbaye de terres et de bois situés au Vaupéan et dans la paroisse de Boisgencelin, par Avicie, veuve de Mathieu d'Orvaux (s. d. ), Roger Péan du Boisgencelin (1196-1208), RogerdesPortes (1197), Robert, fils de Richard du Boisgencelin (1202-1208), Agnès, fille de Guillaume de Villalet (1204), Hugues de Risemberge, Richard de Cleis (1208), Richard, fils de Robert du Boisgencelin, chevalier (1227), Isabelle, veuve de Raoul Chanu, de la Musse, chevalier (1233), Robert Chanu, fils de Richard Chanu, chevalier (1234), Roger de Saint-Jean (1234), Isabelle, veuve de Roger d'Andé, chevalier (1238), Guillaume du Boisgencelin (1244), Pierre de Boussey, écuyer, et Isabelle, sa femme, de la paroisse de Saint-Aquilin près Pacy (1275).

Contexte :
Ordres religieux d'hommes > Abbaye de la Noë (Ordre de Cîteaux)

Quatrième cartulaire du chapitre épiscopal d'Évreux, transcrit au XVe siècle et contenant les copies de 466 documents.

G125 , XIIe-1432 , Acon ; Apres (Notre Dame d'), près Laigle ; Auge (le pays d') ; Aviron ; Baux-Sainte-Croix ; Bec-Hellouin (abbaye) ; Bernienville ; Boes (fief de, à Surville) ; Brionne ; Brosville ; Claville ; Commanderie (La) ; Conches ; Criquebeuf-la-Campagne ; Criquebeuf-la-Campagne ; Dame-Marie ; Epreville-près-le-Neubourg ; Evreux ("Corne de Cerf, maison dite La, paroisse Notre-Dame de la Ronde) ; Evreux ("Le Comte", le chemin, paroisse Notre-Dame de la Ronde) ; Evreux (Hameaux, fiefs : Hérouard) ; Evreux (Moulins : "Homme", le moulin de, paroisse Saint-Thomas) ; Evreux (Porte : "Barrière-Postis", La, paroisse Notre-Dame de la Ronde) ; Evreux (Ronde, Notre-Dame de la) ; Evreux (Saint-Aquilin, paroisse de) ; Evreux (Saint-Nicolas) ; Evreux (Saint-Pierre) ; Evreux (Saint-Thomas) ; Evreux (Saint-Thomas) ; Evreux (ville d') ; Evreux, chapelle avec leurs vocables (Saint Côme et Damien) ; Evreux, Hôtel-Dieu ; Evreux, Jacobins (dominicains) ; Evreux, Léproserie saint Nicolas ; Evreux, Saint-Sauveur (abbaye de) ; Evreux, Saint-Taurin ; Fontaine-sous-Jouy ; Gadencourt ; Garencières ; Gauville-le-Campagne ; Gauville-près-Verneuil ; Gisors ; Gravigny ; Guichainville ; Hardencourt ; Hécourt ; Heurgeville ; Hondouville ; Huetteville ; Huetteville ; Illiers-l'Evêque ; Irreville ; Jouy-sur-Evre ; Jouy-sur-Evre ; Jumelles ; Jumelles ; Mandres ; Mandres ; Marcilly-sur-Eure ; Melleville ; Montaigu ; Nétreville (hameau d'Evreux) ; Neubourg (Le), Ville ; Normandie (Echiquier de) ; Normandie (Echiquier de) ; Oissel ; Ormes ; Paris (Parlement de) ; Paris (Ville) ; Pennetière (La) ; Pont-Audemer ; Reuilly ; Rouville ; Sacq (Le) ; Sacq (Le) ; Sacquenville ; Saint-Aubin-d'Ecrosville ; Saint-Etienne-de-Renneville (Commanderie de) ; Saint-Germain-de-Navarre ; Saint-Germain-de-Navarre ; Saint-Germain-des-Angles ; Saint-Just ; Saint-Luc ; Saint-Ouen-d'Attez ; Saint-Victor-sur-Eure ; Saint-Victor-sur-Eure ; Surtauville ; Surville ; Thevray ; Thuit-Anger (Le) ; Tournedos ; Tourneville ; Tourneville ; Vacherie (La) ; Vacherie (La) ; Vieil-Evreux (Le) ; Villez-sur-Damville ; Villiers-près-Avrilly ; Vitotel  

Ce registre continue et complète le cartulaire coté G. 124. Il est de la même écriture, de la même époque et rédigé d'après un même plan, de telle sorte que les deux cartulaires G. 124 et G. 125 peuvent être considérés comme les deux parties d'une même compilation générale dans laquelle le chapitre cathédral d'Évreux a fait réunir, au XVe siècle, tous les titres de ses archives. Les remarques relatives à la rédaction du cartulaire G. 124 s'appliquent également à celui-ci : on retrouve, dans l'un comme dans l'autre, l'idée d'un classement des documents par paroisses, idée que le rédacteur n'a que très imparfaitement suivie dans la pratique. La table suivante, disposée dans l'ordre alphabétique, indique, avec renvoi aux feuillets, les principales localités (paroisses) auxquelles se rapportent les chartes transcrites dans le cours du volume. Il n'est pas inutile de faire remarquer que plusieurs de ces paroisses figurent déjà dans le cartulaire G. 124 ; c'est une conséquence de l'irrégularité du classement adopté par le copiste :

Acon, fol. 183 ; – Baux-Sainte-Croix (Les), fol. 149 ; – Bernienville, fol. 135 ; – Brosville, fol. 135 ; – Caër, fol. 315-330 ; – Claville, fol. 53-57 ; – Combon, fol. 145 ; – Criquebeuf, fol. 144 ; – Dame-Marie, fol. 283-284 ; – Epreville, fol. 144 ; –Évreux, fol. 1-46, 58, 64-66, 83-107, 119-137, 140, 142-144, 146, 154-159, 301-315, 331-350 ; – Gadencourt, fol. 265-267 ; – Garentières, fol. 252-265 ; – Glisolles, fol. 206-208 ; – Gravigny, fol. 135, 267-281 ; – Gauville-la-Campagne, fol. 293-300 ; – Hardencourt, fol. 202-205 ; – Hécourt, fol. 197-198 ; – Heurgeville (Urgevilla), fol. 187-209 ; – Hondouville, fol. 197-198 ; – Houetteville, fol. 198-201 ; – Illiers-l'Évêque fol. 281-286, 291-292 ; – Irreville, fol, 210 ; – Jouy-sur-Eure, fol. 249-251 ; – Jumelles, fol. 287-290 ; – Mandres, fol. 170-172 ; – Melleville, fol. 182 ; – Marcilly-sur-Eure, fol. 187, 196 ; – Nétreville, fol. 182 ; – Oissel, fol. 185 ; – Ormes, fol. 185, 196-197 ; – Reuilly, fol. 51 ; – Sacq (Le), fol. 53-54, 66-71 ; – Sacquenville, fol. 59-63, 72-78 ; – Saint-Aubin-d'Écrosville, fol. 51 ; – Saint-Aubin-du-Vieil-Évreux, fol. 52 ; – Saint-Etienne-de-Renneville (La Commanderie), fol. 48 ; – Saint-Germain-de-Navarre, fol. 211-247 ; – Saint-Germain-des-Angles, fol. 247-249 ; – Saint-Just-de-Longueville, fol. 47-53 ; – Saint-Ouen-d'Attez, fol. 173 ; – Saint-Vigor, fol. 180-181, 188-189 ; – Surtau-ville, fol. 54-56, 78 ; – Surville, fol. 80-82 ; – Thevray, fol. 175 ; – Thuit-Anger (Le), fol. 140 ; – Tosny, fol. 107-109 ; – Tournedos, fol. 141 ; – Tourneville, fol. 109-119 ; – La Vacherie, fol. 191-196 ; – Vieil-Évreux (Le), fol. 176-179 ; – Villez-sur-Damville, fol. 179-190 ; – Vitotel, fol. 186.

Fol. 1, v°. – Note sur les parts contributives du chapitre cathédral, de l'abbaye de Saint-Taurin, de l'abbaye de Saint-Sauveur et du curé de Bastigny aux réparations du chancel de l'église de Saint-Luc, calculées en proportion des dîmes perçues dans cette paroisse. (XVe siècle. )

Fol. 7, v°. – Bail emphytéotique passé par Guillaume Bat-l'Eaue l'aîné et Guillaume Bat-l'Eaue le jeune, de la paroisse Saint-Aquilin d'Évreux, à Pierre d'Ormes (d'Ourmes), clerc, de la paroisse de La Ronde d'Évreux, d'une « maison et courtil » situés « en la paroisse de La Ronde, entre la maison Jehan Le Roy d'une part et la porte aux Jacobins par où la charette passe, d'autre, aboufant au chemin Le Conte d'un bout et aux murs aux Jacobins, d'autre », pour le prix annuel de 8 sous tournois. (12 mai 1344.)

Fol. 16, r°. –« Lettre de 20 sous tournois de rente » vendus à Guillaume de Meullent, trésorier de l'église d'Évreux « sur une maison et jardin assis à La Ronde nommée La Corne de Cerf, hors la barrière Postis. » (25 Octobre 1298.)

Fol. 21, v. –« Vente par Raoul Durée et Jeanne, sa femme, de la paroisse de La Ronde d'Évreux, à Robert des Baux (de Baucis) chapelain perpétuel en l'église d'Évreux, d'une rente annuelle de 5 sous tournois assise sur une maison située dans la paroisse de La Ronde, pour le prix de 40 sous tournois. (23 avril 1295.)

Fol. 35, v°. – Donation par Martin Beude, chanoine d'Évreux, au chapitre cathédral, d'une rente annuelle de 6 livres tournois, assise sur plusieurs immeubles situés dans les paroisses da La Ronde, de Saint-Nicolas et de Saint-Aquilin d'Évreux. (18 janvier 1351, n. s. )

Fol. 47, r°. – Collation par Richard de Bellevue, évêque d'Évreux, de la cure de Criquebeuf-la-Campagne en faveur de Pierre, son aumônier, sur la présentation de Roger Pescheveron, chevalier. (1229.)

Fol. 51, v°. – Vente par Pierre de La Gouffreele, chevalier, au chapitre cathédral d'Évreux, de toutes les dîmes que le vendeur possédait à titre héréditaire dans la paroisse de Saint-Aubin-d'Écrosville, pour le prix de 72 livres et 10 sous tournois. (Février 1271, «. s. ) – Confirmation de cette vente par Agnès, femme du vendeur. (1er mars 1271, n. s. )

Fol. 58, v°. – Nomination par Pétronille, abbesse de Saint-Sauveur d'Évreux, et le couvent du même lieu, des procureurs chargés de poursuivre le procès pendant entre ladite abbaye et le chapitre cathédral d'Évreux. (14 juillet 1396.)

Fol. 68, r°. – Vente par Pierre du Sacq, delà paroisse Notre-Dame-du-Sacq à l'évêque d'Évreux, d'une rente annuelle de 70 sous tournois assise sur divers bien situés dans la paroisse du Sacq, pour le prix de 35 livres tournois. (10 janvier 1338, n. s.)

Fol. 72-78. – Pièces du procès poursuivi en la viconté d'Évreux et en l'Échiquier de Normandie entre le chapitre cathédral d'Évreux, d'une part, et Pierre Massieu, d'autre part, au sujet d'une rente de 20 sous tournois due par ce dernier au chapitre. (1390-1408.)

Fol. 80, v°. – Rente par Jean Tibout, Lorence, sa femme, Robert Pinchon et Eve, sa femme, Thomas Avant et Maheult, sa femme, Thomas de Marhye et Ameline, sa femme, au chapitre cathédral d'Évreux, du tiers dés dîmes appartenant au fief de Boes dans la paroisse Saint-Christophe-de-Surville et dépendant de l'héritage de feu Amaury de Boes, pour le prix de 74 livres tournois. (4 novembre 1276.)

Fol. 94, r° – Donation par Guillaume du Homme, chapelain en l'église d'Évreux, fils de Richard du Homme, au chapitre cathédral d'Évreux, d'une rente annuelle de 49 sous tournois assise pour partie sur une maison située dans la paroisse Saint-Thomas d'Évreux, entre la maison du feu Richard de Hauville et la ruelle conduisant au moulin du seigneur de Guichainville, et sur un étal à pain au marché d'Évreux. (14 février 1281, n. s.)

Fol. 104, v°. – Le chapitre cathédral d'Évreux reconnaît qu'une somme de 4 sous tournois est due chaque année au prieur de la léproserie de Saint-Nicolas d'Évreux, sur la rente de 44 sous tournois assise sur l'herbergement loué par le chapitre à Jean Le Charpentier, dit Peletier. (11 juillet 1351.)

Fol. 109, v°. –« S'ensuit la teneur d'un procès sur le fait du patronnaige de l'église de Notre-Dame de Tourneville, lors descordable entre messire Jehan de Gaillon, chevalier, porteur d'un bref de patronnaige de l'église, qui disoit le droit de présenter à ladite église comme patron lui appartenir, d'une part, et les doyen et chappitre de Notre-Dame d'Évreux, deffendeurs dudit brief, disant le droit du patronnaige en ladite église de Tourneville semblablement leur appartenir, d'autre ; icellui procès commencié es assises du bailliage de Gisors et fini à l'Eschiquier de Normandie au prouffit desdits doyen et chappitre. » (1342-1343.)

Fol. 123, v°. – Cession par Guillaume Morel, prêtre, au chapitre cathédral d'Évreux, d'une maison avec jardin et dépendances, située dans la paroisse Saint-Thomas d'Évreux, entre la rue conduisant au moulin du Homme et la maison de Guillaume Hauville. (25 juin 1298.)

Fol. 138, r°. – Confirmation par le chapitre cathédral d'Évreux et l'abbaye de Saint-Taurin d'un accord passé entre eux pour terminer des difficultés pendantes au sujet de la célébration par le chapitre de la fête de Saint-Taurin dans l'église de l'abbaye. Les chanoines d'Évreux « estoient tenus de venir en l'église de Saint-Taurin chacun an la vegille de ladicte feste dire les vespres et faire apporter les aournemens ad ce nécessaire, et le jour de ladite feste estoient semblablement tenus chanter et célébrer sollempnellement la messe dudit monseigneur Taurin et faire apporter les vestements et aournemens à ce nécessaires, lesquelles choses les dits de chappitre n'avoient pas fait en l'année 1415 ». (29 juillet et 2 août 1417.)

Fol. 148, V. – Donation par Robert du Neubourg, avec le consentement de la comtesse Marguerite, sa mère, de Godeheult (Godehelda), sa femme, et d'Henri et de Raoul, ses fils, à l'abbaye du Bec, de diverses rentes à Pont-Audemer et à Brionne, de droits d'usage dans la forêt du Neubourg, avec l'exemption des droits de tonlieu pour les moines et pour les biens de l'abbaye dans l'étendue des domaines du donateur. (1143.)

Fol. 156, v°. – Lettres de Bertrand Cariti, archidiacre d'Auge au diocèse de Rouen, nonce apostolique, à Richard Le Prévôt (Ricardo prepósito), chanoine d'Évreux. Il lui envoie copie d'une bulle de Clément VI, du 17 mai 1346, prescrivant de percevoir, pour les besoins du Saint-Siège, le produit d'une année de revenus de tous les bénéfices vacants dont la collation appartenait à l'autorité apostolique, et l'invite à faire la recette de ces revenus dans l'étendue du diocèse d'Évreux. (1er août 1346.)

Fol. 170, r°. – Accord passé entre le chapitre cathédral d'Évreux, Thomas de Guinchetre, curé de Mandres, et Jean Maître (Magistri), vicaire perpétuel en l'église cathédrale d'Évreux, relativement au partage des dîmes de la paroisse de Mandres. (24 mai 1392.)

Fol 173, v°. – Quittance de diverses sommes léguées au chapitre cathédral d'Évreux par Guillaume d'Aumale, ancien doyen, et par Clément de Rouen, ancien chantre d'Évreux, et versées par leurs exécuteurs testamentaires. (1276.)

Fol. 175, v°. – Lettres du roi Jean, adressées « à tous les justiciers du royaume pour leur prescrire de faire restituer au chapitre cathédral d'Évreux la possession de ses biens prins, détenus et emportés de plusieurs personnes, gens d'armes, souldoiers et autres. » (25 juin 1356.)

Fol. 181, r°. – Confirmation par Herves de Lions, chevalier, seigneur de Montagu, de la donation faite au chapitre cathédral d'Évreux par Jean de Setours, ancien archidiacre du Neubourg en l'église d'Évreux, de « deux acres et une vergée ou environ de pré et une pescherie en l'eau de Eure, de lez icellui pré, en près le Neuf Moulin, lesquelx pré et pescherie siéent en nostre fief de Fontaines-soulz-Jouy, en la parroisse Saint-Vigor. » (11 avril 1302, n. s.)

Fol. 190, v8. – Bail à fieffé passé par le chapitre cathédral d'Évreux à « messire Masse Beaucousin, curé de Villiers jouxte Avrilly », des « manoir, maisons, jardins, terres labourables et non labourables » appartenant au chapitre dans ladite paroisse de Villez, pour le prix annuel de 50 sous tournois. (21 janvier 1429, n. s.) – Témoin : messire Noël Bérenger, prêtre, curé d'Aviron.

Fol. 193, r°. – Sentence arbitrale prononcée devant le bailli de Conches par Roger des Essarts, trésorier d'Évreux, et Jean de Cornueil, chevalier, seigneur de Rouville, dans le différend pendant entre le chapitre cathédral d'Évreux, représenté par Thomas d'Aubigné, chapelain de l'église d'Évreux, d'une part, et Simon de Fresne, écuyer, seigneur de La Vacherie, d'autre part, au sujet du droit de patronage de l'église de La Vacherie.

Les arbitres décident que le droit de patronage appartient au chapitre. (9 décembre 1305.)

Fol. 200, r°. – Accord passé devant Guillaume Goulaffre, vicomte d'Évreux, entre Raoul de Férier, chanoine d'Évreux, d'une part, et Jean de Houetteville, écuyer, seigneur de Houetteville, d'autre part, au sujet du droit de patronage de l'église de Houetteville. Jean de Houetteville déclare renoncer à ce droit au profit du chapitre. (22 novembre 1316.)

Fol. 220, r°. – Vente par Jean Routet et Ydoine, sa femme, à Tierry de Saint-Verain, chanoine d'Évreux, d'une rente annuelle de 20 sous, « assise à Hérouart », sur une maison, un courtil et un pré, pour le prix de 40 sous tournois. (26 juillet 1276.)

Fol. 227, v°. – Donation par Mathieu des Essarts, évêque d'Évreux, aux évoques d'Évreux, ses successeurs, de son manoir de Saint-Germain, situé dans la paroisse de Saint-Germain près Évreux et de son hôtel situé près de la porte Saint-Antoine, intra muros, à Paris. Par le même acte, Mathieu des Essarts assigne sur ces deux propriétés une rente de 20 livres tournois pour le doyen et les chanoines d'Évreux et une autre de 4 livres tournois pour les chapelains et les clercs, à la condition que le chapitre fera célébrer, pendant sa vie et après sa mort, 4 messes chaque année, le 16 février, le 23 juillet, le 1er octobre et le 9 décembre. (2 décembre 1306.)

Fol. 237, v°. – Bail passé par maistre Guy Bouvet, prieur de l'Hôtel-Dieu d'Évreux, à « Quetil Morel, de la paroisse Saint-Germain jouxte Évreux », d'un pré situé à Saint-Germain, aboutant d'un bout sur le chemin et d'autre bout sur Michon Le Moingue, pour le prix annuel de 50 sous tournois, dont 7 sous 6 deniers pour le sire d'Aunoy, 36 sous pour le chapitre cathédral d'Évreux et 6 sous 6 deniers pour ledit prieur. (23 juin 1403.)

Fol. 249, v°. – Vente par Simon Pare, de la paroisse de Jouy, à « maistre Johan Prime, prestre, docteur en théologie et chanoine en l'église Notre-Dame d'Évreux », d'une rente annuelle de 20 sous tournois assise sur tous ses biens meubles et immeubles, pour le prix de 10 livres tournois. (21 décembre 1432.)

Fol. 256, v°. – Abandon par « Yon, seigneur de Garencières, chevalier, » au chapitre cathédral d'Évreux, de tous ses droits au patronage de l'église de Garencières. Ce bénéfice était alors vacant par la résignation qu'en avait faite Jean de Nonancourt, prêtre, entre les mains de l'évêque d'Évreux. (7 janvier 1300, n. s.)

Fol. 257, r°. – Lettres de Louis IX, roi de France. Le roi abandonne à l'Hôtel-Dieu d'Évreux toutes les dîmes du blé qui lui appartenaient dans la paroisse de Garencières, à la condition d'en remettre une partie au curé de Garencières et au chapitre cathédral d'Évreux. Le chapitre cathédral d'Évreux devait continuer en retour à célébrer les anniversaires du roi Louis VIII et de la reine Blanche de Castille. (Juillet 1257.)

Fol. 268, r°. – Vente par « Regnauldin de Limoges et Perronelle », sa femme, de la paroisse Saint-Pierre d'Évreux, à Gilles Tierey, prêtre, d'une rente annuelle de 20 sous tournois, assise sur une pièce de terre située à Gravigny, pour le prix de 9 livres et 2 sous tournois. (21 janvier 1323, n. s.)

Fol. 276, r°. – Vente par les habitants de la paroisse de Gravigny, au chapitre cathédral d'Évreux, d'une rente annuelle de 56 sous tournois assise sur tous leurs biens et héritages, pour le prix de 28 livres tournois. (12 août 1431.)

Fol. 287, r°. – Déclaration par laquelle Robert, sire d'Ivry, s'engage à laisser le chapitre cathédral d'Évreux jouir paisiblement d'une rente annuelle de 31 sous tournois acquise par lui dans la paroisse de Jumelles et assise sur des biens dépendant du fief de Robert de La Chapelle. (1er avril 1279, n. s.)

Fol. 291, r°. – Constitution de 15 livres de rente annuelle par Agnès des Essarts, dame de La Pennetière, au profit de l'évêque d'Évreux. Agnès des Essarts déclare constituer cette rente en décharge de celle que monseigneur Roger du Bois-Arnault, chevalier, avait été condamné par arrêt du Parlement à servir à l'évêque d'Évreux. Cette rente assignée sur « toute la terre que tenait Guillaume de Bordigny, écuyer », dans la paroisse d'Illiers-l'Evêque, avait été acquise par Agnès des Essarts de Guillaume d'Ivry, chevalier, seigneur de Bordigny, et de Jeanne, sa femme. (1319.)

Fol. 297, r°. – Approbation par Guillaume de Gastine, chevalier, de la paroisse de Notre-Dame-d'Apres, de la vente des dîmes de Gauville, près Verneuil, faite par Colin Persone, écuyer, et Isabelle, sa femme, au chapitre cathédral d'Évreux. Les dîmes relevaient du fief de Guillaume de Gastine. (Décembre 1287.)

Fol. 301, r°- – Mandement de Charles VI, roi de France, adressé au bailli d'Évreux. Le Roi lui ordonne de procéder à une enquête sur les faits articulés par le chapitre cathédral d'Évreux dans le procès pendant au Parlement de Paris entre ce chapitre et l'évêque d'Évreux.

Le chapitre prétendait que l'évêque avait outrepassé ses droits en ouvrant une a huisserie » ou porte de communication pour aller directement de son manoir épiscopal dans l'église cathédrale. (9 mai 1385.)

Fol. 308, v°. – Mandement de Charles V, roi de France. Le Roi ordonne à tout huissier du Parlement ou sergent sur ce requis de mettre l'évêque d'Évreux en demeure de s'acquitter des droits de procuration qu'il devait au chapitre cathédral d'Évreux, et, en cas de refus, de l'ajourner « aux jours de la duchié de Normandie du Parlement prochain advenir pour dire les causes de son opposition ». Suivant les prétentions du chapitre, l'évêque était tenu, sauf le cas de force majeure, d'officier personnellement au chœur les jours de grandes fêtes, Noël, Pâques, la Pentecôte, l'Assomption, la Nativité et la Purification de la Vierge et une autre à son choix, et à chacune de ces fêtes « de administrer et donner à disner honorablement par manière de procuration aux doyen et chappitre, aux chappelains bénéficiés, aux clers du cuer, au sonneur des cloches et à tous les officiers et serviteurs de l'église et à l'université d'icelle ». (17 octobre 1379.)

Fol. 311, r°. – Lettres de Charles V, roi de France, adressées au bailli de Rouen et de Gisors. Les tenanciers du fief des huit chanoines du chapitre cathédral d'Évreux lui ayant fait parvenir une plainte relativement aux exigences dont ils étaient l'objet de la part des officiers du roi de Navarre, Charles V ordonne à son bailli « de faire derechef commandement et deffence à ces officiers qu'ils se cessent de plus contraindre ne molles-ter doresnavant lesdits complaignants à contribuer à quelque taille ou aide que ce soit, ne à faire le guet et garde en la ville d'Évreux ». (16 septembre 1373.)

Fol. 323, v°. – Bail à rente passé par le chapitre cathédral d'Évreux à Robert Beude, bourgeois d'Évreux, d'une pièce de vigne, maison, pressoir et cuves, contenant 2 acres ou environ, situées dans la paroisse de Caër « entre les chapelains qui chantent la messe matutinale et le seigneur de Caër », pour le prix annuel de 4 livres tournois. (29 juillet 1360.)

Fol. 345, r°. – Mandement adressé au vicomte d'Évreux par « les gens des comptes du Roy à Paris et le trésorier et gouverneur général de toutes les finances dudit seigneur ». Ordre est donné au viconte d'Évreux de payer régulièrement chaque année, sur la recette de sa vicomte, un setier de blé « pour faire pain à chanter pour l'église cathédrale », que le chapitre d'Évreux avait droit de percevoir « à cause de la fondation de ladite église ». (14 avril 1427, n. s.).

Contexte :
Chapitre épiscopal d'Évreux
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255 médias

Petit cartulaire de l'abbaye de Saint-Taurin, contenant la transcription de cent cinquante-six chartes ou notices, la plupart du XIIIe siècle

H793 , Ardillières (triège des) sis à Evreux, paroisse Saint-Aquilin ; Armach (Irlande) ; Arnières ; Avrilly ; Bayeux ; Beaumont-le-Roger ; Bec-Héllouin (Abbaye du) ; Blandey ; Bois-Gencelin (Le) sis paroisse Saint-Sébastien ; Bosc-Roger ; Breuil-Benoît (Abbaye du) ; Brotonne (Forêt de), située près de Hauville ; Bruanderie (fief de la) ; Buisson-Amaury (Le), fief ; Caën ; Caudebec-en-Caux ; Chantepie ; Cissey ; Corneuil ; Coutances ; Croisy ; Croisy (Les Monts de) ; Espagne (L') ; Esperlenbosc (triège d'), sis à Périers-en-Cotentin ; Evreux (Abbayes) : Saint-Taurin ; Evreux (Chapitre d') ; Evreux (Foire Saint-Taurin) ; Evreux (Forêt d'Evreux), a) Forêt ; Evreux (Hameau), Le Buisson ; Evreux (Le Pré du Bec) ; Evreux (Paroisses d') : Saint-Aquilin ; Evreux (Paroisses d') : Saint-Léger ; Evreux (Ponts et Moulins) : Le Moulin de Saint-Taurin, sis paroisse Saint-Aquilin ; Evreux (Prieuré de Saint-Nicolas de la Maladrerie) ; Evreux (Rues) : La Porte-aux-Fèvres ; Evreux (Ville) ; Evreux (Ville) ; Fèvres (le moulin aux) ; Forêt-du-Parc (La) ; Garencières ; Gauville ; Gihaude (hameau de la), sis à Evreux ; Gisors ; Glisolles ; Grimonval (la Grange de) ; Grossoeuvre ; Guichainville ; Irlande (L') ; Jersey ; Jourdain (le Moulin), sis aux Planches ; Lessay (abbaye de) ; Longueville ; Louviers ; Louviers (Chapelle Saint-Jean, à) ; Louviers (Forêt de) ; Louviers (Paroisse Notre-Dame de) ; Lyon ; Magny ; Martrey (Le), sis à Louviers ; Ménerville ; Millières (paroisse de), près Périers-en-Cotentin ; Miserey ; Nonancourt ; Pacy (paroisse Saint-Antonin de) ; Pannette (Métairie de), sise à Evreux ; Paris (Parlement de) ; Périers-en-Cotentin (Baronnie de) ; Prey ; Quessigny ; Rieti (Italie) ; Rochette (La), triège à Evreux ; Rouen (ville) ; Sacq (Le) ; Saint-André ; Sainte-Trinité (Chapelle de la), sise à Grossoeuvre ; Saint-Laurent-des-Bois ; Saint-Marcel (Vigne dite de) et dénommée « Les Plantes » ; Saint-Marcel-de-Longueville, près Vernon ; Saint-Rémy (paroisse), près le Trésors ; Sassey ; Sôgne (La) ; Trésor (Abbaye du) ; Val-d'Or (Chapelle Saint-Georges du) ; Valesme (Le), triège sis à Evreux ; Vaudreuil (Le) ; Vaudrimesnil-en-Cotentin ; Vent (Le Moulin du) ; Verneuil-sur-Avre ; Vernon (Ville de)  

Dans son état ancien, ce registre comprenait seulement soixante-dix feuillets, actuellement cotés 43 à 112, et renfermant les transcriptions du XIIIe siècle avec quelques additions postérieures jusqu'en 1331. Les autres feuillets (1 à 42 et 115 à 122) ont été ajoutés vers 1767, au moment de la reliure du cartulaire. Fol. 1. Note sur la pragmatique sanction expulsant les jésuites d'Espagne en 1767. Fol. 2-42. Titre du cartulaire et table alphabétique des principaux noms de personnes, des noms de lieux et des matières, « avec des remarques sur les usages, les droits, les mots latins ou françois, singuliers, rares et extraordinaires, en un mot tout ce qui peut être nécessaire, utile, curieux et intéressant », rédigée en 1767, par Biard, feudiste à Évreux. « Ce cartulaire est connu sous le nom de petit cartulaire ; il étoit autrefois couvert de planches, ycelles couvertes en veau ; il contient la copie de beaucoup de titres dont on n'a plus les originaux ; les juges y ont eu cependant souvent égard, comme on le voit dans plusieurs sentences où il est cité ; il a été écrit par plusieurs personnes et en différens temps ; la plus grande partie est du treizième siècle. ». Fol. 43.-48. Bail à fieffe passé par Jean de Martigni, abbé, et le couvent de Saint-Taurin, à Henri de Plasnes, clerc de l'abbaye, et à ses enfants, d'une terre appelée « Esperlenbosco », sise à Périers, au pays de Coutances, moyennant une somme de 60 livres tournois et une rente annuelle de 20 sous (1207) ; enquête par témoins, procédures et sentences, suivies ou rendues devant les juridictions des baillis de Gisors et de Verneuil, du vicomte d'Évreux et de l'Échiquier de Rouen, au sujet de l'hommage dû à l'abbaye par Renou Houpequin (1235) et par Oger, son fils (1248), à cause du fief du Buisson-Amauri, des droits de l'abbaye pendant la dixième semaine et pendant la foire de Saint-Taurin (1249-1269), de la prétention élevée par Philippe Le Cuisinier, de jouir du fief de la cuisine de l'abbaye (1263), d'une condamnation à mort prononcée contre un voleur pris par le fermier de l'abbaye à Périers (1285) ; accord passé entre l'abbaye, d'une part, et Thomas de Louviers, d'autre part, au sujet du droit de patronage de la paroisse de Louviers et des services féodaux dus à l'abbaye par ledit Thomas à cause de son fief de Louviers. Aux termes de cette transaction, il devait y avoir à Louviers une église principale et une chapelle (la chapelle de Saint-Jean) desservies chacune par un prêtre. Les revenus et les émoluments de ces deux églises étaient partagés entre les desservants et l'abbaye (1218. Témoins : Luc, évêque d'Évreux ; Geoffroi, abbé de la Croix-Saint-Leufroi ; Raoul, doyen, et Robert d'Aviron, chanoine d'Évreux, etc.). Fol. 50. Relevé des amendes perçues par l'abbé de Saint-Taurin en 1293 et 1294 pour condamnations prononcées contre des délinquants pendant la durée de la foire Saint-Taurin. Fol. 51. Relevé des amendes perçues pour le même motif en 1297 : « Veez chi les nons de ceux qui firent les amendes es foires Saint-Taurin, desqueles amendes l'abbé de Saint-Taurin fist rechoinre sa moitié par dant (sic) Renaut, ballif de l'ostel, et combien l'en rechut de chascun et pour quoi et de quel serjanteries les amendanz estoient. ». Fol. 53. Mandement de Philippe le Bel, roi de France, adressé à son bailli de Caen et à ses autres baillis et justiciers, pour leur rappeler que son aïeul Louis IX avait autorisé les églises et les personnes ecclésiastiques à acquérir librement les dîmes féodales, et leur prescrire de laisser jouir des bénéfices de ce privilège le chapitre de Bayeux pour toutes les dîmes acquises ou possédées par lui (1294). Fol. 54. Relevé des amendes perçues par l'abbé de Saint-Taurin des délinquants condamnés pendant les huit jours de la foire Saint-Taurin en 1299, 1308, 1309 et 1310 (Pierre de Miserey condamné à 12 deniers d'amende pour injures adressées à Petit Guilles et Petit Guilles à 5 sous pour avoir donné un soufflet à Pierre de Miserey, « quia percussit eum de palma in maxillam »). Fol. 55. Vente à l'abbaye par Jean Luillier, de Magny, d'une rente de 7 livres parisis assignée sur des terres situées à Menerville et aux environs, pour le prix de 100 livres parisis (1331). Fol. 56. Confirmation des possessions de l'abbaye par Louis IX, roi de France (1257) ; notification par le bailli de Gisors d'un jugement de l'Échiquier de Rouen, de 1287, maintenant les religieux de Saint-Taurin dans la possession et jouissance de leurs droits d'usage dans la forêt d'Évreux : « jugiez fut et prononcié par droit que l'empeeschement que le visconte d'Évreux avoit mis eu pasnage et costume desus diz seroit osté et que les diz religieux demorroient en tele possession et en tele saisine des diz pasnage et costume comme eus estoient quant le dit empeeschement i fut mis. ». Fol. 57-60. Confirmation par Richard CSur de Lion, roi d'Angleterre, des donations faites à l'abbaye depuis la fin du Xe siècle : « Ricardus Dei grafia rex Anglorum, etc.. Sciatis nos concessisse et presenti carta confirmasse Deo et ecclesie beati Taurini, primi Norman-norum episcopi, pro salute anime nostre et antecessorum et successcrum nostrorum donationes quas antecessores nostri suo tempore et barrones eorum eidem ecclesise fecerunt, que donationes et qui eas donaverunt in presenti carta subscribuntur... (suit la transcription par extraits des donations, au nombre de trente-sept, dont la plus aucienne est celle de Richard 1er, duc de Normandie, (943-996), restaurateur de l'abbaye, « qui abbatiam in honore Sancti Taurini Ebroicensis instituit »)... Has predictas donationes, sicut rationabiliter facte sunt, prefate abbatie Sancti Taurini et monachis ibidem Deo servientibus confirmamus. Testibus : Garino, Ebroicensi, Willelmo, Lexoviensi episcopis ; Willelmo, filio Radulfi, tune senescallo Normannise ; Roberto de Harecort ; Waukelino de Ferreriis ; Henrico de Grai, et pluribus aliis. Data apud Wallem Rodolii, XVe die januarii, per manum Willelmi Gl. (lisez. : El [yensis]) episcopi, cancellarii nostri. Anno VIe regni nostri » (1195). Fol. 61. Donation à l'abbaye par Simon le Chauve, comte d'Évreux, de la dîme de son moulin situé près de la porte aux Fèvres, de deux jours de foire le second dimanche après la Pentecôte et le lundi suivant avec tous les droits de coutumes lui appartenant pendant ces deux jours, de la dîme de son moulin tanneret situé dans la rue Chartraine et de la dîme des nouveaux étaux situés auprès de Saint-Léger. Simon le Chauve confirme en outre aux religieux de Saint-Taurin la jouissance de la dixième semaine de sa prévôté d'Évreux, avec tous les droits en dépendants, qui leur avait été concédée par son père (s. d. vers 1170 ? Témoins : Hugues de Baquepuis ; Alexandre d'Auteuil ; Georges Nee l ; Raoul Galopin ; Gautier sine Napa ; Geoffroi de Montfort ; Gilbert, prieur de Saint-Taurin ; Jean de la Sôgne ; Raoul du Jardin ; Richard le Meunier). Diplôme de Philippe-Auguste, roi de France. Le roi, après avoir rappelé que les religieux de Saint-Taurin possédaient un jour de foire à Évreux, le jour de la fête de Saint-Taurin, avec la jouissance de tous les revenus de la prévôté et de la vicomté, leur accorde, sur leur demande, la prolongation de cette foire pendant les sept jours suivants, à la condition de partager par moitiés les revenus de ces huit jours de foire (Évreux, 1207). Fol. 62. Donation à l'abbaye par Robert (IV) comte de Meulent, d'une rente de 20 sous d'Angevins assignée sur ses censives de Beaumont (s. d. Fin du XIIe siècle) ; id., d'une masure avec 60 acres de terre et divers droits d'usage dans sa forêt de Brotonne ; en outre, des redevances en poissons et en argent qui lui étaient dues par les pêcheurs pendant la semaine de la fête de Saint-Taurin (1203). Fol. 63. Donation à l'abbaye par Hugues II de Morville, évêque de Coutances, de l'église de Périers et de ses dépendances ; l'évêque concède en outre aux religieux de Saint-Taurin deux gerbes de dîme sur les terres de la paroisse de Vaudrimesnil, où ils possédaient le droit de champart (1208) ; remise à l'abbaye, entre les mains de l'abbé Ranulphe I, par Richard II de Bohon, évêque de Coutances, de l'église Saint-Pierre de Millières, que Richard de Millières et Etienne, son frère, avaient reconnu posséder injustement (1154). Fol. 64. Lettres de Richard II de Bohon, évêque de Coutances, adressées à Lambert, abbé de Saint-Taurin, pour lui notifier la soumission de son clerc Eudes, curé de Millières, et l'abandon par lui consenti au profit de l'abbaye, d'une partie des revenus qu'il percevait sur l'église de Millières (s. d. 1157-1159) ; donation à l'abbaye par Luc, évêque d'Évreux, d'une troisième gerbe de dîme appartenant à la cure et à la vicairie de Cissey, à ajouter aux deux que les religieux possédaient déjà ; en outre, d'une rente de 7 livres assignée sur la vicairie de l'église Notre-Dame de Caudebec (1215). Fol. 65-68. Donations, cessions et confirmations au profit de l'abbaye : par Robert Louvet, de tous ses droits sur la dîme de Caudebec (1206), par Hugues de Aurea Valle, de ses droits de présentation et autres sur la chapelle Saint-Georges de Aurea Valle (1207), par Jean de Grimonval (1213) et par Hugues de Grimon-val (s. d. Fin du XIIe siècle), de droits de dîmes et d'une grange à Grimonval, : par Roger de Thomer, chevalier, d'une terre donnée à l'abbaye par Etienne, son père, et située près de son bois de Thomer (1211), par Heluisa de Bastigny, d'une rente d'un demi-muid de blé assignée sur ses droits de moûte à Prey (1206), par Robert de Neuilly, de douze arpents de terre à la Forêt-du-Parc (1208), par Roger du Bois-Morin, de tous ses droits sur la dîme du Bois-Morin (1207), par Thomas Gelinel, chevalier, de tous les droits qu'il pouvait réclamer de l'abbaye, par Gautier, diacre, fils de Marie Maréchal, d'une maison qu'il possédait à Évreux, dans la rue Saint-Taurin (1211), par Amauri Pullus, de la dîme de ses moulins de Grisolles (1215) ; accord passé entre l'abbaye de Lessay, d'une part, et celle de Saint-Taurin, d'autre part, au sujet de leurs droits respectifs dans la paroisse de Millières relevant de la seigneurie de Périers (1206). Fol. 69-72. Accord passé entre l'abbaye, d'une part, le prieur et le couvent des lépreux de Saint-Nicolas d'Évreux, d'autre part, au sujet d'une rente de quatre pains par semaine que les religieux de Saint-Taurin devaient à la léproserie. L'abbaye se libère de cette rente en payant au prieuré de Saint-Nicolas une somme de 70 sous tournois (1211). Confirmation de cette transaction par Luc, évêque d'Évreux ; donation à l'abbaye par Hugues « de Lacie », des biens suivants situés en Irlande : « ecclesias Fore (aliàs Favorise) et décimas de honore ejusdem ville, et décimas de Tyrebegan et totum Tyrefeihred in dominio suo, et molendinum in Fore, quod dicitur molendinum Sancti Fisquini, et nemus juxta eandem villam ad habitationem monachorum, quod appellatur Seculum Nemus » (s. d.). Confirmation de cette donation par N..., évêque de Kenlis (Cenonensis), et par E..., archevêque d'Armach (Armachanus) et primat d'Irlande (1206) ; donations à l'abbaye de terres situées apud Burrin, apud Favoriam, apud Culcarmoc, par Gautier « de Lascy » et Herbert de Mare (s. d.) ; donation à l'abbaye par Robert Lupulus, Fulbert, son gendre, et Hugues d'Avrilly, des terres de la Sôgne relevant du comte d'Évreux, des dîmes d'Avrilly et de deux cents acres de terre dans la même paroisse (s. d.). Confirmation de cette donation par Guillaume, comte d'Évreux, fils de Richard (s. d. 1067-1118) ; donation et confirmation au profit de l'abbaye de terres situées à Quessigny et à la Forêt-du-Parc (picturica villa), s. d. ; donation à l'abbaye par Richard, comte d'Évreux, avec le consentement de Godehylde, sa femme, et de Guillaume, leur fils, des trois droits de coutume qu'il possédait sur tous les habitants de la terre de Saint-Taurin et sur ceux qui y recevaient l'hospitalité pendant une nuit, savoir : le droit de haute justice (sanguis), celui de septenage et celui de tonlieu. Le donateur abandonne en outre aux religieux les droits de marché, de bourgage et de foire qu'il avait coutume de percevoir sur les hommes de Saint-Taurin (s. d. 1037-1067). Fol. 73-79, Donations, cessions et confirmations au profit de l'abbaye : par Roger du Bois-Gencelin (1209), Azyrie (1208), Robert du Bois-Gencelin, son fils, et Guillaume, frère dudit Robert (1203-1208), de terres situées au Bois-Gencelin, par Robert de Dardez, d'une rente de sept livres que lui avait donnnée Amauri (III), comte d'Évreux, ladite rente assignée sur les moulins du comte d'Évreux à Arnières (1209). Cette donation est suivie de la confirmation d'Étienne de Dardez, frère du donateur, (1209) et des donations de 160 sous tournois de rente sur les moulins d'Arnières, faites audit Robert de Dardez par le comte Amauri à l'occasion de sa croisade en Terre-Sainte, à la charge par ledit Robert de Dardez de lui faire hommage d'une paire d'éperons dorés (s. d. Vers 1190-1191), par Raoul Harenc, de Gauville, d'une rente de 50 sous assignée sur ses revenus d'Évreux, et, à défaut, sur sa terrre et sur ses hôtes du Bosc-Roger (1203), par Robert du Bois-Gencelin, de quatre acres de terre et de bois situées « in loco qui dicitur Mons Osol » (1203), par Robert, fils de Guillaume, de cinq acres de terre situées aux monts de Croisy (s. d. Fin du XIIe siècle. Cette donation est faite pour l'entretien de deux moines servants dans l'église Saint-Antonin de Pacy), par Richard de Garencières, de la dîme des nouveaux essarts de son fief de Garencières (s. d. Fin du XIIe siècle), par Adam de Cavoville, de douze acres de terre situées « apud boscum Ricardi » (s. d. 1181-1192), par Guillaume de Ange, chevalier, d'un hôte apud Estemare. Cet hôte, nommé Richard, devait payer annuellement les redevances suivantes : dix sous et deux oies à la Saint-Rémy, quatre chapons et quatre deniers à Noël, quarante Sufs à Pâques (1204), par Roger Pescheveron, chevalier, d'une rente d'un setier de blé assignée sur ses revenus de Miserey (1211), par Philippe d'Aulnay, chevalier, d'une certaine redevance (corredium) vulgairement appelée charité, qui lui était due à la foire de Saint-Laurent-des-Bois (1211). Fol. 80. Accord entre l'abbaye du Breuil-Benoît, d'une part, et l'abbaye de Saint-Taurin, d'autre part, au sujet de la dîme de quatre-vingt-douze acres de terre que les religieux du Breuil cultivaient dans la paroisse de GrossSuvre, près de la chapelle de la Sainte-Trinité appartenant aux religieux de Saint-Taurin (vers 1190) ; donation à l'abbaye par Robert Jherusalemer, bourgeois d'Évreux, d'une rente de trois sous et un chapon assignée sur une maison située à Evreux « in vico qui dicitur La Gihaude, ante furnum burgi » (1216). Fol. 81-84. Bulles d'Innocent III. Le pape prend sous sa protection tous les biens de l'abbaye légitimement acquis et confirme spécialement aux religieux de Saint-Taurin, la possession des églises Notre-Dame de de Louviers, Saint-Antonin de Pacy et de Périers (Latran, 2 des calendes d'avril, la onzième année du pontificat. 1208) ; bulles d'Innocent IV. Le pape accorde aux religieux de Saint-Taurin le privilège de ne pouvoir être contraints par lettres apostoliques à recevoir les provisions d'un pensionné ou d'un bénéficier ecclésiastique, si ces lettres ne font pas expressément mention du présent privilège (Lyon, nones de janvier, la quatrième année du pontificat. 1247) ; bulles d'Honorius III. Le pape confirme, en les énumérant, les biens, possessions, revenus, droits et privilèges de l'abbaye (Latran, 8 des calendes de mai, la première année du pontificat. 1217) ; donation à l'abbaye par Guillaume Havart, chevalier, de tous les droits de dîmes qu'il possédait à Longueville, paroisse de Saint-Marcel (1219) ; bulles d'Honorius III. Le pape confirme à l'abbaye la possession des églises de Saint-Pierre de Périers et de Cissey, qui lui avait été conférée par les évêques de Coutances et d'Évreux (Latran, 17 des calendes d'avril, la cinquième année du pontificat. 1221). Fol. 85-88. Renonciation au profit de l'abbaye par Raoul Mauvoisin, chevalier, seigneur de Saint-André, à tous ses droits de dîme prétendus sur son pré de Saint-André, récemment mis en culture (1228) ; bail à fieffe passé par Richard de Bellevue, évêque d'Évreux, à Guillaume III de Courdieu, abbé de Saint-Taurin, et à ses successeurs, de sa métairie du Valesme et de Panette, avec son manoir de la Rochette et les précaires qui lui étaient dus, moyennant une rente annuelle de douze muids de blé, quatre de froment, quatre de méteil et quatre d'avoine. L'évêque concède en outre aux abbés de Saint-Taurin le droit de pâturage dans ses bois et dans ses pâtures communes et le droit de panage pour cent porcs (1227) ; accord entre l'abbaye, d'une part, et Henri de Sassey, d'autre part, au sujet des dîmes de Sassey (1227) ; donations à l'abbaye : par Guillaume de la Ferté, chevalier, dont le père, Simon de la Ferté, avait sa sépulture dans l'église Saint-Taurin, d'une rente de deux setiers de blé commun assignée sur le moulin de Blandey (1226), par Raoul « de Tuit », clerc, d'une rente d'un demi-muid de vin blanc et d'un demi-muid de vin rouge assignée sur les vignes de Vernon, etc. (1224. Cette donation est suivie de la confirmation de Jean « de Tuit » frère dudit Raoul), par Denise, fille de Philippe Rousel, de tout ce qu'elle possédait, soit en terres, en masures, en maisons, etc., à Évreux, à la Sôgne et à Avrilly (1222), par Arnoul « de super Montem », de la dîme de vingt-six acres de terre faisant partie de son fief (1211), par Herbert de Fourques, de ses droits de dîmes de Chantepie et de la Brosse (1227), par Raoul Chanu, chevalier, de trente arpents de terre à Jersei (1230), par Guillaume des Minières, chevalier, d'une rente de quatre setiers de blé assignée sur son moulin du Sacq, appelé le moulin aux Fèvres (1231. Le produit de cette donation devait être employé en acquisition délivres), par Isabelle, veuve de Roger du Bosc, chevalier, sSur de feu Richard de Tournebu, chevalier, d'une rente de quarante sous assignée sur quatre pièces de terre situées dans la paroisse de Guichainville (1237) ; confirmation par Robert II Poulain, archevêque de Rouen, de l'accord conclu entre lui, d'une part, et Jean de Martigni, abbé de Saint-Taurin, d'autre part, au sujet des droits que l'abbaye de Saint-Taurin prétendait avoir, aux termes de la charte du roi Richard CSur de Lion, sur le manoir et sur la forêt de Louviers appartenante l'archevêque (Latran, 2 décembre 1214). Fol. 89-94. Bulles d'Honorius III. Le pape autorise les religieux de Saint-Taurin à percevoir les dîmes novales dans les paroisses où ils ont droit de percevoir d'anciennes dîmes et dans une proportion correspondante à l'importance de ces dernières (Rieti [Reate], le 3 des calendes d'août, la dixième année du pontificat. 1225) ; donation et confirmation à l'abbaye par Guillaume des Minières, chevalier, seigneur de Corneuil, d'une rente de quatre setiers de blé assignée sur le moulin aux Fèvres, paroisse du Sacq, et d'une autre rente de 20 sous à percevoir sur Marc de Corneuil, son tenancier (1246) ; vente à l'abbaye par Raoul des Planches, bourgeois de Louviers, d'un pré et d'un jardin, avec un chemin et un grenier situés près du moulin Jourdain, entre le fief de l'archevêque de Rouen et celui des religieux de Saint-Taurin, pour le prix de 298 livres et 10 sous tournois (1249) ; id., par Henri Le Roux, du terrain servant d'emplacement au moulin du Vent récemment édifié par les religieux de Saint-Taurin (1252) ; reconnaissances au profit de l'abbaye par Onfroi Le Bruant, Jeanne, veuve de Toustain Le Bruant, et leurs héritiers, de rentes seigneuriales assignées sur le fief de la Bruanderie (1253). Fol. 95-100. Donations à l'abbaye par Raoul des Planches, bourgeois de Louviers, de sa maison du Martrey (1256) et d'une autre maison, construite en pierre, située près de la grange de Pierre Berselon (1251) ; bail à ferme perpétuelle passé par le chapitre d'Évreux aux religieux de Saint-Taurin de la dîme que les huit chanoines de l'ancienne fondation avaient droit de prélever sur deux acres de terre appartenant à l'abbaye, moyennant une rente annuelle de deux setiers d'orge. Les considérants de ce contrat rappellent que les religieux de Saint-Taurin avaient fait clore de mur ces deux acres de terre, ce qui en rendait l'accès difficile aux décimateurs (1252) ; accord passé entre Marguerite, abbesse, et le couvent du Trésor, d'une part, et l'abbaye de Saint-Taurin, d'autre part, au sujet de la perception des droits de dîme appartenant à l'abbaye de Saint-Taurin sur des terres situées paroisse Saint-Rémy, près de l'abbaye du Trésor, triège « de Longo Busco » (1258) ; vente à l'abbaye par Oger Houpequin, fils de feu Renou Houpequin, chevalier, d'un héritage situé à Évreux, au Buisson, paroisse de Saint-Aquilin, pour le prix de 100 livres tournois (1260) ; id., par Guillaume Corbet, d'une rente de 2 sous parisis assignée sur une grange située dans la paroisse Saint-Germain de Croisy, pour le prix de 20 sous parisis (1260) ; id., par Robert La Pie, d'une masure avec son contenu (cum sua garnestura), située à Saint-Marcel de Longueville, près de la vigne des religieux de Saint-Taurin appelée les Plantes, pour le prix de 42 sous tournois (1262). Fol. 101-105. Vente à l'abbaye, par Simon de Bernienville, d'une pièce de terre située à Évreux, paroisse Saint-Aquilin, aux Ardillières, pour le prix de 16 livres tournois (1263) ; bail à fieffe passé par l'abbaye du Bec à celle de Saint-Taurin du pré que les religieux du Bec possédaient à Évreux, appelé le pré du Bec, borné d'un côté le pré des religieux de Saint-Taurin, d'autre côté le fief de l'évêque d'Évreux, d'un bout le grand chemin du Roi et d'autre bout les bains de Saint-Taurin (1251) : engagement pris par un certain nombre de tenanciers de l'abbaye de Saint-Taurin au sujet des obligations résultant pour eux de la banalité du moulin de Saint-Taurin situé dans la paroisse de Saint-Aquilin (1290) ; transaction passée entre le maire et les habitants de Nonancourt, d'une part, et l'abbaye, d'autre part, au sujet des droits de coutume dus à l'abbaye le jour de la foire de Saint-Laurent-des-Bois, « Saint Lorenz en la Campaigne joste Marcilly ». La transaction décide que les habitants de Nonancourt seront exempts de tous droits de coutume à l'occasion de ladite foire moyennant le payement à l'abbaye d'une rente annuelle de cinq sous tournois (1290) ; jugement du bailli de Gisors, rendu aux assises d'Évreux et dispensant les religieux de Saint-Taurin, contrairement aux prétentions de Richard Parcheval, chevalier, de se dessaisir d'une rente de deux setiers de blé et deux chapons qu'ils avaient achetée dans le fief dudit Richard Parcheval (1288) ; lettres de Denis Bataille, bailli de l'archevêque de Rouen, énumérant, d'après l'enquête testimoniale par lui faite, les droits d'usage appartenant aux religieux de Saint-Taurin dans la forêt de l'archevêque à Louviers (1288). Fol. 106-112. Autorisation donnée aux religieux de Saint-Taurin par Jean de Marle, bailli de Gisors et de Vernon, d'après les ordres du Parlement de Paris auquel l'abbaye s'était adressée, « de fere deus arches et deus piliers en mi l'iaue » sur le bras de la rivière d'Iton traversant l'enclos de l'abbaye, afin de réunir les anciens murs dudit enclos aux murs nouvellement construits, « pour retrere dudit clos le commun de la gent et de la ribaudaille, que els n'i entrassent... En tele manière qu'il facent les dites arches si hautes que li pescheeur et tuit cil qui en la dite rivière ont lour usage de pechier puissent passer par dessouz et user de lour usage si comme devant » (1290) ; lettres de Philippe-Auguste, roi de France, accordant ou confirmant à l'abbaye des droits d'usage dans la forêt d'Évreux. Le Roi accorde notamment aux religieux de Saint-Taurin vingt-six charretées de bois à deux chevaux par an, pour être employé au lavage de leur linge en dehors de l'enclos de l'abbaye, en considération de ce qu'il était malséant que les femmes habituées à faire la lessive se livrassent à cette occupation dans l'enclos de l'abbaye et au milieu des religieux (1191) ; fondation par l'abbaye de Saint-Taurin d'un hospice pour les pauvres sur un emplacement donné par elle, à la prière des habitants de Louviers, et faisant partie de son domaine de Louviers. Par le même acte, Guillaume Le Maçon est nommé administrateur de cet hospice sous le commun contrôle des religieux de Saint-Taurin et des bourgeois de Louviers (1212) ; donation à l'abbaye par Georges Neel et Eustachie, sa femme, d'une rente de deux muids de blé assignée sur leurs dîmes de Prey et confirmation par les mêmes de la donation des dîmes du fief de Miserey faite à l'abbaye par Robert Neel (s. d.) ; relevé des rentes en vin rouge et en vin blanc dues à l'abbaye sur les vignes de Longueville ; attestation délivrée par les exécuteurs testamentaires de Richard de Belle-vue, évêque d'Évreux, pour établir que si lors du service funèbre de l'évêque, célébré, suivant l'usage, dans l'église Saint-Taurin, les religieux de Saint-Taurin avaient fourni le luminaire, c'avait été de leur plein gré, et que la somme de 25 sous tournois qui leur était due pour ce luminaire leur avait été remboursée sur les biens de l'évêque défunt (1237). Fol. 113. Attestation de l'hommage prêté à l'abbé de Saint-Taurin par Jean du Martrey, dans la cour du manoir de l'abbaye à Louviers et suivant la forme accoutumée (1306). Fol. 114. Copie (transcrite au commencement du XVIIe siècle) de l'épitaphe de Benoît Le Duc, abbé de Saint-Taurin, décédé le 22 février 1503 : « Hic jacet bonx mémorix Benedictus Le Duc, hujus cxnobii abbas per XIII annos, beati Benedicti regulx sedulus observator, qui postquam hujus chori cathedras et pulpitum strui fecit, animam efflavit anno Domini millesimo quingentesimo secundo, die XXII februarii, cujus anima pace xterna fruatur. Amen. Pater noster. Ave. » Fol. 115-122. Copie de la charte de confirmation par Richard CSur de Lion, roi d'Angleterre, des biens et des possessions de l'abbaye, datée du Vaudreuil, le 15 janvier 1195. (Copie collationnée en 1767 par les notaires d'Évreux sur le titre original représenté par le sieur Gilles Biard, agent de l'abbaye de Saint-Taurin.).

Contexte :
Ordres religieux d'hommes > Abbaye de Saint-Taurin (Ordre de Saint-Benoît)

Quatrième cartulaire du chapitre épiscopal d'Évreux, transcrit au XVe siècle et contenant les copies de 466 documents.

G125 , XIIe-1432 , Acon ; Apres (Notre Dame d'), près Laigle ; Auge (le pays d') ; Aviron ; Baux-Sainte-Croix ; Bec-Hellouin (abbaye) ; Bernienville ; Boes (fief de, à Surville) ; Brionne ; Brosville ; Claville ; Commanderie (La) ; Conches ; Criquebeuf-la-Campagne ; Criquebeuf-la-Campagne ; Dame-Marie ; Epreville-près-le-Neubourg ; Evreux ("Corne de Cerf, maison dite La, paroisse Notre-Dame de la Ronde) ; Evreux ("Le Comte", le chemin, paroisse Notre-Dame de la Ronde) ; Evreux (Hameaux, fiefs : Hérouard) ; Evreux (Moulins : "Homme", le moulin de, paroisse Saint-Thomas) ; Evreux (Porte : "Barrière-Postis", La, paroisse Notre-Dame de la Ronde) ; Evreux (Ronde, Notre-Dame de la) ; Evreux (Saint-Aquilin, paroisse de) ; Evreux (Saint-Nicolas) ; Evreux (Saint-Pierre) ; Evreux (Saint-Thomas) ; Evreux (Saint-Thomas) ; Evreux (ville d') ; Evreux, chapelle avec leurs vocables (Saint Côme et Damien) ; Evreux, Hôtel-Dieu ; Evreux, Jacobins (dominicains) ; Evreux, Léproserie saint Nicolas ; Evreux, Saint-Sauveur (abbaye de) ; Evreux, Saint-Taurin ; Fontaine-sous-Jouy ; Gadencourt ; Garencières ; Gauville-le-Campagne ; Gauville-près-Verneuil ; Gisors ; Gravigny ; Guichainville ; Hardencourt ; Hécourt ; Heurgeville ; Hondouville ; Huetteville ; Huetteville ; Illiers-l'Evêque ; Irreville ; Jouy-sur-Evre ; Jouy-sur-Evre ; Jumelles ; Jumelles ; Mandres ; Mandres ; Marcilly-sur-Eure ; Melleville ; Montaigu ; Nétreville (hameau d'Evreux) ; Neubourg (Le), Ville ; Normandie (Echiquier de) ; Normandie (Echiquier de) ; Oissel ; Ormes ; Paris (Parlement de) ; Paris (Ville) ; Pennetière (La) ; Pont-Audemer ; Reuilly ; Rouville ; Sacq (Le) ; Sacq (Le) ; Sacquenville ; Saint-Aubin-d'Ecrosville ; Saint-Etienne-de-Renneville (Commanderie de) ; Saint-Germain-de-Navarre ; Saint-Germain-de-Navarre ; Saint-Germain-des-Angles ; Saint-Just ; Saint-Luc ; Saint-Ouen-d'Attez ; Saint-Victor-sur-Eure ; Saint-Victor-sur-Eure ; Surtauville ; Surville ; Thevray ; Thuit-Anger (Le) ; Tournedos ; Tourneville ; Tourneville ; Vacherie (La) ; Vacherie (La) ; Vieil-Evreux (Le) ; Villez-sur-Damville ; Villiers-près-Avrilly ; Vitotel  

Ce registre continue et complète le cartulaire coté G. 124. Il est de la même écriture, de la même époque et rédigé d'après un même plan, de telle sorte que les deux cartulaires G. 124 et G. 125 peuvent être considérés comme les deux parties d'une même compilation générale dans laquelle le chapitre cathédral d'Évreux a fait réunir, au XVe siècle, tous les titres de ses archives. Les remarques relatives à la rédaction du cartulaire G. 124 s'appliquent également à celui-ci : on retrouve, dans l'un comme dans l'autre, l'idée d'un classement des documents par paroisses, idée que le rédacteur n'a que très imparfaitement suivie dans la pratique. La table suivante, disposée dans l'ordre alphabétique, indique, avec renvoi aux feuillets, les principales localités (paroisses) auxquelles se rapportent les chartes transcrites dans le cours du volume. Il n'est pas inutile de faire remarquer que plusieurs de ces paroisses figurent déjà dans le cartulaire G. 124 ; c'est une conséquence de l'irrégularité du classement adopté par le copiste :

Acon, fol. 183 ; – Baux-Sainte-Croix (Les), fol. 149 ; – Bernienville, fol. 135 ; – Brosville, fol. 135 ; – Caër, fol. 315-330 ; – Claville, fol. 53-57 ; – Combon, fol. 145 ; – Criquebeuf, fol. 144 ; – Dame-Marie, fol. 283-284 ; – Epreville, fol. 144 ; –Évreux, fol. 1-46, 58, 64-66, 83-107, 119-137, 140, 142-144, 146, 154-159, 301-315, 331-350 ; – Gadencourt, fol. 265-267 ; – Garentières, fol. 252-265 ; – Glisolles, fol. 206-208 ; – Gravigny, fol. 135, 267-281 ; – Gauville-la-Campagne, fol. 293-300 ; – Hardencourt, fol. 202-205 ; – Hécourt, fol. 197-198 ; – Heurgeville (Urgevilla), fol. 187-209 ; – Hondouville, fol. 197-198 ; – Houetteville, fol. 198-201 ; – Illiers-l'Évêque fol. 281-286, 291-292 ; – Irreville, fol, 210 ; – Jouy-sur-Eure, fol. 249-251 ; – Jumelles, fol. 287-290 ; – Mandres, fol. 170-172 ; – Melleville, fol. 182 ; – Marcilly-sur-Eure, fol. 187, 196 ; – Nétreville, fol. 182 ; – Oissel, fol. 185 ; – Ormes, fol. 185, 196-197 ; – Reuilly, fol. 51 ; – Sacq (Le), fol. 53-54, 66-71 ; – Sacquenville, fol. 59-63, 72-78 ; – Saint-Aubin-d'Écrosville, fol. 51 ; – Saint-Aubin-du-Vieil-Évreux, fol. 52 ; – Saint-Etienne-de-Renneville (La Commanderie), fol. 48 ; – Saint-Germain-de-Navarre, fol. 211-247 ; – Saint-Germain-des-Angles, fol. 247-249 ; – Saint-Just-de-Longueville, fol. 47-53 ; – Saint-Ouen-d'Attez, fol. 173 ; – Saint-Vigor, fol. 180-181, 188-189 ; – Surtau-ville, fol. 54-56, 78 ; – Surville, fol. 80-82 ; – Thevray, fol. 175 ; – Thuit-Anger (Le), fol. 140 ; – Tosny, fol. 107-109 ; – Tournedos, fol. 141 ; – Tourneville, fol. 109-119 ; – La Vacherie, fol. 191-196 ; – Vieil-Évreux (Le), fol. 176-179 ; – Villez-sur-Damville, fol. 179-190 ; – Vitotel, fol. 186.

Fol. 1, v°. – Note sur les parts contributives du chapitre cathédral, de l'abbaye de Saint-Taurin, de l'abbaye de Saint-Sauveur et du curé de Bastigny aux réparations du chancel de l'église de Saint-Luc, calculées en proportion des dîmes perçues dans cette paroisse. (XVe siècle. )

Fol. 7, v°. – Bail emphytéotique passé par Guillaume Bat-l'Eaue l'aîné et Guillaume Bat-l'Eaue le jeune, de la paroisse Saint-Aquilin d'Évreux, à Pierre d'Ormes (d'Ourmes), clerc, de la paroisse de La Ronde d'Évreux, d'une « maison et courtil » situés « en la paroisse de La Ronde, entre la maison Jehan Le Roy d'une part et la porte aux Jacobins par où la charette passe, d'autre, aboufant au chemin Le Conte d'un bout et aux murs aux Jacobins, d'autre », pour le prix annuel de 8 sous tournois. (12 mai 1344.)

Fol. 16, r°. –« Lettre de 20 sous tournois de rente » vendus à Guillaume de Meullent, trésorier de l'église d'Évreux « sur une maison et jardin assis à La Ronde nommée La Corne de Cerf, hors la barrière Postis. » (25 Octobre 1298.)

Fol. 21, v. –« Vente par Raoul Durée et Jeanne, sa femme, de la paroisse de La Ronde d'Évreux, à Robert des Baux (de Baucis) chapelain perpétuel en l'église d'Évreux, d'une rente annuelle de 5 sous tournois assise sur une maison située dans la paroisse de La Ronde, pour le prix de 40 sous tournois. (23 avril 1295.)

Fol. 35, v°. – Donation par Martin Beude, chanoine d'Évreux, au chapitre cathédral, d'une rente annuelle de 6 livres tournois, assise sur plusieurs immeubles situés dans les paroisses da La Ronde, de Saint-Nicolas et de Saint-Aquilin d'Évreux. (18 janvier 1351, n. s. )

Fol. 47, r°. – Collation par Richard de Bellevue, évêque d'Évreux, de la cure de Criquebeuf-la-Campagne en faveur de Pierre, son aumônier, sur la présentation de Roger Pescheveron, chevalier. (1229.)

Fol. 51, v°. – Vente par Pierre de La Gouffreele, chevalier, au chapitre cathédral d'Évreux, de toutes les dîmes que le vendeur possédait à titre héréditaire dans la paroisse de Saint-Aubin-d'Écrosville, pour le prix de 72 livres et 10 sous tournois. (Février 1271, «. s. ) – Confirmation de cette vente par Agnès, femme du vendeur. (1er mars 1271, n. s. )

Fol. 58, v°. – Nomination par Pétronille, abbesse de Saint-Sauveur d'Évreux, et le couvent du même lieu, des procureurs chargés de poursuivre le procès pendant entre ladite abbaye et le chapitre cathédral d'Évreux. (14 juillet 1396.)

Fol. 68, r°. – Vente par Pierre du Sacq, delà paroisse Notre-Dame-du-Sacq à l'évêque d'Évreux, d'une rente annuelle de 70 sous tournois assise sur divers bien situés dans la paroisse du Sacq, pour le prix de 35 livres tournois. (10 janvier 1338, n. s.)

Fol. 72-78. – Pièces du procès poursuivi en la viconté d'Évreux et en l'Échiquier de Normandie entre le chapitre cathédral d'Évreux, d'une part, et Pierre Massieu, d'autre part, au sujet d'une rente de 20 sous tournois due par ce dernier au chapitre. (1390-1408.)

Fol. 80, v°. – Rente par Jean Tibout, Lorence, sa femme, Robert Pinchon et Eve, sa femme, Thomas Avant et Maheult, sa femme, Thomas de Marhye et Ameline, sa femme, au chapitre cathédral d'Évreux, du tiers dés dîmes appartenant au fief de Boes dans la paroisse Saint-Christophe-de-Surville et dépendant de l'héritage de feu Amaury de Boes, pour le prix de 74 livres tournois. (4 novembre 1276.)

Fol. 94, r° – Donation par Guillaume du Homme, chapelain en l'église d'Évreux, fils de Richard du Homme, au chapitre cathédral d'Évreux, d'une rente annuelle de 49 sous tournois assise pour partie sur une maison située dans la paroisse Saint-Thomas d'Évreux, entre la maison du feu Richard de Hauville et la ruelle conduisant au moulin du seigneur de Guichainville, et sur un étal à pain au marché d'Évreux. (14 février 1281, n. s.)

Fol. 104, v°. – Le chapitre cathédral d'Évreux reconnaît qu'une somme de 4 sous tournois est due chaque année au prieur de la léproserie de Saint-Nicolas d'Évreux, sur la rente de 44 sous tournois assise sur l'herbergement loué par le chapitre à Jean Le Charpentier, dit Peletier. (11 juillet 1351.)

Fol. 109, v°. –« S'ensuit la teneur d'un procès sur le fait du patronnaige de l'église de Notre-Dame de Tourneville, lors descordable entre messire Jehan de Gaillon, chevalier, porteur d'un bref de patronnaige de l'église, qui disoit le droit de présenter à ladite église comme patron lui appartenir, d'une part, et les doyen et chappitre de Notre-Dame d'Évreux, deffendeurs dudit brief, disant le droit du patronnaige en ladite église de Tourneville semblablement leur appartenir, d'autre ; icellui procès commencié es assises du bailliage de Gisors et fini à l'Eschiquier de Normandie au prouffit desdits doyen et chappitre. » (1342-1343.)

Fol. 123, v°. – Cession par Guillaume Morel, prêtre, au chapitre cathédral d'Évreux, d'une maison avec jardin et dépendances, située dans la paroisse Saint-Thomas d'Évreux, entre la rue conduisant au moulin du Homme et la maison de Guillaume Hauville. (25 juin 1298.)

Fol. 138, r°. – Confirmation par le chapitre cathédral d'Évreux et l'abbaye de Saint-Taurin d'un accord passé entre eux pour terminer des difficultés pendantes au sujet de la célébration par le chapitre de la fête de Saint-Taurin dans l'église de l'abbaye. Les chanoines d'Évreux « estoient tenus de venir en l'église de Saint-Taurin chacun an la vegille de ladicte feste dire les vespres et faire apporter les aournemens ad ce nécessaire, et le jour de ladite feste estoient semblablement tenus chanter et célébrer sollempnellement la messe dudit monseigneur Taurin et faire apporter les vestements et aournemens à ce nécessaires, lesquelles choses les dits de chappitre n'avoient pas fait en l'année 1415 ». (29 juillet et 2 août 1417.)

Fol. 148, V. – Donation par Robert du Neubourg, avec le consentement de la comtesse Marguerite, sa mère, de Godeheult (Godehelda), sa femme, et d'Henri et de Raoul, ses fils, à l'abbaye du Bec, de diverses rentes à Pont-Audemer et à Brionne, de droits d'usage dans la forêt du Neubourg, avec l'exemption des droits de tonlieu pour les moines et pour les biens de l'abbaye dans l'étendue des domaines du donateur. (1143.)

Fol. 156, v°. – Lettres de Bertrand Cariti, archidiacre d'Auge au diocèse de Rouen, nonce apostolique, à Richard Le Prévôt (Ricardo prepósito), chanoine d'Évreux. Il lui envoie copie d'une bulle de Clément VI, du 17 mai 1346, prescrivant de percevoir, pour les besoins du Saint-Siège, le produit d'une année de revenus de tous les bénéfices vacants dont la collation appartenait à l'autorité apostolique, et l'invite à faire la recette de ces revenus dans l'étendue du diocèse d'Évreux. (1er août 1346.)

Fol. 170, r°. – Accord passé entre le chapitre cathédral d'Évreux, Thomas de Guinchetre, curé de Mandres, et Jean Maître (Magistri), vicaire perpétuel en l'église cathédrale d'Évreux, relativement au partage des dîmes de la paroisse de Mandres. (24 mai 1392.)

Fol 173, v°. – Quittance de diverses sommes léguées au chapitre cathédral d'Évreux par Guillaume d'Aumale, ancien doyen, et par Clément de Rouen, ancien chantre d'Évreux, et versées par leurs exécuteurs testamentaires. (1276.)

Fol. 175, v°. – Lettres du roi Jean, adressées « à tous les justiciers du royaume pour leur prescrire de faire restituer au chapitre cathédral d'Évreux la possession de ses biens prins, détenus et emportés de plusieurs personnes, gens d'armes, souldoiers et autres. » (25 juin 1356.)

Fol. 181, r°. – Confirmation par Herves de Lions, chevalier, seigneur de Montagu, de la donation faite au chapitre cathédral d'Évreux par Jean de Setours, ancien archidiacre du Neubourg en l'église d'Évreux, de « deux acres et une vergée ou environ de pré et une pescherie en l'eau de Eure, de lez icellui pré, en près le Neuf Moulin, lesquelx pré et pescherie siéent en nostre fief de Fontaines-soulz-Jouy, en la parroisse Saint-Vigor. » (11 avril 1302, n. s.)

Fol. 190, v8. – Bail à fieffé passé par le chapitre cathédral d'Évreux à « messire Masse Beaucousin, curé de Villiers jouxte Avrilly », des « manoir, maisons, jardins, terres labourables et non labourables » appartenant au chapitre dans ladite paroisse de Villez, pour le prix annuel de 50 sous tournois. (21 janvier 1429, n. s.) – Témoin : messire Noël Bérenger, prêtre, curé d'Aviron.

Fol. 193, r°. – Sentence arbitrale prononcée devant le bailli de Conches par Roger des Essarts, trésorier d'Évreux, et Jean de Cornueil, chevalier, seigneur de Rouville, dans le différend pendant entre le chapitre cathédral d'Évreux, représenté par Thomas d'Aubigné, chapelain de l'église d'Évreux, d'une part, et Simon de Fresne, écuyer, seigneur de La Vacherie, d'autre part, au sujet du droit de patronage de l'église de La Vacherie.

Les arbitres décident que le droit de patronage appartient au chapitre. (9 décembre 1305.)

Fol. 200, r°. – Accord passé devant Guillaume Goulaffre, vicomte d'Évreux, entre Raoul de Férier, chanoine d'Évreux, d'une part, et Jean de Houetteville, écuyer, seigneur de Houetteville, d'autre part, au sujet du droit de patronage de l'église de Houetteville. Jean de Houetteville déclare renoncer à ce droit au profit du chapitre. (22 novembre 1316.)

Fol. 220, r°. – Vente par Jean Routet et Ydoine, sa femme, à Tierry de Saint-Verain, chanoine d'Évreux, d'une rente annuelle de 20 sous, « assise à Hérouart », sur une maison, un courtil et un pré, pour le prix de 40 sous tournois. (26 juillet 1276.)

Fol. 227, v°. – Donation par Mathieu des Essarts, évêque d'Évreux, aux évoques d'Évreux, ses successeurs, de son manoir de Saint-Germain, situé dans la paroisse de Saint-Germain près Évreux et de son hôtel situé près de la porte Saint-Antoine, intra muros, à Paris. Par le même acte, Mathieu des Essarts assigne sur ces deux propriétés une rente de 20 livres tournois pour le doyen et les chanoines d'Évreux et une autre de 4 livres tournois pour les chapelains et les clercs, à la condition que le chapitre fera célébrer, pendant sa vie et après sa mort, 4 messes chaque année, le 16 février, le 23 juillet, le 1er octobre et le 9 décembre. (2 décembre 1306.)

Fol. 237, v°. – Bail passé par maistre Guy Bouvet, prieur de l'Hôtel-Dieu d'Évreux, à « Quetil Morel, de la paroisse Saint-Germain jouxte Évreux », d'un pré situé à Saint-Germain, aboutant d'un bout sur le chemin et d'autre bout sur Michon Le Moingue, pour le prix annuel de 50 sous tournois, dont 7 sous 6 deniers pour le sire d'Aunoy, 36 sous pour le chapitre cathédral d'Évreux et 6 sous 6 deniers pour ledit prieur. (23 juin 1403.)

Fol. 249, v°. – Vente par Simon Pare, de la paroisse de Jouy, à « maistre Johan Prime, prestre, docteur en théologie et chanoine en l'église Notre-Dame d'Évreux », d'une rente annuelle de 20 sous tournois assise sur tous ses biens meubles et immeubles, pour le prix de 10 livres tournois. (21 décembre 1432.)

Fol. 256, v°. – Abandon par « Yon, seigneur de Garencières, chevalier, » au chapitre cathédral d'Évreux, de tous ses droits au patronage de l'église de Garencières. Ce bénéfice était alors vacant par la résignation qu'en avait faite Jean de Nonancourt, prêtre, entre les mains de l'évêque d'Évreux. (7 janvier 1300, n. s.)

Fol. 257, r°. – Lettres de Louis IX, roi de France. Le roi abandonne à l'Hôtel-Dieu d'Évreux toutes les dîmes du blé qui lui appartenaient dans la paroisse de Garencières, à la condition d'en remettre une partie au curé de Garencières et au chapitre cathédral d'Évreux. Le chapitre cathédral d'Évreux devait continuer en retour à célébrer les anniversaires du roi Louis VIII et de la reine Blanche de Castille. (Juillet 1257.)

Fol. 268, r°. – Vente par « Regnauldin de Limoges et Perronelle », sa femme, de la paroisse Saint-Pierre d'Évreux, à Gilles Tierey, prêtre, d'une rente annuelle de 20 sous tournois, assise sur une pièce de terre située à Gravigny, pour le prix de 9 livres et 2 sous tournois. (21 janvier 1323, n. s.)

Fol. 276, r°. – Vente par les habitants de la paroisse de Gravigny, au chapitre cathédral d'Évreux, d'une rente annuelle de 56 sous tournois assise sur tous leurs biens et héritages, pour le prix de 28 livres tournois. (12 août 1431.)

Fol. 287, r°. – Déclaration par laquelle Robert, sire d'Ivry, s'engage à laisser le chapitre cathédral d'Évreux jouir paisiblement d'une rente annuelle de 31 sous tournois acquise par lui dans la paroisse de Jumelles et assise sur des biens dépendant du fief de Robert de La Chapelle. (1er avril 1279, n. s.)

Fol. 291, r°. – Constitution de 15 livres de rente annuelle par Agnès des Essarts, dame de La Pennetière, au profit de l'évêque d'Évreux. Agnès des Essarts déclare constituer cette rente en décharge de celle que monseigneur Roger du Bois-Arnault, chevalier, avait été condamné par arrêt du Parlement à servir à l'évêque d'Évreux. Cette rente assignée sur « toute la terre que tenait Guillaume de Bordigny, écuyer », dans la paroisse d'Illiers-l'Evêque, avait été acquise par Agnès des Essarts de Guillaume d'Ivry, chevalier, seigneur de Bordigny, et de Jeanne, sa femme. (1319.)

Fol. 297, r°. – Approbation par Guillaume de Gastine, chevalier, de la paroisse de Notre-Dame-d'Apres, de la vente des dîmes de Gauville, près Verneuil, faite par Colin Persone, écuyer, et Isabelle, sa femme, au chapitre cathédral d'Évreux. Les dîmes relevaient du fief de Guillaume de Gastine. (Décembre 1287.)

Fol. 301, r°- – Mandement de Charles VI, roi de France, adressé au bailli d'Évreux. Le Roi lui ordonne de procéder à une enquête sur les faits articulés par le chapitre cathédral d'Évreux dans le procès pendant au Parlement de Paris entre ce chapitre et l'évêque d'Évreux.

Le chapitre prétendait que l'évêque avait outrepassé ses droits en ouvrant une a huisserie » ou porte de communication pour aller directement de son manoir épiscopal dans l'église cathédrale. (9 mai 1385.)

Fol. 308, v°. – Mandement de Charles V, roi de France. Le Roi ordonne à tout huissier du Parlement ou sergent sur ce requis de mettre l'évêque d'Évreux en demeure de s'acquitter des droits de procuration qu'il devait au chapitre cathédral d'Évreux, et, en cas de refus, de l'ajourner « aux jours de la duchié de Normandie du Parlement prochain advenir pour dire les causes de son opposition ». Suivant les prétentions du chapitre, l'évêque était tenu, sauf le cas de force majeure, d'officier personnellement au chœur les jours de grandes fêtes, Noël, Pâques, la Pentecôte, l'Assomption, la Nativité et la Purification de la Vierge et une autre à son choix, et à chacune de ces fêtes « de administrer et donner à disner honorablement par manière de procuration aux doyen et chappitre, aux chappelains bénéficiés, aux clers du cuer, au sonneur des cloches et à tous les officiers et serviteurs de l'église et à l'université d'icelle ». (17 octobre 1379.)

Fol. 311, r°. – Lettres de Charles V, roi de France, adressées au bailli de Rouen et de Gisors. Les tenanciers du fief des huit chanoines du chapitre cathédral d'Évreux lui ayant fait parvenir une plainte relativement aux exigences dont ils étaient l'objet de la part des officiers du roi de Navarre, Charles V ordonne à son bailli « de faire derechef commandement et deffence à ces officiers qu'ils se cessent de plus contraindre ne molles-ter doresnavant lesdits complaignants à contribuer à quelque taille ou aide que ce soit, ne à faire le guet et garde en la ville d'Évreux ». (16 septembre 1373.)

Fol. 323, v°. – Bail à rente passé par le chapitre cathédral d'Évreux à Robert Beude, bourgeois d'Évreux, d'une pièce de vigne, maison, pressoir et cuves, contenant 2 acres ou environ, situées dans la paroisse de Caër « entre les chapelains qui chantent la messe matutinale et le seigneur de Caër », pour le prix annuel de 4 livres tournois. (29 juillet 1360.)

Fol. 345, r°. – Mandement adressé au vicomte d'Évreux par « les gens des comptes du Roy à Paris et le trésorier et gouverneur général de toutes les finances dudit seigneur ». Ordre est donné au viconte d'Évreux de payer régulièrement chaque année, sur la recette de sa vicomte, un setier de blé « pour faire pain à chanter pour l'église cathédrale », que le chapitre d'Évreux avait droit de percevoir « à cause de la fondation de ladite église ». (14 avril 1427, n. s.).

Contexte :
Chapitre épiscopal d'Évreux